Inventeur du "prêt-à-porter", Pierre Cardin est surtout connu pour ses créations dans le domaine de la mode et des accessoires. Il a pourtant développé une ligne de mobilier unique au cours des années 1970, transposant ainsi son approche sculpturale de la mode dans le design domestique. Dans la galerie Evolution, son mobilier "Haute couture" s'expose telles des robes que l'on admire en tournant autour. Le meuble Cardin porte à la fois les marques indélébiles d'une poésie futuriste et d'une ébénisterie héritée de la grande tradition française. Le mobilier de Pierre Cardin est également le fruit d'une aventure collective dont il fut le chef d'orchestre et le catalyseur d'Idées. Mécène et entrepreneur audacieux, il a offert la possibilité à de nombreux artistes comme Serge Manzon, Christian Adam, Maria Pergay, Giacomo Passera, Claude Prevost ou François Cante-Pacos de participer au renouveau du mobilier contemporain français Les documents d'archives et les photographies spécialement réalisées pour cet ouvrage illustrent le champ d'expérimentation inouï ouvert par Pierre Cardin. L'histoire retiendra autant l'originalité de ses luminaires, édités par la firme Yamada Shomei pour le Japon, que le rare mobilier sorti de ses ateliers et dont les "cellules pluggées""de sa ligne Espace sont, encore aujourd'hui, le symbole avant-gardiste de l'empereur des Seventies."
Nombre de pages
215
Date de parution
02/07/2006
Poids
1 740g
Largeur
261mm
Plus d'informations
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EAN
9782080114709
Titre
Pierre Cardin évolution. Meubles et design
Auteur
Loyauté Benjamin ; Faggiano Jérôme ; Herrman Nils
Editeur
FLAMMARION
Largeur
261
Poids
1740
Date de parution
20060702
Nombre de pages
215,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Benjamin Loyauté (né en 1979, en France) se définit comme un do-er, auteur, vidéaste, réalisateur, artiste et designer-scénariste. Il poursuit depuis quelques années une réflexion sur les écosystèmes contemporains de l'art et du design à travers le langage. Sa recherche et son travail évoluent à la frontière de systèmes collaboratifs et transdisciplinaires : héritage et anthropologie, art et sémantique, design et géographie. Passé par le commissariat d'exposition et la direction artistique, il mène depuis une réflexion sur nos sociétés contemporaines, l'influence du langage, de la culture et du temps dans un contexte donné. Benjamin Loyauté a passé des années à expérimenter la géopolitique du design, la valeur symbolique et d'usage des objets. Il a rédigé de nombreux essais académiques multidisciplinaires, dans des domaines tels que les sciences sociales, la philosophie et le design afin, notamment, de créer un nouveau pragmatisme, une nouvelle conception sémantique des objets et ainsi révéler leur vraie symbolique et leur capacité de réveiller une forme d'engagement et d'action dans la société. C'est un travail qu'il a mené avec son film Le Bruit des bonbons ? The Astounding Eyes of Syria, exposé en 2016 à la Biennale du design de Londres, dans une installation pour le Pavillon français. Heterotopia, Affordance & New Pragmatism est la deuxième publication de l'artiste. Benjamin Loyauté y reprend son travail sémantique en élaborant le manifeste d'un nouveau pragmatisme et en abordant le contexte géopolitique de l??uvre. À travers ses installations ? et toujours dans le but de révéler la vraie symbolique des choses ?, il impose « la capacité d'objets matériels, tels que les confiseries, à transporter le sujet dans le monde de l'immatériel et du souvenir », d'après les propos de Véronique Dassié (ethnologue et docteur à l'École des recherches avancées en sciences sociales de Paris) avec qui Benjamin a collaboré pour ce manifeste. Il a été accompagné également de Géraldine Sfez, ancienne élève à l'École normale supérieure (ENS), agrégée et docteur en philosophie, et membre du CEAC (Centre d'études des Arts contemporains). Dans ce manifeste, Géraldine Sfez aborde notamment la façon dont la fiction peut changer la réalité et nous pousser à sortir de notre inertie. En 2016, Benjamin Loyauté a représenté la France à la Biennale du design à Londres. Cet événement a rassemblé plus de trente pays et territoires dans le monde. Son thème, l'utopie, a offert aux artistes la possibilité d'échanger sur la diversité des « designs » et les explorer sans limite.
