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Cinéma et mondialisation. Une esthétique des inégalités
Lowy Vincent
BORD DE L EAU
18,30 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782356871053
Militant pour le respect de l'environnement, imaginant des cauchemars sanitaires, pointant du doigt aberrations alimentaires et vertige bancaire, de nombreux cinéastes alertent les spectateurs sur les écueils qu'entraînent les processus globalisés. Mais ils s'enferment aussi dans de multiples contradictions, comme en témoigne le paradoxal Avatar (2010), film à tonalité écologiste qui vante le dialogue des cultures mais qui est sans doute l'objet culturel le plus hégémonique jamais produit. A l'heure où en Europe le refus de la mondialisation provoque un regain identitaire qui envahit le champ démocratique et condamne les exécutifs, de droite comme de gauche, à gérer la réaction, il importe de comprendre l'influence de ces films qui jouent sur une esthétique du choc, de la peur et du chaos. Par une surenchère de représentations millénaristes ou apocalyptiques, ils minimisent les enjeux culturels et démocratiques de cette évolution. Véhiculée par des angoisses sécuritaires, l'idée de catastrophe systémique devient ainsi la métaphore des inégalités de masse qu'entraîne la mondialisation : elle entretient l'impression d'une impuissance du politique et contribue à la perception globale d'un monde en voie d'effondrement.
Nombre de pages
158
Date de parution
21/04/2011
Poids
322g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782356871053
Titre
Cinéma et mondialisation. Une esthétique des inégalités
Auteur
Lowy Vincent
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
150
Poids
322
Date de parution
20110421
Nombre de pages
158,00 €
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Comment la mémoire historique se structure-t-elle ? Peut-il réellement y avoir connaissance du passé par la reconstitution filmique ? Quel est le rôle de l'image dans nos sociétés ? Pour apporter quelques éléments de réponse à ces questions essentielles, cet ouvrage prend les camps d'extermination nazis et le génocide juif comme objets d'étude et reconstitue les différentes étapes de leur assimilation par le film. L'histoire infilmable est une analyse fondée sur la comparaison de trois œuvres décisives, qui évoquent directement le phénomène exterminateur : Nuit et Brouillard (1955) d'Alain Resnais, Shoah (1985) de Claude Lanzmann et La liste de Schindler (1993) de Steven Spielberg. Ces films correspondent aux trois grandes phases de la perception historique qui se sont succédé depuis 1945, depuis la volonté d'oubli, le mélange de mise à distance et de compassion qui ont marqué les années d'après-guerre jusqu'aux problèmes d'interprétation et la surenchère polémique et médiatique que l'on connaît aujourd'hui. Bien qu'ils aient été conçus en opposition les uns par rapport aux autres, ces films engagent de nombreux renvois, qui forment un réseau intertextuel d'influences et de contre-influences. En mettant ce réseau à jour, il s'agit de démontrer que la représentation de l'histoire au cinéma repose sur des effets de substitution et de détournement qui évoluent au fil clés années et qui, mieux que les témoignages écrits, ont conduit le génocide juif à incarner une contre-utopie permanente pour le monde contemporain.
Sorti en France en 1971, Le Chagrin et la pitié a provoqué un véritable séisme. En mettant en évidence la complexité des rapports entretenus par les Français avec l'occupant, Marcel Ophuls a balayé la vulgate gaulliste de la résistance généralisée au nazisme qui prévalait jusque-là, y compris chez les historiens. Interdit à la télévision française pendant plus de dix ans, ce film a ouvert la voie à une connaissance de l'histoire plus nuancée, plus critique, plus libre. Mais il faut redécouvrir les autres films d'Ophuls, comme le portrait du tortionnaire nazi Klaus Barbie Hotel Terminus (1988), récompensé par un Oscar, ou Veillées d'armes (1994), document incontournable sur la guerre de Bosnie... Par son sens du spectacle et son goût de la démystification, Marcel Ophuls bouscule les dogmes du film documentaire. Fils d'un génie du cinéma, marqué par l'expérience de l'exil, par la fréquentation des studios d'Hollywood et par son amitié avec François Truffaut, il porte avec lui un rapport fertile à l'image : derrière sa silhouette se lève toute la culture des émigrés de 1933, cette conviction aiguë et pleine d'humour de symboliser, bien malgré soi, la mauvaise conscience de son temps.
Altérité, disparité, ethnocentrisme, taxinomie, racisme... Autant de concepts protéiformes que les auteurs de cet ouvrage ont creusés en révélant la richesse d'oeuvres cinématographiques de différentes aires culturelles et linguistiques de quatre continents : Afrique, Amérique, Asie, Europe. Les films analysés abordent la colonisation des continents africain et américain Man to Man, Alba de América), les guerres, l'oppression des dominants et la haine de l'ennemi intérieur ou extérieur (Bruegel, le moulin et la croix, Capitaine Alatriste, Les quatre cavaliers de l'Apocalypse, Mare nostrum. ainsi que des films de propagande nazie). l'exclusion (Hijack stories, The wooden camera, White Wedding, Latcho Drom), l'incompréhension sous toutes ses formes (Esquilache, Gatsby, Les femmes du 6e étage, Big shot). Autochtone déshumanisé et chosifié, ennemi ou occupant, indésirable, être difforme ou mystérieux, l'Autre voit son image brouillée par l'ignorance, par une absence de (re-)connaissance, et la mise à distance. Véhicule d'objets sémiologiques menant à l'universel et à l'atemporalité du discours. le cinéma appartient aux langues officielles que reconnaît l'O.N.U. Sa mise en image(s) présente et représente, suggère, engage et dénonce. Elle participe ainsi à l'éveil de la conscience d'un spectateur métaphorisé, cet Autre pour lequel on écrit et on filme.
Les élections ne se gagnent plus dans les urnes, mais dans les flux d'informations qui façonnent nos opinions. Steve Bannon le conseiller de Trump (lors du 1er mandat) ne disait-il pas : "La véritable opposition, ce sont les médias. Et la façon de gérer ça, c'est d'inonder la zone de merde". Nous en sommes là. Chaque jour, des milliards de données sont analysées, triées, amplifiées ou invisibilisées par des algorithmes qui orientent le débat public sans que nous en ayons conscience. L'intelligence artificielle n'est plus seulement un outil : elle redessine les règles du jeu démocratique. Ce livre retrace l'ascension fulgurante de l'IA politique et montre comment la vérité elle-même devient une variable d'ajustement. Cette dérive qui partout met en exergue les "passions tristes" est-elle une fatalité ? Serions-nous condamnés à jamais aux vigueurs orientées des algorithmes ?