Le bruit des bonbons ; The astounding eyes of Syria. Edition français-anglais-arabe
Loyauté Benjamin
DILECTA
39,00 €
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EAN :9782373720150
Le bruit des bonbons ? The Astounding Eyes of Syria aborde la force de langage de la confiserie et des objets quotidiens. L??uvre explore les condensations de l'histoire, la résistance de nos héritages passés. Si le bonbon est un transmetteur universel qui humanise les relations entre les individus, il est ici l'objet moteur qui a le pouvoir de rassembler, de transmettre comme de se souvenir. C'est à travers la confiserie syrienne, que l'installation évoque et partage des souvenirs qui survivent au temps et à l'horreur de la guerre. Elle tisse des temporalités à la fois vraisemblantes et réelles sur fond de traditions partagées. Beaucoup de Syriens se retrouvent aujourd'hui autour de leur héritage vivant dont les souvenirs collectifs et individuels engagent la survie d'un immatériel qu'on ne saurait faire plier, réduire et oublier. Le Louloupti est un véritable petit bonbon qui nous rappelle les Abaib Ghouwar, petits sabots syriens en sucre, le souk d'Al-Hamidiyah et la Booza qui sont aujourd'hui plus que jamais dans la mémoire des Syriens en Jordanie, en France, au Canada, en Italie... Ces confiseries, objets-images et de liens, réparent notre regard et réveillent notre capacité à voir et à mobiliser. Imaginées par Benjamin Loyauté, ces sucreries narratives sont des agents transmetteurs, des actants. Durant plusieurs siècles, les peuples arabes introduisent le sucre dans la pharmacopée. Au XVIe siècle, le sucre était vendu par les apothicaires. Le bonbon avait ses vertus que l'histoire ne lui a pas depuis, reprises. Découverte en Syrie par Max Mallowan en 1937, l'idole aux yeux est une sculpture qui intrigue toujours et dont la fonction n'a jamais été véritablement tranchée. Le Louloupti dessiné à partir de cette archéologie est aussi spéculatif que tangible. En meringue et à la rose de Damas, il aurait aussi la fonction de prolonger le temps et les souvenirs comme de préserver l'avenir... En collectant les mots, les histoires et les « mémoires sucrées » de ses amis syriens sur des cartes postales, l'artiste et designer participe à la protection d'une culture dont la trace forme une armure. L'installation est une expérience « fictio-fonctionnelle », où les objets-mots ont une force perlocutoire. Benjamin Loyauté utilise pour la première fois le terme design sémantique en 2014. Il définit alors le design comme un langage et développe ses premières installations autour des actes de langage. Il engage depuis une réflexion sur la géopolitique du design, nos sociétés contemporaines et l'ensemble de ses actes conditionnés par la langue, la culture, le temps et l'espace. « Les objets sont comme des mots et mes installations comme des histoires, aussi factuelles que spéculatives elles révèlent nos comportements, affectent nos certitudes et notre perception des choses ». B.L.
Nombre de pages
400
Date de parution
19/08/2016
Poids
1 920g
Largeur
207mm
Plus d'informations
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EAN
9782373720150
Titre
Le bruit des bonbons %3B The astounding eyes of Syria. Edition français-anglais-arabe
Auteur
Loyauté Benjamin
Editeur
DILECTA
Largeur
207
Poids
1920
Date de parution
20160819
Nombre de pages
400,00 €
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Benjamin Loyauté (né en 1979, en France) se définit comme un do-er, auteur, vidéaste, réalisateur, artiste et designer-scénariste. Il poursuit depuis quelques années une réflexion sur les écosystèmes contemporains de l'art et du design à travers le langage. Sa recherche et son travail évoluent à la frontière de systèmes collaboratifs et transdisciplinaires : héritage et anthropologie, art et sémantique, design et géographie. Passé par le commissariat d'exposition et la direction artistique, il mène depuis une réflexion sur nos sociétés contemporaines, l'influence du langage, de la culture et du temps dans un contexte donné. Benjamin Loyauté a passé des années à expérimenter la géopolitique du design, la valeur symbolique et d'usage des objets. Il a rédigé de nombreux essais académiques multidisciplinaires, dans des domaines tels que les sciences sociales, la philosophie et le design afin, notamment, de créer un nouveau pragmatisme, une nouvelle conception sémantique des objets et ainsi révéler leur vraie symbolique et leur capacité de réveiller une forme d'engagement et d'action dans la société. C'est un travail qu'il a mené avec son film Le Bruit des bonbons ? The Astounding Eyes of Syria, exposé en 2016 à la Biennale du design de Londres, dans une installation pour le Pavillon français. Heterotopia, Affordance & New Pragmatism est la deuxième publication de l'artiste. Benjamin Loyauté y reprend son travail sémantique en élaborant le manifeste d'un nouveau pragmatisme et en abordant le contexte géopolitique de l??uvre. À travers ses installations ? et toujours dans le but de révéler la vraie symbolique des choses ?, il impose « la capacité d'objets matériels, tels que les confiseries, à transporter le sujet dans le monde de l'immatériel et du souvenir », d'après les propos de Véronique Dassié (ethnologue et docteur à l'École des recherches avancées en sciences sociales de Paris) avec qui Benjamin a collaboré pour ce manifeste. Il a été accompagné également de Géraldine Sfez, ancienne élève à l'École normale supérieure (ENS), agrégée et docteur en philosophie, et membre du CEAC (Centre d'études des Arts contemporains). Dans ce manifeste, Géraldine Sfez aborde notamment la façon dont la fiction peut changer la réalité et nous pousser à sortir de notre inertie. En 2016, Benjamin Loyauté a représenté la France à la Biennale du design à Londres. Cet événement a rassemblé plus de trente pays et territoires dans le monde. Son thème, l'utopie, a offert aux artistes la possibilité d'échanger sur la diversité des « designs » et les explorer sans limite.
