Les « revenants » du djihad. Les stratégies de réconciliation en Afrique du Nord
Lounnas Djallil ; Levallois Agnès
L'HARMATTAN
30,00 €
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EAN :9782336597157
Cet ouvrage explore la question brûlante des "revenants" du djihad et les stratégies de réconciliation élaborées en Afrique du Nord. S'appuyant sur de riches enquêtes de terrain menées entre 2019 et 2023, Djallil Lounnas analyse comment l'Algérie, le Maroc et la Tunisie ont, chacun à leur manière, conjugué déradicalisation, réinsertion et paix civile. Sa thèse : seule une approche enracinée dans la culture islamique du Sulh (conciliation) et de la Moussalaha (réconciliation) peut durablement désarmer les violences issues du djihadisme. L'auteur distingue avec rigueur la déradicalisation idéologique et le désengagement comportemental, et montre que la réussite algérienne et marocaine contraste avec les difficultés rencontrées en Tunisie. En revisitant les traditions islamiques de paix et les politiques contemporaines de sécurité, il éclaire les conditions d'une sortie durable du cycle extrémiste. Ce livre, au croisement de la géopolitique, de la sociologie religieuse et des études sur la sécurité, offre une réflexion essentielle sur la gestion des post-djihadistes et sur les voies possibles d'une réconciliation entre foi, politique et sécurité.
Nombre de pages
296
Date de parution
05/03/2026
Poids
350g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336597157
Auteur
Lounnas Djallil ; Levallois Agnès
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Date de parution
20260305
Nombre de pages
296,00 €
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Ce livre retrace la naissance d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et la recomposition des mouvements djihadistes en Afrique du Nord et au Sahel à la suite de l'apparition de l'État islamique. À partir des récits de plusieurs dizaines de témoins-clés de ces événements, collectés durant plusieurs années de recherches dans la région, Djallil Lounnas explique l'itinéraire de la mouvance radicale djihadiste au Maghreb-Sahel et offre un éclairage nouveau sur les schémas de coopération et les rivalités entre ces organisations.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...