De la notion au concept de transfert de Freud à Lacan
Louka Jean-Michel
L'HARMATTAN
23,00 €
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EAN :9782296069985
Si Sigmund Freud rencontre la notion de transfert et la transforme en concept de la psychanalyse, Jacques Lacan fait évoluer ce dernier en l'intégrant, comme toute question de la psychanalyse, dans les trois dimensions de son ternaire RSI (Réel, Symbolique, Imaginaire). Bien évidemment, Lacan parle de la dimension imaginaire du transfert, déjà majoritairement présente dans la conception freudienne, mais il en dégage irréversiblement la dimension symbolique. Qu'en est-il alors, dans la logique de l'abord lacanien, d'une troisième dimension, réelle, du transfert ? Ce livre est une enquête. Celle-ci s'attache à suivre, progressivement, cette logique qui débouche sur un " Réel de transfert ", cernable dans l'œuvre de Lacan, bien que jamais nommé comme tel.
Nombre de pages
229
Date de parution
23/10/2008
Poids
290g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296069985
Titre
De la notion au concept de transfert de Freud à Lacan
Auteur
Louka Jean-Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
290
Date de parution
20081023
Nombre de pages
229,00 €
Disponibilité
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Ces dix questions de clinique psychanalytique reprennent le fil du séminaire public donné par l'auteur à l'Ecole Lacanienne de la Salpêtrière entre 2003 et 2010. L'ouvrage aborde successivement la question de la définition de la psychanalyse ; de sa pratique et de sa transmission ; de la formation des psychanalystes ; de leur statut, notamment face aux "psychothérapeutes professionnels" récemment institués par l'Etat (loi de 2004 et décret d'application de 2010) ; de l'avenir et du bilan de la discipline, avant d'aborder les thèmes fondamentaux des liens existant entre Freud et Lacan, du transfert et du féminin. Revenant au passage sur des aphorismes tels que "L'inconscient est structuré comme un langage" ou "Il n'y a pas de rapport sexuel" qu'il remet en contexte et explique dans un langage simple non dépourvu d'humour, l'auteur présente de façon claire et synthétique les apports de Lacan à l'histoire de la psychanalyse.
Il n'y a pas de réponse à la question singulière du féminin. Elle est impossible. Sinon que les femmes. une par une, cette question curieusement leur échoit, quelles l'ont en charge. Mais pourquoi ? Ce qui est acquis, par contre. C'est que le féminin n'est pas la féminité, même si celle-ci en est l'un des termes. Et s'il y a du féminin, ce n'est pas parce qu'"il n'y a pas de rapport sexuel " - point d'origine et ressource continuelle à la question du transfert, c'est-à-dire, en somme, de l'amour. Lacan le rappelle : "Il n'y a pas de rapport sexuel parce que la jouissance de l'autre prise comme corps est toujours inadéquate - perverse d'un côté, en tant que l'Autre se réduit à l'objet a - et de l'autre, je dirai folle, énigmatique. N'est-ce pas de l'affrontement à cette impasse, à cette impossibilité d'où se définit un réel, qu'est mis à l'épreuve l'amour ?'" (Encore, 26 juin 1973) Qu'est-ce qui noue ensemble, finalement, ces signifiants qui se renvoient sériellement l'un à l'autre dans une ronde infernale - le féminin, le sexe, la jouissance, le réel et l'amour ? Tel est ce que ce livre ambitionne d'approcher sur le mode d'une étude lacanienne.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...