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L'ère de l'impérialisme
Louzon Robert
SPARTACUS
7,00 €
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EAN :9791094106211
Si la Deuxième Guerre mondiale apparaît bien comme une conséquence de la manière dont s'est terminée la première, elles se situent dans des périodes bien différentes : en 1918, les résidus du féodalisme qui persistaient en Europe centrale et orientale ont été pour l'essentiel balayés ; en 1945, s'ouvre la perspective de constitution d'un véritable empire. Robert Louzon précise : les impérialismes dont les affrontements ont débouché sur la Première Guerre mondiale n'étaient que du colonialisme, l'annexion de territoires à des Etats-nation. La constitution d'un empire est à une autre échelle : celle d'une civilisation qui s'impose à un ensemble de nations qu'elle vassalise. Il distingue trois candidats à la constitution d'un tel empire : l'Union soviétique, les Etats-Unis et, s'il pouvait se constituer, un ensemble Chine-Japon. L'Europe est un enjeu crucial pour la constitution de l'empire, étant le centre intellectuel fondateur de la civilisation contemporaine : Athènes par rapport à l'empire romain. Vis-à-vis de l'Europe, l'Union soviétique dispose d'atouts considérables : la similitude des comportements sociaux d'une grande partie de la population de la zone qu'elle domine avec ceux d'autres pays d'Europe ; l'attrait qu'exerce son régime sur les classes ouvrières européennes, qui y voient un "sauveur suprême" , et sur les intellectuels des pays occidentaux, qui y reconnaissent leur Etat de classe. Mais l'empire ne peut être bâti que par l'Etat qui dispose de la supériorité technique, et l'Union soviétique est consciente de son infériorité dans ce domaine. Cette supériorité, les Etats-Unis la possèdent, non pas parce qu'ils sont pionniers dans le domaine de la recherche, mais parce que leur attachement à l'économie libérale pousse les entrepreneurs à innover sans cesse. Mais cette supériorité, ils risquent de la perdre si se tarissent les sources de l'invention et si l'étatisation de l'économie se développe comme elle l'a fait en Europe.
Nombre de pages
96
Date de parution
01/01/1948
Poids
78g
Largeur
143mm
Plus d'informations
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EAN
9791094106211
Titre
L'ère de l'impérialisme
Auteur
Louzon Robert
Editeur
SPARTACUS
Largeur
143
Poids
78
Date de parution
19480101
Nombre de pages
96,00 €
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Il faut correctement raconter l'histoire de la Chine au monde", et en particulier "ses contributions majeures à la civilisation mondiale", déclare Xi Jinping lors du 19e Congrès du Parti communiste chinois, en 2019. Depuis une vingtaine d'années, la Chine diffuse un récit historique qui justifie le rôle qu'elle aspire à jouer sur la scène internationale. Dans ce grand récit, le pays est présenté comme l'acteur, depuis l'Antiquité, d'une mondialisation douce, alternative à celle portée par l'Europe puis les Etats-Unis. De l'universalisme confucéen aux routes de la soie, Victor Louzon analyse ce récit et en interroge les fondements historiques. Entre mythes et réalités, il éclaire la manière dont la Chine raconte aujourd'hui sa place dans l'histoire du monde. Un livre indispensable pour comprendre le défi que la Chine impose à l'ordre mondial.
Iris est un petit poisson exotique qui vit dans les eaux chaudes des tropiques. Entourée de superbes poissons bon chic bon genre, Iris se sent prisonnière de son milieu et s?y ennuie. Quand un jour étrange, tous les poissons perdent soudain leurs belles couleurs et deviennent noir et blanc. La rumeur parle alors de l?existence d?un remède caché tout au fond des océans : dans les abysses. Mais personne n?ose s?aventurer si bas de peur de croiser les terribles créatures sous-marines qui nagent dans les profondeurs sans lumière. Refusant de se laisser impressionner, Iris brave la frousse générale et prend la route des abysses pour y chercher la cure et ramener la couleur dans les tropiques.
