La fondation de la philosophie politique en Islam. La cité vertueuse d'Alfarabi
Mahdi Mushin
FLAMMARION
10,20 €
Epuisé
EAN :9782080800480
Tenu par ses successeurs, notamment Avicenne, Averroès et Maïmonide, pour le plus grand philosophe de l'Islam, souvent appelé le "Second Aristote", Alfarabi est pourtant demeuré méconnu depuis le Moyen Age. Si quelques-unes de ses oeuvres sont passées chez les Latins, ses écrits les plus importants sont restés inaccessibles, les textes arabes, enfouis dans les bibliothèques, ne circulant plus dans le monde musulman. Il y a cinquante ans, le grand historien de la philosophie politique Leo Strauss, pressentant l'importance majeure d'Alfarabi pour la compréhension de la philosophie médiévale, préconisait déjà une étude attentive de ses oeuvres. Cette tâche, Muhsin Mahdi (qui fut son étudiant avant de devenir son ami) allait la mener à bien. C'est la substance de ses trente années de recherches qui est présentée dans cet ouvrage. On y trouve pour la première fois exposées une démarche et une oeuvre qui sont au point de départ de la philosophie médiévale dans ses trois courants : musulman, hébraïque et latin. Car Alfarabi, prenant ses distances vis-à-vis de la tradition philosophique de Bagdad où dominaient les aristotéliciens chrétiens, pose la question centrale de l'origine humaine ou divine des lois. Il met ainsi la philosophie en demeure de relever le défi lancé par les religions révélées en particulier la fondation de la cité par un prophète.
Nombre de pages
342
Date de parution
19/09/2002
Poids
235g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782080800480
Titre
La fondation de la philosophie politique en Islam. La cité vertueuse d'Alfarabi
Auteur
Mahdi Mushin
Editeur
FLAMMARION
Largeur
108
Poids
235
Date de parution
20020919
Nombre de pages
342,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Il faut lire les grands philosophes arabes du Moyen Âge. Non pas pour céder aux charmes d'une érudition exotique mais pour se défaire définitivement de l'idée que l'Occident chrétien serait l'unique digne héritier de la culture philosophique grecque. Non seulement les penseurs arabes n'ont jamais vraiment cesser de commenter avec beaucoup d'intelligence et de finesse les textes de l'antiquité païenne, mais c'est par eux qu'une philosophie aussi importante que celle d'Aristote sera transmise en terre chrétienne. Tenu par Avicenne et Averroès comme le fondateur de la philosophie musulmane, Alfarabi (870-950) est un auteur dont l'oeuvre, imprégnée de culture coranique et des traditions chrétiennes de son temps, tente de renouer le dialogue avec la philosophie politique platonicienne et aristotélicienne. Quelle que soit la rive de la Méditerranée où il réside, le philosophe de cette époque se trouve confronté à la question de la conciliation entre sa pratique de libre réflexion, héritée des Anciens, et le respect d'une religion révélée. La loi est-elle d'origine humaine ou divine ? Doit-on seulement lui obéir ou peut-on la soumettre à l'examen de la libre raison ? La comparaison des positions d'Alfarabi à celles, par exemple, du juif Maïmonide (Maïmonide, de Gérard Haddad) ou de Thomas d'Aquin (La Philosophie de Thomas d'Aquin, de Rudolf Steiner) aide à comprendre quelque chose à la fois de la spécificité de chacune des cultures monothéistes et du destin qui leur est commun. On doit aux travaux de Muhsin Mahdi, élève de Léo Strauss et professeur à Harvard, la redécouverte d'un auteur majeur longtemps méconnu. --Emilio Balturi
Ces nouvelles retracent et poursuivent les destins d'Irakiens en exil depuis les années 1980 et la série de conflits et d'épreuves qui ont frappé leur pays. Les fleurs, symboles de la grâce de la nature, sont le fil conducteur de toutes ces nouvelles. Elles accompagnent les destins tragiques, mais parfois comiques aussi, de ces êtres transplantés malgré eux. L'auteur ne nous invite pas à pleurer le sort de ces personnages déchirés mais plutôt à ressentir de la complicité pour leur humaine condition.