Polytechnicien et artilleur, issu d'une célèbre famille d'artistes, Gaspard Gourgaud a participé jusqu'en 1811 aux campagnes de la Grande Armée. Officier exceptionnel, il devient premier officier d'ordonnance de Napoléon Ier et lui sauve la vie à deux reprises, à Moscou en 1812 puis à Brienne en 18l4. Après la défaite de Waterloo et l'abdication, il obtient le droit d'accompagner l'Empereur à Sainte-Hélène, mais son caractère ombrageux et ses emportements le mettent en conflit avec ses compagnons. Les conditions de son départ de Sainte-Hélène en 1818 ont donné lieu à de vives polémiques depuis près de deux siècles. L'exploitation des archives du général et de sa famille - dépouillées pour la première fois d'une manière exhaustive par l'auteur - permettent de comprendre ces événements et de faire justice de la plupart des accusations portées contre le général Gourgaud, qui, fervent et combatif napoléonien sous la Restauration, aide de camp du roi Louis-Philippe, participa à la mission du Retour des Cendres de l'Empereur. Cet ouvrage fait aussi revivre la vie privée de Gaspard Gourgaud qui a exprimé sans retenue les cinq passions de son existence: pour samère, sa soeur, son fils unique, sa maîtresse... et bien sûr l'Empereur. Cette première biographie du général permet de découvrir au-delà de l'officier téméraire, coléreux et hâbleur trop souvent caricaturé, un homme sincère et chaleureux. Biographie de l'auteur Jacques Macé est considéré comme l'un des meilleurs spécialistes de la captivité de Napoléon Ier à Sainte-Hélène. Il a publié en 2000, aux Editions Christian, L'Honneur retrouvé du général de Montholon, de Napoléon Ier à Napoléon III, première biographie de ce personnage controversé, et en 2004, aux éditions Tallandier, le Dictionnaire historique de Sainte-Hélène.
Nombre de pages
354
Date de parution
06/04/2006
Poids
465g
Largeur
140mm
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EAN
9782847361681
Titre
Le général Gourgaud
Auteur
Macé Jacques
Editeur
NOUVEAU MONDE
Largeur
140
Poids
465
Date de parution
20060406
Nombre de pages
354,00 €
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En 1868, Laura Marx, fille de l'auteur du Capital, épouse à Londres un étudiant français exilé pour agitation politique, Paul Lafargue. Après l'amnistie des Communards, Paul et Laura s'installent à Paris où, fervents disciples de leur père et beau-père, ils consacrent leur vie à la diffusion et à la vulgarisation de la philosophie marxiste en France, au côté de Jules Guesde. Polémiste virulent et journaliste ardent, Paul Lafargue prêche la révolution prolétarienne auprès des ouvriers français. Il devient célèbre en publiant Le Droit à la Paresse texte satirique et provocateur, promesse de réduction de la durée du travail (de 70 à ... 25 heures par semaine). Incarcéré pour trouble à l'ordre public après le massacre de Fourmies, il est élu député de Lille et participe à tous les combats socialistes. Lénine, durant son exil en France, devient l'ami des Lafargue et fréquente leur maison de Draveil. En 1911, à la veille de leurs soixante-dix ans, Paul et Laura Lafargue se suicident en stoïciens pour échapper à l'impitoyable vieillesse et à ses conséquences, posant tragiquement un problème qui n'a toujours pas trouvé de solution.
Les quelque six années passées par l'empereur et son mince entourage sur un rocher perdu de l'Atlantique sud forment un contraste cruel avec les temps du Consulat et de l'Empire qui ont eu l'Europe entière pour théâtre et des centaines de milliers d'hommes pour protagonistes. Ces années de huis clos ont pourtant été d'une densité exceptionnelle, et des figures remarquables se sont révélées à la faveur de circonstances pour le moins particulières. Sous la forme d'un dictionnaire encyclopédique, cet ouvrage constitue une véritable somme. Exploitant avec sagacité la totalité des témoignages et des récits laissés par les Français bien sûr, mais aussi par les Anglais (traditionnellement négligés voire ignorés), il éclaire la formation et le fonctionnement d'une Cour en miniature, il relate les intrigues politiques, parfois amoureuses, qui se sont nouées, dresse de multiples portraits, débrouille un certain nombre d'énigmes, révèle de multiples conflits suscités par un microcosme parfois insupportable... Cet ouvrage est sans précédent ni équivalent.
