Ecologie et Politique N° 57/2018 : Retour sur Terre. Pour une éthique de l'appartenance
Luzi Jacques ; Lefèvre Mathias
BORD DE L EAU
20,00 €
Épuisé
EAN :9782356876119
Même s'il est impossible de la dater et de décrire exactement la forme quelle prendra, la catastrophe inévitable, si l'humanité continue de s'abandonner à la dynamique techno-industrielle. Et seule la reconnaissance de la certitude de cette catastrophe peut lui permettre d'y échapper. Revenir sur Terre veut donc d'abord dire prendre conscience, malgré tout ce qui favorise le déni (le cirque médiatique et le formatage scolaire, la désolation et le narcissisme, Ia peur et l'atrophie de la sensibilité), que cette dynamique est synonyme d'autodestruction. Mais le catastrophisme, sauf à être un soutien au nihilisme industriel, n'a de sens que s'il s'accompagne de la volonté de se donner Ies moyens d'avoir tort. Revenir sur Terre désigne en ce sens les réflexions et les expérimentations qui cherchent à s'extraire de la logique et des enceintes de l'enclos industriel. Un autre rapport à la Terre, d'autres rapports entre Ies humains. Dans les deux cas, "appartenance, soin, respect, autonomie, réciprocité" s'oppose à "séparation, réaménagement, exploitation, domination, maîtrise". Ne plus séparer la raison et la sensibilité, l'appartenance et l'autonomie l'autolimitation et la joie, la lucidité et l'espoir, l'être humain et la Terre.
Nombre de pages
200
Date de parution
21/11/2018
Poids
300g
Largeur
149mm
Plus d'informations
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EAN
9782356876119
Titre
Ecologie et Politique N° 57/2018 : Retour sur Terre. Pour une éthique de l'appartenance
Auteur
Luzi Jacques ; Lefèvre Mathias
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
149
Poids
300
Date de parution
20181121
Nombre de pages
200,00 €
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Résumé : La vérité de l'intelligence artificielle, accessible à tout être encore doué de raison, ne réside pas dans les vaines promesses de maîtrise machinale de la puissance des machines, ni dans la garantie face aux "risques existentiels", ni dans d'éventuels superpouvoirs futurs. Elle réside dans les rapports humains et les rapports à la nature qu'elle cristallise en elle dès aujourd'hui. Dans les champs de bataille robotisés. Dans l'exploitation des travailleurs du clic destinée à l'apprentissage des machines. Dans l'enfer taylorien vécu par les ouvriers qui fabriquent les supports matériels des algorithmes "intelligents" (ordinateurs, smartphones, tablettes, etc.) et les infrastructures géantes qui relient ces supports (satellites, câbles sous-marins intercontinentaux, centres de données, etc.). Dans les mines où des prolétaires de nombreux pays extraient et traitent, au péril de leur santé et de leurs vies, les métaux nécessaires à tout ce système numérique. Dans l'hyper-connexion des producteurs bénévoles de données, dans la précocité de leurs addictions numériques, dans leur adaptation spontanée à la surveillance intégrale.
Résumé : "Venez, s'époumone le transhumaniste dans son mégaphone médiatique, c'est moi qui vends le baume souverain, c'est moi qui détiens le fil d'Ariane conduisant hors du labyrinthe de la souffrance et de l'ennui ! Suivez-moi, je serai votre pasteur et vous serez mon troupeau, et nous cheminerons ensemble ? moi dessus, vous dessous ?vers les champs gras et frais de l'âge d'or ! " Peu lui importe que ceux qui ne suivent pas soient abandonnés à la désolation ou à la famine. Peu lui importe que ceux qui résistent soient soumis à la brutalité militaro-policière robotisée. Peu lui importe que, pour "gagner sur le temps", il faille sacrifier le troupeau des consentants à la division, la mécanisation et l'anomie. "Il n'en est que plus aisément malléable", ricane-t-il doucement. Peu lui importe que, pour pérenniser l'engraissage du Dieu-argent, il faille faire de la souffrance propre à la condition humaine l'instrument de la souffrance artificiellement reconduite. "C'est là un filon indéfiniment exploitable", se réjouit-il en clignant de l'oeil...
La plupart des discours sur l'"intelligence artificielle" (IA) tendent à diriger notre attention surtout sur ses prouesses, ses réussites et ses promesses parfois fantasmatiques, certainement pour la rendre plus acceptable. Ils ne disent rien ou presque de son utilité réelle, de ses coûts, de ses dangers, qui sont ainsi minimisés ou voilés, et donc laissés dans l'ombre. C'est sur cette ombre que les textes réunis ici visent à répandre un peu de lumière. En effet, en tant que moyen de renforcement et de complexification du système industriel, l'IA accentue à la fois la déshumanisation, les ravages environnementaux et l'hétéronomie que ce système engendre nécessairement. L'IA réellement existante aggrave dès aujourd'hui la crise écologique et sert à perfectionner des logiques d'accumulation et des technologies de guerre et de controle social déjà présentes. Elle est l'outil d'un cybertotalitarisme en marche, qui va se heurter au chaos que provoque son déploiement.
Cet ouvrage propose une introduction à l'analyse macroéconomique. La formalisation mathématique est délibérément réduite au minimum indispensable et l'accent est mis davantage sur le raisonnement économique.
Les élections ne se gagnent plus dans les urnes, mais dans les flux d'informations qui façonnent nos opinions. Steve Bannon le conseiller de Trump (lors du 1er mandat) ne disait-il pas : "La véritable opposition, ce sont les médias. Et la façon de gérer ça, c'est d'inonder la zone de merde". Nous en sommes là. Chaque jour, des milliards de données sont analysées, triées, amplifiées ou invisibilisées par des algorithmes qui orientent le débat public sans que nous en ayons conscience. L'intelligence artificielle n'est plus seulement un outil : elle redessine les règles du jeu démocratique. Ce livre retrace l'ascension fulgurante de l'IA politique et montre comment la vérité elle-même devient une variable d'ajustement. Cette dérive qui partout met en exergue les "passions tristes" est-elle une fatalité ? Serions-nous condamnés à jamais aux vigueurs orientées des algorithmes ?
Pourquoi un Nouveau manifeste convivialiste ? Parce que, on le voit bien, les conflits qui embrasent désormais le monde, autant ou plus que des conflits économiques, sont des conflits identitaires. Chaque Etat, chaque culture, chaque religion, chaque genre, chaque individu veut être reconnu comme ayant plus ou au moins autant de valeur que les autres. Ces luttes de reconnaissance, par lesquelles chacun veut affirmer une valeur déniée ou retrouver une grandeur perdue (Make America, or Russia, or China etc. great again), sont en train de détruire tous les équilibres moraux et démocratiques hérités. Ils mènent le monde vers une nouvelle lutte de tous contre tous. Vers la barbarie. Le Nouveau Manifeste convivialiste qui, comme les précédents, va être traduit dans de nombreuses langues, se veut une contribution à la préparation d'un grand symposium qui réunira à l'Unesco une centaine de plus hautes autorités intellectuelles, morales et religieuses de notre temps à qui il sera demandé de dire ce qui est autorisé et ce qui est interdit aux humains alors que la survie même de l'humanité est maintenant en jeu.