Cet essai sous forme de journal, où la réflexion s'ajoute au tableau, parfois en simple croquis, à la note la plus brève, se situe d'une manière singulière dans l'abondante littérature qu'a inspirée depuis des siècles l'une des villes les plus belles et les plus célèbres du monde : Venise. Dans ces pages de carnet, dont l'auteur est une Vénitienne de naissance, s'exprimant en français, on trouvera une Venise intime, inconnue des touristes, une Venise bourgeoise et artisanale, repliée sur elle-même - une Venise de petites gens, celle des gondoliers et des pêcheurs de la lagune, des habitants des Iles -, une Venise provinciale et difficile. Toutefois Venise n'est pour l'auteur qu'un prétexte. On ne devra pas s'attendre ici à une recherche du pittoresque pour lui-même. L'ambition de Liliana Magrini ne se limite pas à peindre. " Il en est, écrit-elle, des lieux comme des êtres certains, on les aime avec mauvaise conscience. C'est parfois le cas pour Venise. Ce n'est pas qu'on ne puisse donner des raisons à cet amour, et même elles abondent : mais il se trouve qu'elles ne sont pas toujours bonnes pour un esprit et un c'ur exigeants. " Il s'agit, comme on le voit, d'une méditation poursuivie à travers un charmant décor qui n'est peut-être qu'un mensonge.
Nombre de pages
164
Date de parution
16/10/2002
Poids
250g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782070766888
Titre
Carnet vénitien
Auteur
Magrini Liliana
Editeur
GALLIMARD
Largeur
125
Poids
250
Date de parution
20021016
Nombre de pages
164,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ecrit en 1956 en français par une Vénitienne, publié à Paris sous l'égide d'Albert Camus, Carnet vénitien est à la fois l'oeuvre frontalière d'une écrivaine entre deux cultures, la française et l'italienne, mais aussi dans la vie de l'auteure qui va quitter Venise et Paris pour s'installer à Rome. Liliana Magrini en garde un souvenir nostalgique, comme une sorte d'âge d'or. Cette nostalgie imprègne son récit qui s'étend environ sur une année, débutant à la fin de l'été tout en réservant une grande place à l'hiver. La maison de Goldoni, les dentellières de Burano, le Fresco sur le Grand Canal, tout comme la fête annuelle des verriers ou les manèges de la rive degli Schiavoni sont autant d'étapes dans les incursions de l'auteure. Sans parler de ses habitants et leurs moeurs, petit peuple, gamins, jeunes gens, hommes et femmes, vieux et vieilles, ivrognes, clochards, sans-logis... de Venise, la Guidecca, du Lido ou de Chioggia...
Ce beau livre rassemble 36 légendes provençales choisies selon un parcours géographique qui permet au lecteur de (re)découvrir les plus beaux sites de Provence avec un autre ?il. Les superbes photos de J. Mathur rythment le circuit et font le lien entre passé et présent. Cet itinéraire promène le lecteur le long des côtes de la Provence maritime, depuis Marseille jusqu'à Nice, et le conduit par les terres vers la vallée du Rhône et la Camargue, bouclant un périple qui toutefois reste à jamais ouvert, puisqu'il débute et s'achève sur la mer. Les légendes ont été sélectionnées pour leur ancienneté (de l'Antiquité au XIXe siècle en passant par le Moyen Age et la Renaissance), leur ancrage dans la tradition populaire, écrite et orale, et leur lien avec des sites renommés.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.