Et pourquoi pas le beau ? Le beau dans tous les sens ! La IXe édition de la Biennale Internationale Design Saint-Etienne 2015 s'attarde sur la "réception du beau" et révise les "ce qu'on en dit". Statufié, incompressible et universel pour les uns, le beau reste vivant et transitoire pour les autres. Son état multipolaire est l'expression démocratique de sa réception. Tout le monde a le droit de trouver que "c'est super beau !", et chacun peut dire le contraire ! Le beau n'est pas un "utilicide" corrosif ni même un cosmétique narcotisant. L'expérience collective et sans idéologie invite à la spontanéité, quand l'expérience individuelle préfère parfois le calcul d'une distanciation analytique. Le beau se stabilise en fonction de critères de temps, d'espace, d'éducation, de société, de contexte : c'est dire combien il est mobile... L'ensemble des expositions explore des territoires d'illusions, de vérités, d'expressions, d'étrangetés, de maniements et de révélations. Le beau se montre silencieux ou turbulent. Il se lit, se devine, se décline, s'invente parfois. Peut-on devancer et façonner la réception du beau ? Comment les formes sont-elles induites par la fonction ? Que racontent-elles sur les modes de vie et les pratiques d'une société ?
Inventeur du "prêt-à-porter", Pierre Cardin est surtout connu pour ses créations dans le domaine de la mode et des accessoires. Il a pourtant développé une ligne de mobilier unique au cours des années 1970, transposant ainsi son approche sculpturale de la mode dans le design domestique. Dans la galerie Evolution, son mobilier "Haute couture" s'expose telles des robes que l'on admire en tournant autour. Le meuble Cardin porte à la fois les marques indélébiles d'une poésie futuriste et d'une ébénisterie héritée de la grande tradition française. Le mobilier de Pierre Cardin est également le fruit d'une aventure collective dont il fut le chef d'orchestre et le catalyseur d'Idées. Mécène et entrepreneur audacieux, il a offert la possibilité à de nombreux artistes comme Serge Manzon, Christian Adam, Maria Pergay, Giacomo Passera, Claude Prevost ou François Cante-Pacos de participer au renouveau du mobilier contemporain français Les documents d'archives et les photographies spécialement réalisées pour cet ouvrage illustrent le champ d'expérimentation inouï ouvert par Pierre Cardin. L'histoire retiendra autant l'originalité de ses luminaires, édités par la firme Yamada Shomei pour le Japon, que le rare mobilier sorti de ses ateliers et dont les "cellules pluggées""de sa ligne Espace sont, encore aujourd'hui, le symbole avant-gardiste de l'empereur des Seventies."
Après avoir exposé et produit les artistes ou les projets artistiques les plus fous, la Monnaie de Paris, fidèle à son ADN de faiseuse d'expositions précieuses, réunit deux grandes figures de l'art contemporain et donne carte blanche à Bertrand Lavier pour un hommage à Raymond Hains. Raymond Hains (1926-2005), esprit génial, libre et facétieux qui déclarait être « le ministre de sa propre culture » sera ici célébré et chahuté par Bertrand Lavier qui proposera, dans chacune des douze salles de l'exposition, d'en revisiter les chefs d??uvre. Douze clins d??il où Bertrand Lavier confronte, provoque et joue avec les ?uvres de Raymond Hains, mais également avec les siennes. Dans cette exposition où la poésie le dispute à l'absurde, on vous parlera notamment de bière, de ski, de Matisse et de Picasso.
