La cité vertueuse d'Alfarabi. La fondation de la philosophie politique en Islam
Mahdi Mushin
ALBIN MICHEL
25,15 €
Épuisé
EAN :9782226117496
Il faut lire les grands philosophes arabes du Moyen Âge. Non pas pour céder aux charmes d'une érudition exotique mais pour se défaire définitivement de l'idée que l'Occident chrétien serait l'unique digne héritier de la culture philosophique grecque. Non seulement les penseurs arabes n'ont jamais vraiment cesser de commenter avec beaucoup d'intelligence et de finesse les textes de l'antiquité païenne, mais c'est par eux qu'une philosophie aussi importante que celle d'Aristote sera transmise en terre chrétienne. Tenu par Avicenne et Averroès comme le fondateur de la philosophie musulmane, Alfarabi (870-950) est un auteur dont l'oeuvre, imprégnée de culture coranique et des traditions chrétiennes de son temps, tente de renouer le dialogue avec la philosophie politique platonicienne et aristotélicienne. Quelle que soit la rive de la Méditerranée où il réside, le philosophe de cette époque se trouve confronté à la question de la conciliation entre sa pratique de libre réflexion, héritée des Anciens, et le respect d'une religion révélée. La loi est-elle d'origine humaine ou divine ? Doit-on seulement lui obéir ou peut-on la soumettre à l'examen de la libre raison ? La comparaison des positions d'Alfarabi à celles, par exemple, du juif Maïmonide (Maïmonide, de Gérard Haddad) ou de Thomas d'Aquin (La Philosophie de Thomas d'Aquin, de Rudolf Steiner) aide à comprendre quelque chose à la fois de la spécificité de chacune des cultures monothéistes et du destin qui leur est commun. On doit aux travaux de Muhsin Mahdi, élève de Léo Strauss et professeur à Harvard, la redécouverte d'un auteur majeur longtemps méconnu. --Emilio Balturi
Nombre de pages
342
Date de parution
02/11/2000
Poids
466g
Largeur
144mm
Plus d'informations
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EAN
9782226117496
Titre
La cité vertueuse d'Alfarabi. La fondation de la philosophie politique en Islam
Auteur
Mahdi Mushin
Editeur
ALBIN MICHEL
Largeur
144
Poids
466
Date de parution
20001102
Nombre de pages
342,00 €
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Tenu par ses successeurs, notamment Avicenne, Averroès et Maïmonide, pour le plus grand philosophe de l'Islam, souvent appelé le "Second Aristote", Alfarabi est pourtant demeuré méconnu depuis le Moyen Age. Si quelques-unes de ses oeuvres sont passées chez les Latins, ses écrits les plus importants sont restés inaccessibles, les textes arabes, enfouis dans les bibliothèques, ne circulant plus dans le monde musulman. Il y a cinquante ans, le grand historien de la philosophie politique Leo Strauss, pressentant l'importance majeure d'Alfarabi pour la compréhension de la philosophie médiévale, préconisait déjà une étude attentive de ses oeuvres. Cette tâche, Muhsin Mahdi (qui fut son étudiant avant de devenir son ami) allait la mener à bien. C'est la substance de ses trente années de recherches qui est présentée dans cet ouvrage. On y trouve pour la première fois exposées une démarche et une oeuvre qui sont au point de départ de la philosophie médiévale dans ses trois courants : musulman, hébraïque et latin. Car Alfarabi, prenant ses distances vis-à-vis de la tradition philosophique de Bagdad où dominaient les aristotéliciens chrétiens, pose la question centrale de l'origine humaine ou divine des lois. Il met ainsi la philosophie en demeure de relever le défi lancé par les religions révélées en particulier la fondation de la cité par un prophète.
Kadouri, le fameux illuminé de Bagdad, se voit un jour proposer par l'ange Gabriel, une exploration du monde moderne, tel qu'il ne l'a jamais vu. Pour ce faire, il doit franchir successivement sept portes (de l'Enfer ?) qui ouvrent sur autant d'univers différents : " En attendant Marshall ", " La mémoire ", " L'éternité ", " La conscience ",... Voici que les aspirations, les illusions et le désarroi traversent l'immense marée humaine et s'offrent tour à tour devant les yeux de notre illuminé. Chemin faisant, Kadouri, tantôt incrédule, tantôt indigné, se trouve face aux dérives d'un monde issu des Lumières qui semble bien pourtant les avoir trahies. Certaines valeurs n'y servent-elles pas de fortes tentations de marchandisation ? L'Homme n'est-il pas devenu le " capital le moins cher " ? Clin d'œil à un mythe sumérien, ce roman au ton à la fois satirique et lyrique, nous invite à la découverte inattendue d'une humanité éternelle et profondément contemporaine.
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