Le quartier Picassiette. Un essai de transformation sociale à Chartres
Macquaire Patrick ; Le Rest Pascal
L'HARMATTAN
19,50 €
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EAN :9782296072688
La cité de transit construite en 1954 sur les Hauts-de-Chartres, derrière le cimetière municipal, est une cité provisoire, une cité ghetto faite pour durer. Particulièrement enclavée, elle reçoit jusqu'au début de ce nouveau siècle les populations mises au rebut de l'agglomération chartraine. Mis lui aussi au rebut, Raymond Isidore, dit Picassiette, le balayeur du cimetière, se rêve un destin d'artiste. II ramasse les choses jetées, les morceaux de verre et d'assiettes dont il couvre sa maison: il devient mosaïste. Cet architecte singulier donne à Patrick Macquaire, chargé d'accompagner la réhabilitation du quartier, la matière d'une construction particulière, celle d'une Régie de quartier, cheville ouvrière d'une reconstruction qui est aussi celle des associations et des habitants qu'il prend en charge. Les balayeurs de la Régie, à l'instar de Picassiette, deviennent alors des artistes, des mosaïstes. Les pique-assiettes, convives inattendus, font le spectacle au banquet de la réhabilitation. Artistes, Picassos de l'assiette, ils versent leur tribut à une collectivité qui les voulait disparus. Ils changent la cité en dépit de sa propre volonté pour, nous dit Patrick Macquaire, lui donner une qualité qu'elle n'avait pas et dont elle ne voulait pas. Patrick Macquaire nous entraîne dans un récit où il ouvre pour nous un espace intermédiaire, un espace transitionnel où le changement est donné pour tous par l'initiative et la création de chacun. Biographie de l'auteur Patrick Macquaire est Educateur Spécialisé, Ethnologue formé à l'Ecole des Hautes aides en Sciences Sociales où il acquiert un DEA. Educateur de rue, il s'est principalement consacré à la mise en ouvre d'opérations de développement social urbain et à la création de structures associatives. Directeur d'un Centre Social et d'une Régie de quartier, il est, depuis plusieurs années, le Directeur de l'association les 3R (Rénover, Restaurer, Réhabiliter). Il est l'organisateur des Rencontres Internationales de Mosaïque et assure la programmation de Saint- Eman, espace dévolu à Chartres à la mosaïque contemporaine.
Nombre de pages
188
Date de parution
08/12/2008
Poids
205g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296072688
Titre
Le quartier Picassiette. Un essai de transformation sociale à Chartres
Auteur
Macquaire Patrick ; Le Rest Pascal
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
205
Date de parution
20081208
Nombre de pages
188,00 €
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Le dossier de ce trimestre porte sur le travail ou ce qu'il en reste. Le travail est un espace clôt, il ouvre et ferme dans l'espace restreint qu'il occupe. Il mute par ce qui, d'une certaine manière, le construit et le façonne : l'éducation, l'école, l'enseignement supérieur, la formation professionnelle… Dès lors : que reste-t-il de l'homme ou du travail à sauver ? Allons-nous inexorablement vers la fin du travail ? Et, au fait, à quoi sert le travail et en avons-nous encore besoin ?
Ce récit revisite ici trente ans d'une action adossée à la figure tutélaire de Raymond Isidore, dit Picassiette, le balayeur du cimetière des Hauts-de-Chartres, mosaïste singulier qui se rêvait artiste : "Je cherche une voie pour que les gens se sortent de leur misère". Un retour à Chartres, où le tisser ensemble de Morin rejoint le don de Marcel Mauss, une tentative où la philosophie de Saul Alinsky permet la réhabilitation d'un quartier ghetto. Un essai d'anthropologie active où le travail du social se conjugue avec le travail social pour redonner à l'autre sa vérité. Une tentative où l'émergence décrite par Edgard Morin serait, au-delà de la simple addition des éléments, une réponse des parties inscrite dans une dynamique sociale. Une lecture de la complexité. Une mosaïque.
La cité de transit construite en 1954 sur les Hauts-de-Chartres, derrière le cimetière municipal, est une cité provisoire, une cité ghetto, faite pour durer. Le balayeur du cimetière se rêve un destin d'artiste. Il ramasse les choses jetées, les morceaux de verre et d'assiettes dont il couvre sa maison : il devient mosaïste... Cet architecte singulier donne à Patrick Macquaire, éducateur chargé d'accompagner la réhabilitation du quartier, la matière d'une construction particulière, celle d'une Régie de quartier, entreprise associative, cheville ouvrière d'une reconstruction qui est aussi celle des associations et des habitants qu'il prend en charge. Les balayeurs de la Régie deviennent des artistes, des mosaïstes... A l'exemple de Deligny ou d'Alinsky, Patrick Macquaire montre que l'éducateur est un créateur de circonstances - un archéologue, un ethnologue qui restitue les dimensions enfouies ou refoulées. Lecteur de La Boétie, mais aussi de Tosquelles, d'Oury, de Basaglia et de Clastres, il invite à une critique du politique et de l'institution, à un refus de la servitude volontaire. La mosaïque, nous dit-il, n'est pas la politique, mais son contraire. Les gens de peu, les gens de trop, les pique-assiettes verront dans la métaphore et le signifiant des raisons d'espérer, de devenir des créateurs, des Picasso de l'assiette, des "Picassiettes". A défaut, des artisans, des acteurs de leur propre existence.
Macquaire Patrick ; Trublet Colette ; Spasov Boris
C'est au lendemain d'une rencontre autour de l'oeuvre de Rosa Luxembourg, à Bécherel, cité du livre, que Colette et Patrick ont choisi d'évoquer ensemble leurs parcours d'éducateurs et de responsables d'associations. Leur formation à la psychanalyse et à l'anthropologie sociale les a conduits à créer une Cité du livre pour l'une, une entreprise associative et les Rencontres Internationales de Mosaïque pour l'autre. Ils nous offrent ici une analyse croisée de moments saisis au carrefour du développement social et culturel. Les figures tutélaires de Bécassine, la servante bretonne et de Raymond Isidore, dit Picassiette, mosaïste et balayeur du cimetière des Hauts-de-Chartres, les accompagnent dans cet échange, celui de deux générations d'éducateurs spécialisés.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
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