
La littérature après coup
Le héros d'Amnesia in litteris, courte nouvelle de Patrick Süskind, balayant du regard les livres qui garnissent sa bibliothèque, prend conscience qu'il a tout oublié de ses lectures. Oubliés les comédies de Shakespeare, les volumes de Handke, Rousseau, Tristram Shandy... Seul demeure, de la lecture des Possédés, le souvenir, dans le second tome, de quelqu'un qui se tue d'un coup de pistolet. " Trente ans que je lis pour rien, déplore-t-il. Des milliers d'heures de mon enfance, de ma jeunesse et de mon âge adulte, passées à lire et à n'en retenir rien qu'un immense oubli. " Cette petite histoire correspond à une expérience suffisamment commune et reconnue pour que l'on ne puisse guère la contester : il reste bien peu de choses de nos lectures et il est vrai que l'on oublie beaucoup. Mais on n'oublie pas tout. Cet ouvrage interroge la " littérature après coup ", c'est-à-dire le souvenir de lecture. Même si celui-ci n'est au mieux que la partie émergée d'un iceberg dont la majeure partie échappe à la connaissance, les quelques mots, les quelques images qui restent et s'énoncent disent pourtant quelque chose de ce qui s'est joué dans la rencontre entre le lecteur et l'oeuvre et de ce qui continue à se jouer par te souvenir. Cet ouvrage, qui s'appuie sur de très nombreux témoignages de lecteurs, aide à l'appréhension toujours difficile de la réalité de la lecture de la littérature, de ses modalités et de ses enjeux. A ce titre, il participe d'une réflexion sur l'enseignement de la littérature. Il intéressera tous ceux qui aiment lire et qui se reconnaîtront dans le miroir aux multiples facettes que La Littérature après coup leur tend. Les étudiants, les enseignants et les formateurs y trouveront les éléments fondateurs des théories de la lecture littéraire et des pistes didactiques.
| Nombre de pages | 181 |
|---|---|
| Date de parution | 13/11/2009 |
| Poids | 401g |
| Largeur | 170mm |
| EAN | 9782753509160 |
|---|---|
| Titre | La littérature après coup |
| Auteur | Louichon Brigitte |
| Editeur | PU RENNES |
| Largeur | 170 |
| Poids | 401 |
| Date de parution | 20091113 |
| Nombre de pages | 181,00 € |
| Disponibilité | Impression à la demande |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Romancières sentimentales (1789-1825)
Louichon BrigitteTrès célèbres entre 1789 et 1825, avant que Stendhal, Balzac ou Hugo n'occupent le devant de la scène romanesque, les "romancières sentimentales" seront pourtant très vite oubliées. Sophie Cottin, Adélaïde de Souza, Claire de Duras, Félicité de Genlis, Sophie Gay, Julie de Kriidener et Germaine de Staël ont toutes vu leurs destins bouleversés par la Révolution. Cette fracture leur a donné la possibilité et le désir d'écrire. Mais pourquoi leurs romans ont-ils disparu de l'histoire littéraire, alors qu'ils plaisaient aux contemporains? Quel sens ces textes si vite réputés illisibles avaient-ils pour les lecteurs de cette période de transition entre les XVIIIe et XIXe siècles, qui voit s'achever le temps des Lumières et naître le Romantisme? Et que nous révèlent les romans sentimentaux féminins oubliés de celles et ceux qui les ont dévorés et admirés? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles Romancières sentimentales essaie de répondre. L'ouvrage s'achève sur une interprétation d'Armance autorisée par la mise au jour de cette littérature romanesque féminine avec laquelle et contre laquelle s'est écrit le premier roman de Stendhal. Participant ainsi d'une histoire culturelle, d'une histoire des sensibilités et des mentalités, il contribue également à une histoire littéraire qui associe histoire des textes et des auteurs et histoire des lecteurs et des lectures.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,99 € -

