Les instituteurs au Sénagal de 1903 à 1945. Tome 3, La formation au métier d'instituteur
Ly Boubacar
L'HARMATTAN
45,50 €
Epuisé
EAN :9782296094154
Les instituteurs ont fait l'objet d'une formation destinée à en l'aire les principaux représentants de l'élite coloniale africaine. Avant d'accéder à l'Ecole Normale, ils sont passés par l'Ecole primaire supérieure (EPS) où ils ont reçu une formation axée principalement sur la discipline. Ils ont ensuite intégré, à la suite d'un concours très sélectif, l'Ecole William Ponty, puis les écoles normales rurales. Dans ces écoles, ils ont reçu une formation professionnelle adaptée à leur futur rôle d'enseignant, particulièrement en brousse, et une enculturation à la culture coloniale destinée à faire d'eux des "évolués". L'Ecole normale des jeunes filles et les écoles de formation de moniteurs, lorsqu'elles sont apparues, ont été organisées dans le même esprit et sur la base du même modèle.
Nombre de pages
493
Date de parution
26/10/2009
Poids
765g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296094154
Titre
Les instituteurs au Sénagal de 1903 à 1945. Tome 3, La formation au métier d'instituteur
Auteur
Ly Boubacar
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
765
Date de parution
20091026
Nombre de pages
493,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Formés à cet effet, les instituteurs ont exercé leur métier dans des conditions particulières. Avant d'entrer dans le métier, ils ont reçu des conseils portant sur la façon dont ils devaient organiser leur vie aux plans professionnel, intellectuel, matériel, moral, social, administratif etc. Ensuite, ils ont effectué leur service militaire pour enfin commencer leur travail. Celui-ci a comporté plusieurs dimensions allant de la direction d'école à l'enseignement dans ses différentes modalités (intellectuelles, pratiques) en passant par l'organisation pédagogique et matérielle de l'école et/ou de la classe. Dans leurs postes d'affectation, les instituteurs vivaient dans les mêmes conditions que les populations pour lesquelles ils se livraient à des activités d'animation.
La colonisation a formé pour les besoins de son fonctionnement des élites africaines en général et sénégalaises en particulier désignées souvent par le terme d'évolués. Parmi ces évolués, les instituteurs ont constitué la catégorie la plus importante vu qu'ils ont eu à former tous les autres dans leur école. Cette école dont ils furent les produits et les acteurs, a présenté des caractéristiques spécifiques eu égard à ses objectifs, son mode d'administration, sa structure et ses fonctions. Outre la formation intellectuelle, physique, morale et civique, elle s'est caractérisée par l'importance qu'elle a accordée aux activités pratiques (agriculture, travaux manuels) et à l'animation économique, sociale et culturelle, vu qu'elle se voulait un foyer de transmission de la civilisation et de la modernité. Elle a connu beaucoup de problèmes relatifs au recrutement, à la scolarité (déperdition, abandons) et aux questions matérielles. Ceux-ci ont traversé toute la période.
Différentes catégories d'enseignants ont été présentes dans l'école coloniale sénégalaise. Chaque type d'école était tenu par un type d'enseignant parmi les instituteurs et institutrices européens et africains, les instituteurs suppléants, les moniteurs, les auxiliaires... Ces enseignants concourraient chacun à la place qui lui revenait, c'est-à-dire un type donné d'école et de classe, au bon fonctionnement du système. Ce dernier qui était très hiérarchisé et inégalitaire a suscité beaucoup de problèmes. Sans arrêt, les autorités ont essayé d'éliminer du système les non-instituteurs particulièrement les moniteurs, sans y parvenir. Ils étaient encore présents à la fin de la période envisagée ici et bien après.