La morale de l'honneur dans les sociétés wolof et halpulaar traditionnelles. Une approche des valeur
Ly Boubacar
L'HARMATTAN
32,50 €
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EAN :9782343082745
Cet ouvrage a été écrit, en vue d'une thèse à la Sorbonne à Paris, entre 1963 et 1964, dans un contexte historique et intellectuel particulier pour l'affirmation de l'existence, de la spécificité et de l'originalité des cultures africaines, autant de choses que niait alors le colonialisme. L'auteur a, dans un premier chapitre, localisé géographiquement les Ouolof et les Toucouleur et donné quelques aperçus sur leur histoire et leurs origines, avant de les replacés dans le contexte historique et de civilisation dont leurs sociétés faisaient partie. Cela a permis de saisir l'honneur comme un fait de civilisation. Dans la première partie intitulée : "Les cadres historiques et sociaux de l'honneur", l'auteur présente, dans un premier chapitre, les Ouolof et les Toucouleur, puis montre en quoi ils participent de la civilisation de l'Ouest africain. Dans un second chapitre, il traite des cadres sociaux qui donnent sa signification à l'honneur, c'est-à-dire le système et la structure des relations sociales. Dans la deuxième partie consacrée aux "Eléments de l'honneur", il analyse, dans le troisième chapitre, des termes désignant l'honneur dans les langues des sociétés concernées. Dans un quatrième chapitre, il montre en quoi l'appartenance familiale constitue un facteur d'honorabilité et de construction de l'identité honorable de l'homme d'honneur. Cet homme d'honneur dont il analyse les motivations et qui apparait comme un homme déterminé à accomplir, en toutes circonstances, les obligations morales qui lui sont faites par sa société. Dans les chapitres suivants, sont analysés les attitudes, les conduites et les comportements que l'homme d'honneur doit avoir pour être en conformité avec ces obligations. C'est ainsi que dans le cinquième chapitre il traite de la première obligation de l'homme d'honneur : le sens de la dignité personnelle. Ensuite, ce sont les obligations de courage (chapitre VI), d'honnêteté (chapitre VII), d'indépendance, de liberté, de discrétion et de tranquillité (chapitre VIII), de modestie (chapitre IX), de loyauté dans leurs différents aspects (chapitre X). Egalement, dans les derniers chapitres, les obligations de sociabilité (chapitre XI), de civilité (chapitre XII), la dignité (chapitre XIII), la sagesse (chapitre XIV).
Nombre de pages
290
Date de parution
07/01/2016
Poids
445g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343082745
Titre
La morale de l'honneur dans les sociétés wolof et halpulaar traditionnelles. Une approche des valeur
Auteur
Ly Boubacar
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
445
Date de parution
20160107
Nombre de pages
290,00 €
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Les instituteurs ont fait l'objet d'une formation destinée à en l'aire les principaux représentants de l'élite coloniale africaine. Avant d'accéder à l'Ecole Normale, ils sont passés par l'Ecole primaire supérieure (EPS) où ils ont reçu une formation axée principalement sur la discipline. Ils ont ensuite intégré, à la suite d'un concours très sélectif, l'Ecole William Ponty, puis les écoles normales rurales. Dans ces écoles, ils ont reçu une formation professionnelle adaptée à leur futur rôle d'enseignant, particulièrement en brousse, et une enculturation à la culture coloniale destinée à faire d'eux des "évolués". L'Ecole normale des jeunes filles et les écoles de formation de moniteurs, lorsqu'elles sont apparues, ont été organisées dans le même esprit et sur la base du même modèle.
Formés à cet effet, les instituteurs ont exercé leur métier dans des conditions particulières. Avant d'entrer dans le métier, ils ont reçu des conseils portant sur la façon dont ils devaient organiser leur vie aux plans professionnel, intellectuel, matériel, moral, social, administratif etc. Ensuite, ils ont effectué leur service militaire pour enfin commencer leur travail. Celui-ci a comporté plusieurs dimensions allant de la direction d'école à l'enseignement dans ses différentes modalités (intellectuelles, pratiques) en passant par l'organisation pédagogique et matérielle de l'école et/ou de la classe. Dans leurs postes d'affectation, les instituteurs vivaient dans les mêmes conditions que les populations pour lesquelles ils se livraient à des activités d'animation.
Les instituteurs ont développé des activités culturelles, artistiques, sportives et des loisirs tant au niveau de leurs postes que dans leur société en général. Pour une bonne part, ils ont eu à se livrer à ces activités dans le cadre de nombreuses associations et des clubs " d'évolués " auxquels ils adhéraient. Ils ont aussi mené des activités corporatives destinées à faire état de leurs revendications auprès des autorités. A cet effet, ils avaient créé une amicale, vu qu'il leur était interdit de mettre sur pied un syndicat. Au plan politique, leurs idées étaient surtout dominées par l'image de la France pour laquelle ils étaient pleins d'admiration et ne manquaient aucune occasion d'évoquer les principes de la Révolution française dans leur combat pour l'égalité, notamment à travers la presse " d'évolués ". Ils ont fini par développer ce qui peut être considéré comme un nationalisme culturel. Quelques-uns d'entre eux se sont engagés dans la politique active et ont milité au sein des partis politiques existants.
Cet ouvrage a été écrit, en vue d'une thèse à la Sorbonne à Paris, entre 1963 et 1964, dans un contexte historique et intellectuel particulier pour l'affirmation de l'existence, de la spécificité et de l'originalité des cultures africaines, autant de choses que niait alors le colonialisme. L'auteur a, dans un premier chapitre, localisé géographiquement les Ouolof et les Toucouleur et donné quelques aperçus sur leur histoire et leurs origines, avant de les replacer dans le contexte historique et de civilisation dont leurs sociétés faisaient partie. Cela a permis de saisir l'honneur comme un fait de civilisation. Dans la première partie intitulée : "Les cadres historiques et sociaux de l'honneur", l'auteur présente, dans un premier chapitre, les Ouolof et les Toucouleur, puis montre en quoi ils participent de la civilisation de l'Ouest africain. Dans un second chapitre, il traite des cadres sociaux qui donnent sa signification à l'honneur, c'est-à-dire le système et la structure des relations sociales. Dans la deuxième partie consacrée aux "Eléments de l'honneur", il analyse, dans le troisième chapitre, des termes désignant l'honneur dans les langues des sociétés concernées. Dans un quatrième chapitre, il montre en quoi l'appartenance familiale constitue un facteur d'honorabilité et de construction de l'identité honorable de l'homme d'honneur. Cet homme d'honneur dont il analyse les motivations et qui apparaît comme un homme déterminé à accomplir, en toutes circonstances, les obligations morales qui lui sont faites par sa société. Dans les chapitres suivants, sont analysés les attitudes, les conduites et les comportements que l'homme d'honneur doit avoir pour être en conformité avec ces obligations. C'est ainsi que dans le cinquième chapitre il traite de la première obligation de l'homme d'honneur : le sens de la dignité personnelle. Ensuite, ce sont les obligations de courage (chapitre VI), d'honnêteté (chapitre VII), d'indépendance, de liberté, de discrétion et de tranquillité (chapitre VIII), de modestie (chapitre IX), de loyauté dans leurs différents aspects (chapitre X). Egalement, dans les derniers chapitres, les obligations de sociabilité (chapitre XI), de civilité (chapitre XII), la dignité (chapitre XIII), la sagesse (chapitre XIV).
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
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