L'asile politique entre deux chaises. Droits de l'homme et gestion des flux migratoires
Ma Mung Emmanuel ; Legoux Luc ; Guillon Michelle
L'HARMATTAN
35,50 €
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EAN :9782747553506
La question des relations entre asile politique et immigration est considérée comme dangereuse à la fois par de nombreux défenseurs du droit d'asile qui souhaitent le protéger, le distinguant nettement de l'immigration, et par certains adeptes de la fermeture des frontières soucieux de ne pas faire apparaître de lien entre le contrôle de l'immigration et les atteintes au droit d'asile. Lié à l'exercice des droits de l'Homme, l'asile politique n'est pas une migration comme les autres. La reconnaissance de la spécificité de l'asile est essentielle puisque, s'il était considéré comme une migration parmi d'autres, il cesserait d'exister en période de restriction des flux migratoires. On comprend donc que la séparation de l'asile et de l'immigration structure une grande part de la réflexion sur l'asile, et ceci d'autant plus que son caractère particulier est souvent remis en cause, y compris sur le plan législatif. La nécessité de réaffirmer sans cesse la différence entre asile et immigration a pratiquement rendu illégitime l'étude de leurs interactions avec un effet pervers manifeste: le défaut de connaissance qui résulte du manque d'analyse scientifique conforte la vision indifférenciée de l'immigration adoptée par les laudateurs des politiques restrictives. Cet ouvrage étudie la place de cette immigration pas comme les autres dans l'ensemble des migrations, tant vers le Nord qu'au sein des pays du Sud; le contrôle étatique des mouvements migratoires étant devenu universel. Son ambition est de développer une analyse des relations réciproques entre asile et immigration en s'appuyant sur des travaux comparatifs et des études de cas concrets. Il est composé d'une sélection de textes présentés lors d'un colloque sur la place de l'asile politique dans l'immigration qui s'est tenu à Poitiers en février 2000
Nombre de pages
374
Date de parution
01/12/2003
Poids
508g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747553506
Titre
L'asile politique entre deux chaises. Droits de l'homme et gestion des flux migratoires
ISBN
2747553507
Auteur
Ma Mung Emmanuel ; Legoux Luc ; Guillon Michelle
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
508
Date de parution
20031201
Nombre de pages
374,00 €
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Les migrations internationales chinoises ont commencé à être numériquement significatives il y a un siècle et demi. Elles concernent maintenant plus de 30 millions de personnes dans le monde et se poursuivent aujourd'hui en provenance de la Chine mais aussi des nombreux autres pays où les premiers migrants chinois se sont installés. Cette migration présente deux caractères morphologiques qui conduisent à la qualifier de diaspora : la multipolarité de la migration et l'interpolarité des relations c'est-à-dire l'existence de liens migratoires, économiques, culturels, affectifs entre les différents pôles de fixation. Cette organisation diasporique a permis le développement de réseaux migratoires, économiques et financiers qui jouent un rôle de tout premier plan dans le développement de la Chine et de l'Asie du sud-est. Cet ouvrage brosse un tableau général de la présence de la diaspora chinoise dans le monde et dans une quarantaine de pays où sa présence est importante (le cas de la France est plus particulièrement développé) puis il s'attache à comprendre le fonctionnement de ce corps social caractérisé par sa dispersion à l'échelle mondiale, l'efficacité de son organisation économique et ses rapports complexes au territoire et à son identité.
La publication de ce numéro, le 62e de la Revue Européenne des Migrations Internationales, est celui d'un anniversaire : les 20 ans de la revue fondée par Gildas Simon. Depuis cette date, la REMI a publié 650 articles et notes de recherche, reflétant tout à la fois les transformations des réalités migratoires et l'évolution des approches et des problématiques des chercheurs. Ce numéro rassemble des articles sur les notions de champ migratoire, de transnationalisme, d'échange marchand, sur l'impact des nouvelles formes de mobilité, sur la vie et les paysages urbains, sur l'évolution de la gestion de l'immigration en France et en Europe, sur les évolutions récentes des flux et des transferts migratoires.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...