En 2009, à Nantes, Ange Leccia réalisait Nymphéa, ?uvre permanente d'Estuaire, qui consiste en une projection vidéo à la surface de l'eau : il venait installer, dans la ville de naissance de Jacques Demy, l'image surnaturelle d'une icône de la mode et du cinéma, Laetitia Casta. En jouant des effets éclatants de l'image sur l'élément aquatique, Ange Leccia revenait à l'essence même de la vidéo : la projection de lumière. Le temps de la prise de vue y rejoint le temps de l'eau qui passe. Nymphéa est sous l'eau comme toutes les images que va chercher Ange Leccia sont en lui. Cette quête, ce voyage à l'intérieur de soi, est le programme de « La mer allée avec le soleil ». Une exposition introspective, telle une plongée dans trente-cinq années de pratique dans laquelle on rencontre toutes les figures qui font la singularité et la beauté du travail d'Ange Leccia : l'omniprésence de l'eau, des images comme des souvenirs de sa jeunesse corse ; les explosions, tempêtes, orages et déferlantes qui illustrent sa sensibilité à fleur de peau ; des images télévisuelles retravaillées dans lesquelles la gravité intérieure rejoint la gravité du monde (en contraste, sans cesse, la beauté du monde naturel) ; les jeunes filles ou l'adolescence comme l'état de création artistique de tous les possibles, mais où l'on se sent perdu face à l'inconnu ; la pop music et les tubes qui souvent collent au souvenir d'un sentiment fort. Pensé au départ comme un événement biennal (2007-2009-2012), Estuaire Nantes Saint-Nazaire est aujourd'hui une collection à ciel ouvert de trente oeuvres permanentes réalisées in situ, à Nantes, Saint-Nazaire et dans les communes riveraines de l'estuaire de la Loire qui les relie. Le projet artistique accompagne un projet politique : la construction de la métropole Nantes Saint-Nazaire. Ainsi, chacune des oeuvres de ce «monument dispersé » guide vers un lieu atypique ou un site remarquable de l'estuaire. Entre réserves naturelles fragiles et bâtiments industriels gigantesques, l'estuaire de la Loire est un territoire complexe. Dédales de petits chemins, enchevêtrements d'étiers, portes d'entrées multiples à sa découverte : les ?uvres d'Estuaire sont le fil d'Ariane d'un espace en mutation constante.
Yves Klein n'a eu que peu de temps pour se faire un nom dans le milieu de l'art. Pourtant, lorsqu'il meurt d'une crise cardiaque en 1962, l'artiste est déjà une légende. En quelques années, il est devenu l'une des figues majeures de l'art contemporain à l'international. Représenté par les plus grandes galeries de son temps, Yves Klein a également exposé dans les plus prestigieuses institutions. Comprenant très tôt l'importance croissante des médias - qu'il utilise à son avantage -, il ne considère pas la photographie comme un simple moyen de documentation, mais plutôt et surtout comme une façon de présenter ses modèles. En décidant lui-même par qui et comment il est photographié, Yves Klein a fait de sa vie artistique un mythe, rendant floues les limites entre ses oeuvres et sa vie privée. Yves Klein in/out Studio propose la reproduction d'oeuvres de Klein (Le Saut dans le vide, les murs de l'Opéra-Théâtre de Gelsenkirchen, des vues de son exposition programmatique "Monochrome und Feuer" au Museum Haus Lange de Krefeld, en 1961) ainsi qu'un regard sur l'envers de son travail, notamment de ses performances. Au fil des pages, on découvrira ainsi la genèse de ses fameuses "Anthropométries" et des peintures de feu, des portraits de l'artiste dans son studio ou en voyage, ainsi que de nombreuses planches contact reproduisant des photos "non autorisées" et encore inédites.
Ce livre est publié à l'occasion de la première exposition de Jiang Dahaï à Paris, à l'invitation du musée national des Arts asiatiques Guimet. Né à Nankin en 1946, Jiang Dahaï (naturalisé Français depuis 1991) partage son temps entre Paris et Pékin. Formé successivement à l'Académie centrale des beaux-arts de Chine (Pékin) et à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, son ?uvre picturale s'affirme aujourd'hui comme l'une des plus achevées d'une génération durement éprouvée par la Révolution culturelle. Renouvelant le dialogue fécond suscité par la rencontre, au siècle dernier, entre les traditions picturales française et chinoise entreprise par des artistes formés à Paris, comme Zao Wou Ki, Chu Teh Chun, ou avant eux Xu Beihong, les peintures de Jiang Dahaï, détachées du lyrisme gestuel de la calligraphie, livrent, dans une langue abstraite et minimale, une subtile et fascinante vision de paysages à la fois cosmiques et célestes. Faites d'une chorégraphie manuelle de légères gouttes de couleurs transparentes lancées par le pinceau sur la toile, sans contact avec elle, les peintures révèlent des modulations harmoniques infinies, à la fois immobiles et fluides, qui se déploient comme dans un ciel sans cesse renouvelé par la capture de la lumière.