Esthétique de la culture et du sens. Une ouverture dans la clôture, fût-elle fermée
Mabika Pie-Aubin
L'HARMATTAN
16,50 €
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EAN :9782343220109
L'ouverture à une tradition réflexive, à une esthétique qui se découvre comme un lieu de l'inachevé, de compréhension, d'interrogation plurielle, critique et fondatrice d'une société éthique qui réconcilie l'homme avec l'humain ; l'homme et son époque, revendique un sens prononcé du devoir de culture ; une école à une démarche qui tranche avec les médiocrités de nos existences de survie, de la soumission à la logique de l'identité et de l'indifférence. Par la maîtrise intelligible du champ épistémologique, cet ouvrage prend position dans un débat contradictoire avec les critères hégémoniques du sens a priori ; les dogmatismes des normes d'évaluation et d'appréciation esthétique. Il ouvre les yeux de l'intelligence africaine et ceux d'autres horizons culturels négligés que l'égoïsme des puissances veut toujours voir fermer ; élabore des réflexions théoriques à la constitution d'une esthétique ouverte aux exigences de l'ère du temps ; sonde les limites et l'inefficacité des systèmes pour se frayer des passages, se redonner du sens, et répondre présent au mouvement des enjeux esthétiques du nouveau monde des altérités.
Nombre de pages
133
Date de parution
25/03/2021
Poids
180g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343220109
Titre
Esthétique de la culture et du sens. Une ouverture dans la clôture, fût-elle fermée
Auteur
Mabika Pie-Aubin
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
180
Date de parution
20210325
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133,00 €
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Pierre angulaire de notre réflexion portant sur les biens culturels, le miroir possède une puissance magique de métamorphose et de transfiguration du réel. II nous a permis d'investir ses espaces. Les biens culturels ne sont pas des marchandises comme les autres. Laisser les biens culturels aux aléas du " tout marchand " conduirait à la disparition des biens essentiels à la satisfaction des individus. Dans le processus effréné de la colonisation culturelle règne l'ordre du monde : la prédominance de l'impérialisme culturel. Les cultures marginalisées, surtout, n'en finissent pas de subir. Par la diversité de ses propriétés optiques, le miroir dévoile et révèle ici plusieurs facettes d'un objet ou d'un lieu.
Les interrogations soulevées par la culture en Afrique noire se retrouvent avec plus de force encore dans le domaine de l'art. Immergés dans une nouvelle époque, cette culture pétrie de traditions, constituée par l'ensemble des cultures particulières, régionales, distinctes et cet art dont les objets rituels sont aujourd'hui exposés devant le grand public, ont-ils le choix entre imiter, s'adapter, ou peuvent-ils faire évoluer les normes internationales vers une prise en compte de leur propre monde ...
Dans cette étude, Pie-Aubin MABIKA tente de saisir l'évolution de la chanson congolaise de la rive droit du fleuve Congo, dont Brazzaville est la capitale. Il traite de cette chanson de ses origines jusqu'à l'aube du IIIè millénaire. Grâce à l'analyse des textes, pour l'essentiel traduits du lingala par lui-même, l'auteur met au jour des thèmes récurrents : la vie quotidienne, les rapports familiaux, les relations de couple, le pouvoir politique... Une mise en évidence des relations entre événements sociaux et expression artistique.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...