Le déclin de l'esclavage en Egypte du XVIIIe au XXe siècle
Luthi Jean-Jacques
L'HARMATTAN
28,01 €
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EAN :9782343022635
A la suite de la publication de plusieurs ouvrages sur la vie quotidienne en Egypte au cours des 19e et 20e siècles, l'auteur s'est penché ici sur une tare de la société orientale : l'esclavage, en particulier sur les rives du Nil. C'est, en réalité, une coutume de l'Antiquité dont a hérité le monde moderne. Les religions issues du Livre l'ont intégré comme étant une dimension sociale indispensable au bon fonctionnement de la collectivité. Juifs et chrétiens l'ont abandonné au cours des âges, l'islam l'a conservé. Il y eut des esclaves blancs et des noirs. Les premiers venaient de l'Europe orientale, du Caucase et de plus loin encore ; les autres de l'Afrique centrale et orientale, tous arrachés à leurs foyers. Quels étaient les principaux marchés des captifs ? Comment étaient-ils traités ? Autant de questions qui sont abordées dans ce recueil. L'évolution de la société occidentale au 19e siècle a montré que celle-ci n'avait nul besoin de la servitude pour progresser : la machine était là, bien plus efficace et bien plus rapide que l'homme. Alors pourquoi l'Orient ne l'a-t-il pas adoptée ? Répondre à cette question est justement un des buts de ce livre.
Nombre de pages
257
Date de parution
30/12/2013
Poids
310g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343022635
Titre
Le déclin de l'esclavage en Egypte du XVIIIe au XXe siècle
Auteur
Luthi Jean-Jacques
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
310
Date de parution
20131230
Nombre de pages
257,00 €
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L'Egypte vit en République depuis plus d'un demi-siècle. Cet ouvrage tente aujourd'hui de faire le point. Qu'en est-il de l'armée qui a déclenché la Révolution des Officiers libres le 23 juillet 1952 et aboli la monarchie ? Qu'en est-il des leaders qui se sont succédés à la tête du Gouvernement: Néguib, Abdel-Nasser, Al-Sadate, Moubarak et en quoi ont-ils changé la marche du pays ? Le peuple a-t-il gagné au change ? L'économie égyptienne connaît-elle le boom escompté ? Enfin l'éducation, les sciences, les lettres et les arts sont-ils toujours en progrès ...
L'Egypte royale de l'entre-deux-guerres, lieu d'évasion et de dépaysement que célèbrent Henry de Bordeaux, Louis Bertrand et Laurence Durrell pour ne citer qu'eux, a fasciné plus d'un Européen. Qu'a donc ce pays de si particulier à part ses pyramides, ses mosquées et ses musées, pour attirer à la fois tant de voyageurs et tant de travailleurs ? C'est donc moins l'Histoire politique d'une période définie (1922-1953) que les auteurs présentent ici, que l'image d'une organisation sociale, économique et culturelle.
La période qui s'étend de 1863 à 1914 et au cours de laquelle ont régné trois khédives en Egypte, se caractérise par les perturbations et les crises qui secouent directement ou indirectement la contrée. L'intrusion des normes de la civilisation occidentale dans un monde figé depuis des siècles brise un mode de vie que beaucoup croyaient immuable. En moins d'un demi-siècle, les Egyptiens ont vécu l'aventure du Canal de Suez, l'installation des Tribunaux Mixtes, l'ouverture de la Bourse et l'occupation britannique. Ils ont connu les prémisses de l'urbanisation, l'eau courante, le gaz et l'électricité. Ils ont participé aux débuts de la grande industrie et de la grande distribution. Les écoles de l'Etat d'inspiration occidentale introduisent l'esprit scientifique là où la mémorisation tenait lieu de savoir. L'instruction des jeunes filles cesse d'être un tabou. Les collèges étrangers (nombreux) deviennent les phares de la formation moderne. Une presse dynamique porte au loin les idées nouvelles pas toujours bien assimilées... Les étrangers établis en nombre sur les bords du Nil, attirés par les khédives en vue de moderniser le pays, jouissent d'un statut exceptionnel. Les privilèges juridiques et fiscaux qui leur sont octroyés indisposent les autochtones. Les émeutes qui éclatent sporadiquement témoignent de leur frustration. L'occupation anglaise vient cristalliser leur aversion de l'étranger. Les grands mouvements internes qui affectent peu ou prou tous les niveaux sociaux forment la trame de l'ouvrage que nous présentons ici.
Encore un livre sur l'Expédition d'Egypte ? Pas tout à fait. Il s'agit bien de cette période, en effet, mais plus précisément celle des treize mois que Bonaparte a passés en Égypte. Dans un ouvrage de quelque 200 pages, J.-J. Luthi retrace l'idée qu'a pu se faire Bonaparte de la vie quotidienne en Egypte et plus particulièrement au Caire. En même temps, les Égyptiens observaient avec réserve et suspicion, le général, son armée et ses savants dont les entreprises bouleversaient leurs habitudes de penser et de travailler. Malgré les apports non négligeables des Français dont la participation des Egyptiens à l'Administration du pays, l'introduction d'instruments et de techniques nouvelles comme l'imprimerie, la bibliothèque... Les autochtones rejetèrent en bloc l'apport étranger. Ils n'étaient pas prêts à accueillir tant de nouveautés, alors qu'ils émergeaient à peine d'une longue ère d'obscurantisme. Il a fallu plus de quarante ans à Muhammad-Ali pour amener les Égyptiens à s'engager dans le chemin de la modernisation.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...