?Siddharta Gautama (vers 563-483 av. J.-C.), dit le Bouddha, a laissé un enseignement que ses continuateurs ont amélioré pour dire un art de vivre accessible à tous. L'on peut choisir sa religion ou ne pas en avoir. Cet art d'exister se pare de " Trois Joyaux" dont la beauté est inépuisable. Ils disent le très classique Bouddha, Dharma, Sangha : apprendre de la vie (comme Bouddha l'avait fait), comprendre la vie (comme l'on peut comprendre son enseignement), et partager cela avec sa communauté (à l'image de celle qu'il avait créée). Bouddha avait compris que nous pouvons être pris au piège du sens des mots, de l'utilité des choses et de nos besoins d'objets (censés être créés pour notre bien-être). Se détacher des mots, des choses et des objets permettrait de ne plus confondre manque, besoin et nécessité. Apprendre le lâcher-prise, c'est comprendre le sens de la liberté qui ouvre la porte du Nirvana : espace instantané, momentané ou durable de notre esprit sans limite. L'éthique est un besoin qui permet de réguler la pensée humaine et les situations. A chaque temps où vivre " ici, maintenant et pleinement " le touche, l'homme est un être entier, sans conflit ni frustration. Au temps suivant, il est bien vivant, créatif et se renouvelle comme une réincarnation ad hoc de lui-même. Mille vies dans une vie, dit le Bouddha. Ceci est possible grâce un patrimoine reçu, à bonifier comme un potentiel : le Karma, qui fera que l'homme de vertu le sera davantage le lendemain, sur le Chemin octuple du Juste milieu. La cupidité et l'avidité le guettent.
L'enseignement de Siddharta Gautama, le Bouddha historique, perdure jusqu'à nos jours à travers différentes écoles et pratiques. A côté de sa dimension religieuse et mystique, cette tradition offre des perspectives humaines et philosophiques. Cet ouvrage propose une approche nouvelle, psychologique, qui s'appuie sur des événements de la vie du Bouddha connus d'après le récit de ses continuateurs.
Le prix à payer aujourd'hui, à cause du développement des civilisations, est un environnement dégradé, marqué principalement par le changement climatique et la montée des eaux. Les politiques nationales, aidées par les organisations internationales, ne sont pas à la mesure des migrations et des catastrophes annoncées, qui franchissent les frontières. En parallèle au statut de réfugié politique, il faudrait créer un statut de réfugié climatique, pour que ce migrant retrouve du bien-être et s'intègre au nouvel environnement qui a permis son arrivée.
« Vous allez au Japon ? Quelle chance vous avez ! », me disent, en ch?ur, beaucoup de mes amis du Caire. « Alors, vous allez voir », m'affirment ceux qui connaissent ou font un peu semblant. Et s'en suit une longue liste, baroque autant qu'étrange, digne d'un inventaire « à la Jacques Prévert », de ce que le Japon évoque surtout pour eux. Bien sûr, les sushis et le « Fujiyama », les cerisiers en fleurs et les kakemonos : l'empereur Hiro Hito et Madame Butterfly ; le sumo et Madame Chrysanthème ...