Que signifie l'engouement actuel pour la géopolitique ... Michel Lussault y voit le symptôme d'une époque. Sous des airs de neutralité savante, la néogéopolitique naturalise la violence et admire les prédateurs. Elle s'arrange de l'extractivisme et diffuse, sans les déconstruire, les doctrines des autocrates et des seigneurs de la tech. Elle est le There Is No Alternative des relations internationales : un récit d'autorité qui affirme que le monde ne peut pas aller autrement. Elle a désormais sa place au lycée avec la spécialité HGGSP, où l'on apprend aux élèves que les grandes puissances sont puissantes parce qu'elles doivent l'être. Ce petit livre bleu revient à la source, l'engagement anticolonial du géographe Yves Lacoste et ses enquêtes sur les digues bombardées du fleuve Rouge. Il montre comment ce savoir critique est devenu une vulgate. Il refuse surtout de s'en tenir là : face au nouveau régime terrestre, il faut moins de géopolitique et plus de géographie, une géographie forcément politique.
Nombre de pages
76
Date de parution
20/11/2026
Poids
300g
Largeur
114mm
Plus d'informations
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EAN
9782492542367
Auteur
Lussault Michel
Editeur
AOC
Largeur
114
Date de parution
20261120
Nombre de pages
76,00 €
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Michel Lussault est géographe, professeur à l'Université de Lyon, Ecole normale supérieure lettres et sciences humaines. Il est membre du laboratoire de recherche « Environnement, Ville, Société » (UMR 5600 CNRS). Il est notamment l'auteur de L'homme spatial (Seuil, 2007) et il a dirigé, avec Jacques Lévy, le Dictionnaire de la géographie et de l'espace des sociétés (Belin, 2003).
Michel Lussault, géographe, est professeur à l'université de Lyon (ENS de Lyon). Auteur de nombreux articles et ouvrages scientifiques, il a notamment publié le Dictionnaire de géographie et de l'espace des sociétés (avec Jacques Lévy, Belin, 2003), L'Homme spatial, aux Éditions du Seuil (2007) et De la lutte des classes à la lutte des places, Grasset, 2009.
Et si l'on regardait le Monde autrement ? C'est à cela que ce livre s'attache. Il part du constat que bien des analyses de l'évolution du Monde contemporain insistent sur son uniformisation irrémédiable. La standardisation des paysages, des objets et des pratiques, imposée par la globalisation du capitalisme financiarisé, installerait un espace lisse et "plat", où les distances disparaissent, où chaque position vaut une autre, où les différences culturelles s'estompent, où l'individu est aliéné et sa sociabilité appauvrie. Or, une observation attentive confronte immédiatement à des situations bien plus complexes. En effet, il est frappant de constater que le Monde se différencie de plus en plus en lieux qui s'affirment comme des "prises" sur la mondialisation, des attracteurs et des ancrages de la vie sociale. Ce sont des endroits où la co-habitation des individus se concrétise, se réalise et s'éprouve dans toute sa richesse, sa créativité et son intensité d'expérience vécue. Les "hyper-lieux", où convergent les humains et les réalités matérielles et immatérielles, en sont l'emblème : bon gré mal gré, des sociétés s'y composent et même des formes politiques nouvelles s'y ébauchent. Ainsi le Monde est à la fois toujours plus globalisé et homogène et de plus en plus localisé et hétérogène : cette tension est constitutive des nouvelles géographies de la mondialisation. Michel Lussault est géographe, professeur à l'Ecole normale supérieure de Lyon. Il a notamment publié L'Homme spatial. La construction sociale de l'espace humain (Seuil, 2007) et L'Avènement du Monde. Essai sur l'habitation humaine de la Terre (Seuil, 2013).
Qu'y a-t-il de commun entre le tsunami du 26 décembre 2004 qui ravagea les littoraux d'Asie du Sud, la diffusion du virus du SRAS, en 2003, la promotion de l'image d'une ville, des contestations locales pour empêcher l'implantation d'un incinérateur, un micro-conflit entre deux individus assis en face à face, la volonté d'un élu de changer le nom de la région qu'il dirige, et la candidature malheureuse de Paris aux Jeux Olympiques de 2012 ? D'être des phénomènes sociaux et des phénomènes spatiaux. Et de n'être pleinement compréhensibles que si l'on n'occulte pas cette dimension spatiale. Alors que l'existence des êtres humains, à chaque instant, est spatiale, alors que la mondialisation se manifeste et s'exprime au jour le jour par des phénomènes spatiaux spectaculaires, abondamment médiatisés, il est curieux de constater que l'espace reste un point aveugle de nos réflexions sur les sociétés. Ce livre tente de pallier cet oubli. Il propose au lecteur un mode d'emploi de l'espace humain (notamment urbain) et s'efforce de dégager les implications politiques et sociales d'une telle approche.
Il existe un moment commun, dans certaines manières de faire de la sociologie ou de l'art, où les pratiques se recoupent. dans notre réflexion consistant à re-décrire les sciences sociales et les arts non plus en tant que disciplines constituées, mais en tant qu'ensembles de pratiques à inventer, bricoler, le découpage entre arts et sciences est alors peut-être à rejouer, des frontières peuvent se déplacer. " Ce cahier rassemble 32 exercices - instruments pour se former à l'observation sociologique autant qu'instructions de performance - proposés par Howard S. Becker et discutés avec Franck Leibovici, pour mettre en oeuvre ces pratiques communes. Tous niveaux.
Entretiens avec les cinéastes suivants : Wang Bing; Lucien Castaing Taylor & Verena Paravel; Pedro Costa; Lav Diaz; Alice Diop; Mati Diop; Alain Guiraudie; Ryusuke Hamaguchi; Sergei Loznitsa; Alice Rohrwacher; Apichatpong Weerasethakul.