Polyphonies en internat. Paroles de professionnels de collectivités de l'Aide sociale à l'enfance
Mahé Jean-Louis ; Garcia Ballester Emilie
CHAMP SOCIAL
31,01 €
Epuisé
EAN :9782353712403
Après avoir recueilli la parole des enfants sur leurs représentations de leur expérience de placement en collectivité dans son précédent ouvrage (Désenchantement), l?auteur s?attache à écouter cette fois ce qu?ont à dire ceux qui sont du côté du « libre choix »: les grands, les adultes, les professionnels, ceux là même qui protègent, décident, organisent, encadrent, éduquent, interdisent, accompagnent, consolent, ceux qui sont là dans le quotidien de l?enfant placé. Qu?ont-ils à dire, à leur tour, ces professionnels de l?enfance en danger sur ces enfances qu?ils accueillent parce qu?elles sont en danger ou en souffrance? Qu?ont-ils à dire de l?organisation et du cadre de travail qui les entourent. Comment vivent-ils le fonctionnement de l?institution où ils travaillent, l?organisation des hiérarchies, leurs relations avec leurs équipiers, avec d?autres professionnels? Qu?ont-ils comme représentations des enfants qu?ils prennent en charge, des familles? Pourquoi ont-ils choisi ce métier? Quelles valeurs portent-t-ils avant tout? Quelles critiques ont-ils à faire sur les engagements, les fonctionnements, les organisations? Comment imaginent-ils l?avenir des institutions de l?aide sociale à l?enfance??
Nombre de pages
345
Date de parution
06/03/2012
Poids
810g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782353712403
Titre
Polyphonies en internat. Paroles de professionnels de collectivités de l'Aide sociale à l'enfance
Auteur
Mahé Jean-Louis ; Garcia Ballester Emilie
Editeur
CHAMP SOCIAL
Largeur
160
Poids
810
Date de parution
20120306
Nombre de pages
345,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Neuf récits de vie saisissants de réalisme parcourent ce livre. Ils racontent des trajectoires de vie tortueuses. Des histoires d'enfants, d'adolescents dont l'enfance s'est construite sur des sables mouvants, est devenue instable et qui parfois, à la suite d'un cataclysme, s'est effondrée. L'ensemble donne un fidèle aperçu des profils d'enfants qui passent aujourd'hui le perron de la Maison des Enfants. il donne à voir et à comprendre un peu le fonctionnement de l'aide sociale à l'enfance et, au-delà, un peu du réel de notre monde aujourd'hui.
L'annonce de l'arrivée au monde de sa petite fille est un évènement d'importance pour l'auteur. Elle représente l'avenir, une promesse, l'inconnu aussi... C'est l'occasion pour lui de transmettre un héritage. Cette correspondance se nourrit de moments intimes et partagés avec elle, ainsi que de souvenirs de sa propre enfance traversée, après la Deuxième Guerre mondiale, au sein de la ferme familiale, au milieu des animaux et de la nature, dans un petit village du sud de la Bretagne. Elle se nourrit aussi de l'actualité qui s'impose au temps de l'écriture. Celle-ci est particulièrement chargée, voire préoccupante (pandémie de la Covid-19, crise climatique et de la biodiversité, conflit Ukraine/Russie...). Il s'interroge et commente, alors, dans de longs courriers, cette actualité inquiétante pour l'avenir de l'humanité dans laquelle l'homme a toute sa responsabilité. Quelle sera la vie de l'enfant et celle de ses congénères, si le monde s'assombrit de la sorte ? Il s'attache alors, à la fin du récit, à jeter les bases d'un "nouveau monde" qui répare les excès du passé et offre à l'enfant et aux générations futures, un avenir désirable. Cette correspondance marque l'engagement de l'auteur comme aïeul soucieux de l'évolution et du devenir des générations futures. Elle marque aussi son engagement de citoyen soucieux de l'avenir de la communauté des hommes et de leur mère nourricière : la Terre. Elle fait oeuvre de transmission liant le passé, le présent et le futur.
On parle souvent des enfants retirés à leur famille, jamais des adultes qui ont été placés il y a bien longtemps. Comment s'en sont-ils sortis? Quels ont été les effets, positifs ou négatifs, du placement? Quelles conclusions peut-on en tirer pour l'avenir de la prise en charge des enfants par l'Etat? A travers une série de portraits, Jean-Louis Mahé, psychologue clinicien dans une institution de l'Aide sociale à l'Enfance du Val-de-Marne, montre la diversité des trajets. Levant un voile sur ce sujet quasiment tabou, il fait apparaître les failles et les réussites de notre système. Et ouvre la réflexion sur les possibilités de l'améliorer.
Le placement: Comment les enfants vivent-ils ce moment là fait de rupture avec leur famille et de découverte d'un monde nouveau? Comment s?adaptent-ils aux lieux, aux personnes: enfants et adultes qui les entourent désormais? Comment se représentent-ils cet environnement nouveau et souvent imposé? Qu?ont-ils à dire aux adultes qui les entourent? Ce travail s?inscrit dans le cadre d?une réflexion globale des structures de l?aide sociale à l?enfance, du placement et sur les évolutions nécessaires à penser pour l?avenir. Cette démarche d?implication s?inscrit aussi dans un désir de faire des ces enfants qui subissent le placement des sujets à part entière de leur histoire. Les écouter, recueillir leur paroles c?est faire preuve d?intérêt et de respect à leur égard, c?est faire d?eux des citoyens à part entière.
Mazereau Philippe ; Leboiteux Dominique ; Rose Pie
Il est intéressant de se décentrer de la phobie comme entité clinique pathologique pour l'aborder sous l'angle des capacités empathiques de l'environnement, c'est-à-dire des réponses à des besoins. La phobie scolaire est un processus plus complexe que les autres phobies (de situation) par la diversité de ses manifestations. La question de la non adhésion de certains enfants aux normes sociales, celle d'une inadaptation à la règle ou à la loi ou encore celle du refus de l'école, lié ou non à des faits de harcèlement, méritent d'être posées, au-delà de la définition psychopathologique classique. C'est pourquoi il est intéressant de se décentrer de la phobie comme entité clinique pathologique pour l'aborder sous l'angle des capacités empathiques de l'environnement, c'est-à-dire des réponses à des besoins singuliers, qui peuvent, par exemple, prendre la forme de l'aménagement des modalités d'accueil à l'école, au collège, au lycée. Si l'enfant ou l'adolescent éprouve des difficultés à construire le lien avec l'autre, la mise en œuvre d'adaptations, dans le cadre scolaire, permettant une meilleure adéquation entre la demande de l'école et lui-même peut contribuer à résoudre le problème et à surmonter la crise.