Le café est un lieu magique: ignorant les limites du temps et de l'espace, il permet une libre circulation de l'imaginaire entre le présent et le passé, réveille des émotions qu'on croyait oubliées, ressuscite des pans entiers de notre existence. "C'est le patio à portes ouvertes, sans la contrainte sociale, un territoire libre, où je deviens un lieu de résonance de voix nouvelles et de voix retrouvées, un lieu de passage de fantômes et de revenants", écrit Fadéla M'Rabet dans son nouveau livre, à l'écriture tantôt poétique et nostalgique, tantôt cinglante, mais toujours fluide et limpide, et d'une très haute tenue. Ainsi, de Constantine à Samarcande, de Vienne ou de Venise à Istamboul, de Boukhara à Paris ou Alger, Fadéla M'Rabet évoque une existence toujours ouverte sur les autres: au-delà d'elle-même, c'est aussi dans la vie des êtres qu'elle croise et des sociétés qu'elle parcourt qu'elle nous introduit. Telles cette rencontre avec l'imam de Sarajevo, ou ces retrouvailles imaginaires avec Arthur Schnitzler, Mahler ou Kokochka au célèbre café Griensteidl à Vienne. Presque à chaque page surgit un souvenir qui en appelle un autre, toujours avec émotion, parfois avec colère, quand surgit l'évocation des tartuffes et des imposteurs. Mais c'est une autre image, plus réjouissante, que l'auteur nous donne en terminant son récit: feuilletant, à l'aéroport d'Alger, la presse nationale, Fadéla M'Rabet découvre dans El Moudjahid un article élogieux sur le Sila 2010, qu'illustre en grand sa photo. Il y a 45 ans, le même quotidien orchestrait son linchage médiatique.
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Nombre de pages
127
Date de parution
16/06/2011
Poids
125g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782360130597
Titre
Le café de l'imam
Auteur
M'Rabet Fadéla
Editeur
RIVENEUVE
Largeur
120
Poids
125
Date de parution
20110616
Nombre de pages
127,00 €
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Fadéla M Rabet, née à Skikda (Algérie), a été l une des premières féministes dans son pays. La Femme algérienne et Les Algériennes (1965 et 1967, Maspéro) l ont fait connaître. Elle a publié depuis plusieurs récits dont Le chat aux yeux d or, une illusion algérienne (Des femmes-Antoinette Fouque, 2005). Docteure en biologie, elle a été maître de conférences-praticienne des hôpitaux à Broussais-Hôtel-Dieu.
Le texte s'ouvre sur la mort d'un être cher, sa tante, qui amène l'auteure dans une Algérie qu'elle a quittée depuis longtemps. Quelques images d'enfance percent à travers la profonde douleur de la séparation, en même temps que se dessine un pays meurtri, perdu d'avoir raté une partie de son histoire, celle des femmes. C'est à travers elles et les liens qui les unissent pourtant que s'exprime à la fois une émouvante tendresse et la plus parfaite beauté. Dans ce récit, d'une grande poésie, le regard nostalgique révélant une sensibilité toujours à vif se double d'une analyse politique sans concession sur un pays en crise.
Résumé : C'est une sorte de symphonie à voix multiples que Fadéla M'Rabet nous présente dans ce nouveau livre, écrit, comme tous les autres, dans une belle langue poétique. Mais à la différence des précédents, qui s'organisent autour d'un personnage principal celui-là constitue une sorte de fresque historique où se succèdent des personnages d'hier et d'aujourd'hui. Alors que l'indépendance permettait, en principe, toutes les innovations, la pièce que jouent la plupart des Algériens d'aujourd'hui n'est que la reproduction d'une autre, écrite par des ancêtres qui ne sont même pas les leurs et qui leur font la loi. Moeurs, tenues vestimentaires, attitudes, croyances sont un mélange de modernité superficielle et de passéisme borné, et qui retrouverait l'Algérie 47 ans après sa victoire contre le colonialisme aurait l'impression de s'être trompé d'époque, de pays, de pièce, de personnages. Tristesse des rêves avortés et des illusions perdues ? Sans doute. Mais Fadéla M'Rabet ne donne pas, pour autant, dans un pessimisme intégral, elle " rêve de jeunes filles surfant sur les vagues " et entend déjà, même si elles restent très discrètes, leurs voix, des " voix qui ne sont pas celles de leurs mères, rauques, brisées par le chagrin, mais celles d'un nouveau monde. "
Une enfance singulière est d'abord le récit d'une enfance algérienne. Celle d'une petite fille à qui sa grand-mère, Djedda, dont la maison est grande ouverte sur la ville, fait découvrir la vie. A ses côtés, l'enfant apprend le monde et en particulier le monde des femmes. C'est adulte qu'elle sera confrontée au monde des hommes. À travers son histoire et celle de bien d'autres femmes, Fadéla M'Rabet met en lumière le tragique de la condition féminine dans une société qui reste, pour les hommes comme pour les femmes, profondément mortifère
Résumé : Depuis 2016, l'Union juive française pour la paix coopère avec les paysans et la société civile de Gaza. Dans la guerre actuelle, elle fédère des élans de solidarité plus largement pour témoigner de ce qu'il s'y joue. Ecrit à deux voix, l'ouvrage donne la parole aux Gazaouis et aux Français solidaires, juifs ou non-juifs, pour documenter la résistance de toute une population. Mort. "Les voix des enfants et des femmes s'élèvent sous les décombres", écrit Abu Amir. Les dirigeants israéliens et leurs complices appellent ouvertement aux meurtres. Le monde occidental arme les génocidaires, le monde arabe est inaudible comme le reste et les médias dominants continuent d'assimiler Gaza au terrorisme. Vie. Chassés de chez eux par les bombardements, déplacés sans cesse, collectivement, les Gazaouis dressent des tentes, creusent des sanitaires, désinfectent les camps, instituent des repas collectifs, rescolarisent les enfants, organisent le soutien psychologique et recultivent la terre. Espoir. Sous les bombes là-bas ou dans la rage ici, le cri des auteurs et des autrices est le même : le droit international doit s'appliquer à la Palestine. Liberté, égalité, justice. Le sort du monde se joue à Gaza. Sa liberté face à la barbarie sera celle de toute l'humanité. Un ouvrage lourd de sens afin que jamais on ne puisse dire "qu'on ne savait pas".