Ce n?est que dans les années 1920 et 1930 que des militants de différents courants socialistes ont voulu publier en français certains textes de Rosa Luxemburg jugés importants dans le contexte des conflits qui traversaient les mouvements socialiste et communiste. Depuis 1946, les Cahiers Spartacus ont tenu à les conserver disponibles. Si ces textes conservent un intérêt, ce n?est pas seulement par la lumière qu?ils jettent sur ces conflits qui ont façonné en bonne partie le XXe siècle, ou à cause de la personnalité et du destin exceptionnel de leur auteur. C?est aussi par la réflexion qu?ils continuent à fournir sur la possibilité et les conditions du progrès social dans nos sociétés : pour Rosa Luxemburg, ce but final qu?elle visait, n?était rien d?autre " la transformation sociale de l?ordre existant".
Il connaissait par coeur Henri Heine et Goethe qu'il citait souvent dans sa conversation", écrivait Paul Lafargue quelques années après la mort de son beau-père. "Marx possédait une imagination poétique incomparable ; ses premières oeuvres furent des poésies. Mme Marx gardait soigneusement les oeuvres de jeunesse de son mari, mais ne les montrait à personne." Dans ses premières années d'étudiant, autour de ses dix-huit ans, Karl Marx se consacra en effet avec énergie à l'écriture de ces poèmes ; au même âge, Friedrich Engels, de deux ans son cadet, en avait déjà publié plusieurs et si sa production fut à l'époque moins abondante, elle n'était certainement inférieure ni en contenu, ni en style, à celle de son aîné. En consacrant un livre aux travaux poétiques de ces très jeunes adultes, Marcel Ollivier a voulu les replacer dans cette époque où en Allemagne, une petite partie de ses intellectuels commençait à s'élever contre la réaction qui s'était abattue sur l'Europe continentale après la victoire de la Coalition sur la France napoléonienne. La censure, la destitution ou l'exil s'abattaient sur les poètes, les littérateurs et les enseignants critiques ou irrévérencieux comme ce fut le cas pour Heine et d'autres poètes tels que Börne et Freiligrath. En écrivant ces poèmes, les jeunes Marx et Engels exprimaient leurs sentiments sur le monde qui les entouraient et témoignaient des courants de pensée qui les influençaient, quelques années seulement avant qu'ils se lancent dans le combat politique et qu'ils se fassent les chantres du communisme dont le spectre allait hanter l'Europe. Par-delà les controverses innombrables qui ont entouré et entourent encore leurs travaux ultérieurs, ne peut-on aujourd'hui encore entendre ce message tout simple que nous transmet le jeune Marx ? Ne subissons pas passivement Le joug ignominieux. Car le désir et la passion, Car l?action nous restent.
Dès la naissance officielle de Solidarité, lors des grèves d'août 1980, une divergence apparaît entre la pratique des luttes et l'engagement de négociations avec le gouvernement qui aboutiront à un accord dès la fin du mois. L'aggravation de la situation sociale en 1981 s'accompagne d'une opposition croissante au sein du syndicat entre ceux qui cherchent une meilleure gestion de l'économie, et ceux qui veulent assurer le contrôle des travailleurs sur l'ensemble de la société. Le 13 décembre 1981, l'état de guerre est proclamé ; une répression meurtrière s'abat sur le mouvement revendicatif. Solidarité, suspendue, sera déclarée illégale en octobre 1982. Dès juin 1982, indépendamment de la direction officielle de Solidarité, se crée une organisation clandestine - Solidarité combattante - hostile à la politique de consolidation de la société poursuivie par la direction du syndicat. Ce sont les positions, la vie, les aspirations de ce mouvement clandestin, qu'on trouvera dans ce livre à travers un ensemble de documents - communiqués, déclarations et articles de ses journaux - qu'il a lui-même produits.
A l'Est, les dissidents d'autrefois sont devenus les décideurs d'aujourd'hui et de demain. A l'Ouest, les intellectuels antitotalitaires ont mis au point une critique à géométrie variable : en concentrant leur tir sur le Tout-Etat et le bolchevisme, ils ont laissé le champ libre au Tout-Capital et enterré l'idée même de révolution sociale sous les ruines du marxisme-léninisme. Leurs mensonges réconfortants sur la démocratie réellement existante et les droits de l'homme se sont substitués au mensonge déconcertant du communisme prétendument réalisé. L'anticommunisme - non plus l'anti-soviétisme, ou l'anti-parti communiste, celui-ci étant en coma dépassé - a changé de sens : il n'est plus tourné vers l'ennemi extérieur, mais vers l'ennemi intérieur, ces dissidents du monde occidental qui n'ont jamais dissocié la critique du capital de celle de l'Etat.