Les réponses définitives sur la mort de Napoléon. Sainte-Hélène, 5 mai 1821. Napoléon Ier vient de succomber à une maladie de l'estomac. Inhumée sur l'île, sa dépouille va y reposer durant près de vingt ans avant d'être transférée aux Invalides en 1840. Tous les livres d'histoire relatent ces faits. Or, ces dernières d'années ont vu émerger les thèses "empoisonnistes" et "substitutionnistes". Insensées et sans fondement historique, répondent les auteurs. Mais il n'est jamais aisé d'aller à contre-courant d'affirmations aussi sensationnelles. Pourtant, grâce à Thierry Lentz et Jacques Macé, ces questions trop longtemps débattues trouvent ici une réponse définitive.
Cent vingt ans après la première projection publique, payante, des frères Lumière au Grand Café à Paris, les salles de cinéma sont passées de l'itinérance foraine aux multiplexes, de la pellicule aux pixels, et leurs exploitants de l'activité décriée de saltimbanque au statut patenté de commerçant, maillon indispensable de l'industrie cinématographique. Pourtant, leur métier, essentiel à l'existence des films, demeure largement méconnu. Pour la première fois, des personnalités marquantes de la profession ' visionnaires, grands dirigeants nationaux ou régionaux, représentants de la petite et moyenne exploitation, défenseurs de l'art et essai, pionniers en tous genres ' racontent leur expérience, dans sa singularité émotionnelle et intellectuelle. Le croisement de leurs témoignages embrasse plus d'un demi-siècle d'exploitation française, du tournant des années 1950, acmé de la fréquentation et moment de basculement de l'offre cinématographique, jusqu'au passage au numérique, vecteur d'une mutation sans précédent. Adaptations internes, évolutions sociétales, mutations technologiques, autant de changements économiques et d'enjeux culturels que les acteurs de ce secteur décisif ont affrontés, à travers des combats individuels et collectifs que cet ouvrage a l'ambition de mettre en lumière et d'expliciter. Ce recueil de 18 témoignages inédits, illustré de documents originaux, constitue aussi l'histoire d'hommes et de femmes radicalement attachés à la spécificité des salles de cinéma comme espaces dédiés au partage de rêves et d'imaginaire au sein d'une communauté humaine.
A la veille de la Seconde Guerre mondiale, le sport conquiert un nombre de plus en plus accru de pratiquants et de spectateurs. Il occupe des espaces, mobilise des intérêts économiques et politiques, illustrés pour le pire aux Jeux olympiques de Berlin en 1936. Au cours des " années noires " le sport français est soumis aux rigueurs des pénuries et de l'Occupation et à la volonté du régime de Vichy d'en faire un instrument de la révolution nationale. A ce titre, il lui est attribué un nouveau statut qui le place sous la tutelle légale de l'Etat français. C'est pourquoi on peut s'étonner du peu de cas qu'ont fait du sport les ouvrages généraux sur l'Occupation. Le mythe de l'" apolitisme sportif " cultivé par des personnalités et des groupes influents est assez répandu, malgré les tentatives d'instrumentalisation. Le temps de Vichy est à la fois celui des compromissions, voire pour certains du collaborationnisme, et pour d'autres du refus ou de la Résistance. Pour une majorité de Français, le sport reste un refuge. Le cas des sportifs juifs, à l'exemple du champion de natation Alfred Nakache, est le plus douloureux. En quelques années, le champ sportif se trouve ici remanié et bousculé comme il ne l'avait jamais été auparavant. Les années de Vichy laissent une trace profonde dans le sport français.
Les polémiques récentes concernant l’histoire des relations entre la France et l’Afrique donnent le sentiment d’une visibilité croissante de ce type de débats au sein de l’espace public français. Qu’il s’agisse du combat mené par de nombreux intellectuels contre la vision de l’Afrique portée par le « discours de Dakar » (2007), des controverses qui ont entouré la loi de février 2005 sur le rôle positif de la colonisation française ou des questionnements sur le rôle joué par la France au Rwanda, force est de constater que cette histoire est au croisement d’enjeux politiques, historiques et mémoriels qui en font la matrice, pour le meilleur, de débats intellectuels, de recherches scientifiques et d’une curiosité émanant du grand public, mais aussi, pour le pire, de fantasmes, de ressentiments ou de velléités de manipulation du passé. Si la nouveauté de ces controverses est sans doute à nuancer, leur forte médiatisation au cœur des années 2000 invite le chercheur à interroger les types de récit que les journalistes contribuent à faire circuler sur cette histoire. Quelle a été depuis le XIXe siècle l’évolution du rôle des médias français, africains et internationaux dans la construction des représentations de l’Afrique et de son passé ? De quels enjeux historiques, politiques, culturels et mémoriels ces représentations médiatiques sont-elles l’objet ?
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