Burkina Faso, cent ans d'histoire (1895-1995) 2 volumes
Madiéga Yenouyaba Georges ; Nao Oumarou
KARTHALA
63,00 €
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EAN :9782845864313
Burkina Faso : cent ans d'histoire, 1895-1995 (deux tomes, 2 206 pages) rassemble les actes du premier colloque international sur l'histoire du Burkina Faso, organisé en 1996 par le Département d'Histoire et Archéologie de l'université de Ouagadougou. L'ouvrage propose un bilan des recherches sur l'histoire contemporaine du Burkina Faso. La centaine d'articles, d'auteurs de disciplines diverses, traite de questions variées méthodologie, conquête et colonisation françaises, transformations politiques, économiques, sociales, culturelles et artistiques des sociétés burkinabé. Burkina Faso : cent ans d'histoire, 1895-1995, " racines du présent et du futur ", se présente comme une contribution importante à la connaissance du Burkina Faso.
Nombre de pages
3446
Date de parution
01/12/2003
Poids
3 100g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782845864313
Auteur
Madiéga Yenouyaba Georges ; Nao Oumarou
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20031201
Nombre de pages
3 446,00 €
Disponibilité
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Après une analyse approfondie de la figure du laïc dans l'Eglise, l'auteur propose une théologie du laïcat fondée sur la participation des baptisés aux fonctions sacerdotale, prophétique et royale du Christ. Le Concile Vatican II, avec Lumen Gentium, reconnaît cette vocation, rompant avec des siècles de cléricalisme. En Afrique et aux Seychelles, marquées par l'héritage missionnaire colonial, le cléricalisme persiste. Aux Seychelles, où les vocations sont rares et la foi fragilisée par des mentalités superstitieuses, la formation et la responsabilisation des laïcs apparaissent comme un enjeu pastoral majeur.
Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.