Le bruit des bonbons ? The Astounding Eyes of Syria aborde la force de langage de la confiserie et des objets quotidiens. L??uvre explore les condensations de l'histoire, la résistance de nos héritages passés. Si le bonbon est un transmetteur universel qui humanise les relations entre les individus, il est ici l'objet moteur qui a le pouvoir de rassembler, de transmettre comme de se souvenir. C'est à travers la confiserie syrienne, que l'installation évoque et partage des souvenirs qui survivent au temps et à l'horreur de la guerre. Elle tisse des temporalités à la fois vraisemblantes et réelles sur fond de traditions partagées. Beaucoup de Syriens se retrouvent aujourd'hui autour de leur héritage vivant dont les souvenirs collectifs et individuels engagent la survie d'un immatériel qu'on ne saurait faire plier, réduire et oublier. Le Louloupti est un véritable petit bonbon qui nous rappelle les Abaib Ghouwar, petits sabots syriens en sucre, le souk d'Al-Hamidiyah et la Booza qui sont aujourd'hui plus que jamais dans la mémoire des Syriens en Jordanie, en France, au Canada, en Italie... Ces confiseries, objets-images et de liens, réparent notre regard et réveillent notre capacité à voir et à mobiliser. Imaginées par Benjamin Loyauté, ces sucreries narratives sont des agents transmetteurs, des actants. Durant plusieurs siècles, les peuples arabes introduisent le sucre dans la pharmacopée. Au XVIe siècle, le sucre était vendu par les apothicaires. Le bonbon avait ses vertus que l'histoire ne lui a pas depuis, reprises. Découverte en Syrie par Max Mallowan en 1937, l'idole aux yeux est une sculpture qui intrigue toujours et dont la fonction n'a jamais été véritablement tranchée. Le Louloupti dessiné à partir de cette archéologie est aussi spéculatif que tangible. En meringue et à la rose de Damas, il aurait aussi la fonction de prolonger le temps et les souvenirs comme de préserver l'avenir... En collectant les mots, les histoires et les « mémoires sucrées » de ses amis syriens sur des cartes postales, l'artiste et designer participe à la protection d'une culture dont la trace forme une armure. L'installation est une expérience « fictio-fonctionnelle », où les objets-mots ont une force perlocutoire. Benjamin Loyauté utilise pour la première fois le terme design sémantique en 2014. Il définit alors le design comme un langage et développe ses premières installations autour des actes de langage. Il engage depuis une réflexion sur la géopolitique du design, nos sociétés contemporaines et l'ensemble de ses actes conditionnés par la langue, la culture, le temps et l'espace. « Les objets sont comme des mots et mes installations comme des histoires, aussi factuelles que spéculatives elles révèlent nos comportements, affectent nos certitudes et notre perception des choses ». B.L.
Et pourquoi pas le beau ? Le beau dans tous les sens ! La IXe édition de la Biennale Internationale Design Saint-Etienne 2015 s'attarde sur la "réception du beau" et révise les "ce qu'on en dit". Statufié, incompressible et universel pour les uns, le beau reste vivant et transitoire pour les autres. Son état multipolaire est l'expression démocratique de sa réception. Tout le monde a le droit de trouver que "c'est super beau !", et chacun peut dire le contraire ! Le beau n'est pas un "utilicide" corrosif ni même un cosmétique narcotisant. L'expérience collective et sans idéologie invite à la spontanéité, quand l'expérience individuelle préfère parfois le calcul d'une distanciation analytique. Le beau se stabilise en fonction de critères de temps, d'espace, d'éducation, de société, de contexte : c'est dire combien il est mobile... L'ensemble des expositions explore des territoires d'illusions, de vérités, d'expressions, d'étrangetés, de maniements et de révélations. Le beau se montre silencieux ou turbulent. Il se lit, se devine, se décline, s'invente parfois. Peut-on devancer et façonner la réception du beau ? Comment les formes sont-elles induites par la fonction ? Que racontent-elles sur les modes de vie et les pratiques d'une société ?