Les quatre textes inédits en français qui composent ce recueil étaient destinés à la célèbre revue de gauche américaine The Atlantic Monthly dans les années 1930 et valurent à Emilio Lussu (1890-1975) le surnom de « L'Americano ». Cet écrivain, militant et homme politique italien y raconte la période mussolinienne et l'agression dont il fut victime (« Seul contre mille »). Incarcéré pour avoir abattu un membre des brigades fascistes, il témoignera de ses conditions de détention, avant de narrer son évasion épique et son exil à Paris (« L'évasion de Lipari »). Les deux textes suivants, plus tardifs, retracent des souvenirs de bataillon durant la Première Guerre mondiale, et suivent son ?uvre phare, Les Hommes contre (1938). Ils témoignent de l'arrogance de certains hauts gradés de l'armée et dénoncent les décisions autoritaires ? et les risques portés par leurs subalternes. Avec subtilité et humilité, Emilio Lussu nous partage son effroi, son indignation et son combat permanent contre l'injustice et l'impunité. Il fait sien l'adage qu'en période de conflit, l'ennemi se terre aussi dans son propre camp.
Nombre de pages
128
Date de parution
03/04/2026
Poids
120g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782889551361
Auteur
Lussu Emilio ; Pascal Francis
Editeur
HEROS LIMITE
Largeur
130
Date de parution
20260403
Nombre de pages
128,00 €
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Emilio Lussu (1890-1975) est l'un des grands témoins de la montée du fascisme en Italie. Député de 1921 à 1924, opposant de la première heure à Mussolini, il est déporté à Lipari, l'île prison où la dictature éloignait ses ennemis politiques. Il s'en évade de façon spectaculaire et trouve refuge en France où il publie, en 1933, La Marche sur Rome et autres lieux, un livre militant, destiné aux Français, qui raconte la prise du pouvoir par les fascistes. Cette chronique permet de saisir, avec une étonnante finesse, littéraire et politique, la réalité du fascisme quotidien. Intimidations, violences, manipulations... le fascisme se révèle dans ce livre, par petites touches, tel qu'il fut perçu par les Italiens de l'époque. Un document exceptionnel, devenu un classique de la littérature antifasciste. Témoin privilégié, poursuivant en exil sa lutte contre le pouvoir du " Duce ", Emilio Lussu est nommé ministre dans le gouvernement issu de la Résistance, puis dans celui dirigé par Alcide De Gasperi.
Ce qui hisse Les Hommes contre au rang de chef-d'?uvre, c'est que le livre parvient à nous réconcilier avec notre propre humanité. ? Philippe Claudel Dans une fresque humaniste teintée d'un humour tragique, Emilio Lussu raconte l'année 1916-1917 sur le front de guerre entre l'Italie et l'Autriche-Hongrie. Parmi la neige et la rocaille des hauts plateaux alpins, soldats et officiers se débattent dans les mâchoires d'acier de la Grande Guerre. Les hommes tombent par milliers pour quelques mètres carrés de pierre et de boue. On croise des fantassins bouleversants d'humanité, un capitaine qui simule l'exécution d'un déserteur et le laisse fuir, mais aussi un général sanguinaire qui reproche au narrateur de ne pas s'être fait tuer au combat. Ce grand roman antimilitariste met en lumière la résistance de l'homme de troupe à travers la désertion, l'automutilation, le suicide et la mutinerie.
Raconte l'année 1916-1917 sur le front entre l'Italie et l'Empire austro-hongrois. Les Alpes du Trentin y forment le décor d'un théâtre absurde et cruel. A travers une série d'instantanés du front vu par un narrateur sceptique et impuissant, défile un cortège d'officiers et de soldats qui se débattent dans les mâchoires d'acier de la Grande Guerre. Une fresque humaniste et pacifiste.
Présentation de l'éditeur Le 27 juillet 1929, Emilio Lussu, brillant avocat antifasciste et héros de la Première Guerre mondiale sévade en compagnie de Carlo Rosselli et de Francesco Fausto Nitti de lîle de Lipari où il était détenu. Voici le récit de cette évasion légendaire ressentie comme une gifle par le régime mussolinien. La Chaîne est un témoignage implacable sur le fascisme et la dérive des institutions.
Pour son numéro 50, L'Ours Blanc propose à ses lectrices et lecteurs de découvrir l'écriture à deux mains de deux poètes français connus et reconnus, Anne Portugal et Vincent Broqua. Ils cosignent ici une suite de théorèmes littéraires dans lesquels se noue un dialogue complice et amusé autour des questions fondamentales qu'engage l'acte d'écriture et son rapport au monde.
L?écrivain et critique David Bosc tente dans ce court texte de penser le rapport singulier que les écrivains peuvent entretenir avec le langage. Son texte s?ouvre sur l?adage fameux de Nicolas Boileau, selon lequel « Ce que l?on conçoit bien s?énonce clairement ». Cette affirmation est d?emblée mise en regard d?autres citations qui constituent autant de témoignages d?écrivains sur leur expérience. David Bosc, en lecteur et en écrivain, entre en dialogue avec ces voix plurielles et s?interroge avec elles sur la place de l?intention et du rythme dans l?écriture, sur ce qui peut pousser à écrire, ou sur ce qu?on peut entendre ou désigner par auteur ou créateur. Il se fraie un chemin à travers des mots dont il fait entendre toute l?épaisseur de sens : celui d?instance, par exemple, qui serait peut-être plus juste que celui d?auteur pour penser la création. Il fait ainsi résonner, dans ce tissage de voix d?autres «praticiens» et penseurs, , et ce depuis leur singularité, une expérience commune de l?écriture, celle d?un non-savoir, et d?une aventure qui relève moins d?une intention maîtrisée que d?un perdre pied au sein du langage. Ce texte reprend une conférence prononcée au Banquet du livre d?automne de Lagrasse, le 29 octobre 2016.
Quitter les lieux communs, prendre ses distances avec tel ou tel discours à la mode et retrouver enfin "une parole dense, une culture fondée, un monde intimement et intensément vécu" . Voici, pour le poète, l'essentiel. Territoires chamaniquesest le fruit d'un long travail de récolte de chants et de poèmes oraux. Kenneth White nous introduit avec jubilation à une poésie première, qui n'a cessé de nourrir, à travers le monde, un sentiment de proximité avec les choses et les êtres. Une poésie qui dessine une géographie originale et originelle dont les contours délimitent les fondements mêmes de notre culture. Cet ouvrage a fait l'objet d'une première édition en 2007.