Voici un essai percutant sur une tendance actuelle sur le continent africain : le rejet de la démocratie libérale par les putchistes, les masses et des élites car non-adaptée aux "valeurs africaines". En rupture avec les idées reçues, l'ouvrage replace la crise démocratique en Afrique dans son contexte historique et rappelle les termes de l'universel. - Un essai percutant et vigoureux sur le rejet actuel de la démocratie libérale en Afrique , tant chez les putchistes, les masses populaires que dans une partie des élites. - Un ouvrage érudit et très renseigné analysant plusieurs cas au Mali, Burkina Faso, Sénégal, Algérie, Afrique du Sud, Rwanda... et décryptant l'aveuglement du nouveau panafricanisme assimilant démocratie et Occident. - Un texte écrit avec style et brio par un spécialiste du sujet, le journaliste Ousmane Ndiaye, ancien rédacteur en chef Afrique de TV5Monde. - Un préfacier qui fait autorité sur le droit en Afrique, Jean-François Akandji-Kombé, et grand observateur et acteur des combats pour la démocratie. - Le deuxième titre de la nouvelle collection "Pépites jaunes" dirigée par Elgas.
La campagne militaire menée par Israël suite aux massacres du 7 octobre 2023 conduit la bande de Gaza au bord de l'extinction. L'armée israélienne ne détruit pas seulement un territoire et sa population, elle met à l'épreuve, frontalement, les normes juridiques internationales. Survivront-elles à l'anéantissement de Gaza ? Premier constat : le droit international constitue un langage commun à tous ceux et celles qui, depuis une variété de positions institutionnelles, militantes et politiques, décrivent les crimes de grande ampleur commis dans ce petit territoire densément peuplé et plaident pour que leurs auteurs soient dûment sanctionnés. Deuxième constat : l'efficacité de ces outils juridiques dépend de la capacité des acteurs à les utiliser concrètement devant des juridictions internationales, intergouvernementales, nationales ou citoyennes. C'est le cas de l'incrimination de "génocide" qui fait l'objet d'intenses mobilisations tout en suscitant de fortes résistances. En l'absence de cette mise en oeuvre pratique, un "désarmement" durable du droit international est à craindre. Un défi majeur pour les opinions publiques et la communauté internationale.
A sept ans, Wilhelm de Kostrowitzky se découvre une vocation de poète. A douze ans, c'est une vocation de journaliste qui débute lorsqu'il crée un journal dans son lycée. A vingt ans enfin survient la vocation de critique d'art après avoir rencontré Picasso et Braque. Il prend alors le nom d'Apollinaire. Guillaume Apollinaire. Jean-François Robin fait de cette "naissance d'une vocation" une biographie romancée, où il suit pas à pas l'évolution et l'oeuvre du poète, en se glissant dans la peau des acteurs qui l'ont connu. Apollinaire se raconte, mais tous ceux de son entourage le racontent aussi : sa mère joueuse et aventurière qu'il suit au gré des casinos ; son frère, sage employé de banque, et surtout ses amis de lycée gardés tout au long de sa vie. Tous racontent la bataille incessante qu'il a dû mener pour s'imposer dans le paysage littéraire du Paris de cette époque bohème, une époque qu'il a su égayer de ses excentricités, de son génie, de son humour, de ses amours impossibles et de son art de vivre. Jusqu'à ce que la blessure reçue lors de la première guerre mondiale, combinée à la grippe espagnole, ne mette fin à ses jours prématurément. Cent ans plus tard, la poésie d'Apollinaire ne nous a pas quittés, elle continue sa chanson immortelle.