Explorer la ville contemporaine par les transferts
Magri Susanna ; Tissot Sylvie
PU LYON
22,00 €
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EAN :9782729709174
Des enseignes commerciales identiques, la ségrégation sociale et ethnique des quartiers, une pollution grandissante, l'émergence d'une élite internationale navigant d'une "ville globale" à une autre : c'est vers un même modèle que les cités du monde semblent se diriger. Si les raisons de s'inquiéter de cette tendance ne manquent pas, on peut s'interroger sur la réalité d'une figure unique, de standards imposant à terme une uniformité urbaine parfaite. Car la diversité des architectures, la pesanteur des héritages matériels et immatériels, la particularité persistante des modes de vie, impriment aux villes d'aujourd'hui des formes qui restent extraordinairement variées. Pour comprendre cette diversité, ce livre propose un nouveau modèle d'analyse invitant à s'intéresser aux transferts. Nous savons depuis longtemps que les villes se transforment à la faveur des migrations. Mais les déplacements d'autres acteurs - administrateurs, universitaires ou experts - font aussi voyager les mots et les choses. Le succès des modèles d'organisation sociale et spatiale qu'ils promeuvent, souvent à travers de grands organismes internationaux, dépend des contextes locaux de réception. Et les habitants - migrants et autochtones - viennent inscrire de façon singulière dans l'espace leurs manières de faire, leurs normes du vivre ensemble et leurs interprétations de labels internationaux. Eternels réceptacles et fabriques d'inégalités, les villes se conjuguent néanmoins au pluriel, sous des formes hybrides. Ce sont ces dynamiques que ce livre invite à explorer.
Nombre de pages
224
Date de parution
22/06/2017
Poids
398g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782729709174
Titre
Explorer la ville contemporaine par les transferts
Auteur
Magri Susanna ; Tissot Sylvie
Editeur
PU LYON
Largeur
155
Poids
398
Date de parution
20170622
Nombre de pages
224,00 €
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La ville ouvrière a aujourd'hui disparu. Elle a pourtant marqué l'histoire des métropoles modernes d'Occident au point que leur forme actuelle ne peut être comprise et leur avenir ne peut être pensé sans s'y référer. Ce livre s'efforce de dire ce qu'elle a été au cours de la première moitié de ce siècle, à partir d'essais élaborés dans le cadre de disciplines diverses, l'histoire, la géographie sociale, la sociologie. Quels ont été les parcours des ouvriers ? Comment le quartier populaire s'est-il formé ? Comment s'est affirmée l'identité ouvrière dans la grande cité industrielle ? Les auteurs proposent des éléments de réponse à ces questions en tenant ensemble l'histoire des structures sociales et celle de la vie quotidienne. Le principal terrain d'enquête est l'agglomération de Paris, mais des échappées sont aussi proposées sur d'autres villes et d'autres pays, invitant à la réflexion comparative. Ce recueil peut ainsi aider à mieux prendre la mesure du mythe et de la réalité dans la représentation de la grande ville dont nous avons hérité, et par conséquent dans l'image que nous avons de ses changements en cours. Il invite en même temps à s'interroger sur la part de la continuité et des ruptures dans les expériences quotidiennes d'un groupe social dont la diversité sera ici fortement soulignée, bousculant l'image d'uniformité qui en est souvent donnée.
Claude Viviane ; Voldman Danièle ; Magri Susanna ;
L?appel au passé des villes pour agir sur leur présent est une pratique courante chez les professionnels de l?urbain. De leur côté, les sciences sociales ont depuis longtemps pris les villes comme objet d?étude, les non-historiens glissant souvent un zeste d?analyse rétrospective dans leurs travaux. Ce numéro présente un éventail des usages de l?histoire pour analyser les villes, en particulier les présentations mythifiées voire mystifiées du passé justifiant des actions présentes.
L'objectif de cet ouvrage est d'honorer l'ambition qu'avait David Graeber de construire des ponts entre les sciences sociales. Il réunit des contributions d'anthropologues, de sociologues, d'économistes, de politistes qui réfléchissent aux apports de Graeber à leur discipline sur 4 thèmes : travail et mouvements sociaux, dette et monnaie, capitalisme et pouvoir, anarchisme et liberté. David Graeber, professeur d'anthropologie à la London School of Economics disparu brutalement le 2 septembre 2020, aura marqué son époque par sa créativité scientifique et ses apports originaux à des débats publics majeurs. A travers une anthropologie que l'on peut qualifier de politique, il a montré que la diversité des organisations sociales révélées par les enquêtes ethnographiques ouvre sur l'idée d'une pluralité des possibles et ainsi sur la perspective d'une société plus égalitaire et plus démocratique. Théoricien de la pensée libertaire nord-américaine, il est devenu une figure de proue du mouvement "Occupy Wall Street" et une figure intellectuelle majeure de la gauche libertaire. David Graeber était un passeur. Entre les disciplines d'abord : il a notamment démontré comment l'anthropologie pouvait nourrir d'autres disciplines, telles les sciences économiques, la sociologie ou la science politique notamment. Il était aussi un passeur entre action et réflexion : selon lui, la connaissance produite par les sciences sociales doit constituer une force imaginative et transformatrice en faveur d'une société réellement démocratique. C'est ce que se sont employés à démontrer les contributeurs à cet ouvrage issu d'un colloque tenu à l'université Lumière Lyon 2 en juillet 2022.
Bourdieu Pierre ; Quijoux Maxime ; Siméant-Germano
Résumé : Conçu comme une porte d'entrée sur l'oeuvre de Pierre Bourdieu, ce bref ouvrage remet au jour un texte important qui souligne en quoi la sociologie, outil de dévoilement social, peut contribuer à renforcer la démocratie. Replacé en préface dans le contexte intellectuel et politique de sa parution, il est complété par une postface qui propose une vision actuelle de ses analyses.
Graeber David ; Dubrovsky Nika ; Dutraive Véroniqu
Pourquoi les classes populaires américaines votent-elles pour des candidats républicains a priori peu favorables à leurs intérêts économiques ? Pour le comprendre, David Graeber mène ici une réflexion sur la notion de "valeur" dans la démocratie contemporaine. L'anthropologue affirme que les classes populaires ne votent pas seulement en fonction de leur intérêt économique (" la " valeur), mais aussi selon leur souhait de vivre pour quelque chose de " plus grand que soi " (" les " valeurs sociales, auxquelles chaque humain aspire). Dans une société où la mobilité sociale semble durablement grippée, les plus défavorisés se tournent ainsi vers les promesses conservatrices : l'enrichissement personnel qui permet de " faire le bien " ou la défense de la nation. La démocratie devient alors une valeur résiduelle et menacée. Plus que jamais d'actualité, la pensée anarchiste de David Graeber est ici présentée par Véronique Dutraive, qui en souligne l'originalité en la confrontant notamment à des recherches économiques récentes. Dans sa postface, Nika Dubrovsky, qui fut la conjointe de David Graeber, évoque leurs réflexions communes sur l'art, la littérature et leurs enjeux démocratiques, éclairant ainsi d'un jour nouveau les travaux de cet intellectuel majeur du XXIe siècle.