Comparaisons et connexions en didactique de la littérature
Louichon BrigitteSur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,99 € -

Du corpus scolaire à la bibliothèque intérieure
Louichon Brigitte ; Rouxel AnnieLes corpus d'oeuvres littéraires prescrits par l'institution ou effectivement proposés par les enseignants à tous les niveaux du système éducatif et en formation des maîtres répondent à des logiques et des visées que leur analyse met en lumière. Comment les oeuvres sont-elles choisies et mises en relation? En fonction de quels enjeux? Et comment les élèves et les étudiants se les approprient-ils? Telles sont, entre autres, les questions abordées dans cet ouvrage pour définir la littérature scolaire, comprendre les transformations de ses pratiques et de ses finalités. A partir de sources et de méthodes de recherche variées - enquêtes sur les pratiques déclarées d'enseignement et de lecture, analyse de corpus, analyse des discours officiels - les auteurs s'efforcent de préciser la place et la fonction de la littérature dans la formation des élèves. Menées en France, en Belgique, au Québec ou en Suisse, leurs études, synchroniques ou diachroniques, mettent en évidence la relative stabilité d'un canon littéraire, fondement d'une culture commune. Au fil des analyses, les auteurs proposent une réflexion épistémologique sur les notions qui sous-tendent l'enseignement de la littérature: humanités, classiques, patrimoine littéraire, littérature française, francophone, européenne. Ils interrogent ainsi la conception de la culture littéraire sous-jacente à ces choix. Mais, au-delà de cette réflexion, ce qui retient leur attention, c'est l'émergence dans le champ didactique de la notion problématique de "bibliothèque intérieure" qui permet d'approcher la réception des lecteurs, élèves, étudiants ou formateurs, dans ce qu'elle a de plus intime. Cette notion en débat ouvre des perspectives à l'enseignement de la littérature, en mettant en lumière l'écart entre culture littéraire proposée par l'école et culture intériorisée par les sujets lecteurs.Impression à la demandeCOMMANDER18,00 € -

Fictions historiques pour la jeunesse en France et au Québec
Louichon Brigitte ; Brehm SylvainComme leurs aînés, les jeunes lecteurs apprécient les fictions historiques, les romans, les BD, les albums qui les plongent dans un univers révolu. Les collections en édition jeunesse se multiplient pour donner à lire le passé, comprendre le présent ou parfois simplement proposer des histoires dans lesquelles l'Histoire constitue un décor aux couleurs attrayantes. Fictions historiques pour la jeunesse en France et au Québec s'attache à décrire ce phénomène éditorial, littéraire et culturel. En s'appuyant sur des travaux portant sur la France et sur le Québec, cet ouvrage montre que la littérature jeunesse n'échappe pas aux conséquences économiques et culturelles de la mondialisation et qu'il existe bien des formes de fictions historiques communes. Pour autant, le contexte sociopolitique de production rend plus ou moins aisée l'évocation de certains pans du passé. Or, l'histoire et la mémoire participent, de manière particulièrement sensible, des constituants des consciences nationales. Ce livre s'inscrit au croisement de plusieurs domaines : littérature, histoire, histoire des arts, ou études culturelles. De l'Antiquité à Octobre 1970, des trappeurs aux héroïnes du Grand Siècle, de la mémoire de l'esclavage à celle de la guerre d'Algérie, les questionnements variés permettent d'appréhender les fictions historiques pour la jeunesse dans leur diversité.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER22,00 €
Du même éditeur
-

Les motifs au cinéma
Ballo Jordi ; Bergala AlainPourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER30,00 € -

Victimes et profiteurs de guerre ? Les patrons du Nord (1914-1923)
Mastin Jean-Luc ; Hirsch Jean-PierreLa guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 € -

Au bonheur des clients. Travail de la vente et rapports sociaux dans les grands magasins
Barbier PascalLe Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER26,00 € -

Tiers-lieux. Travailler et entreprendre sur les territoires : espaces de coworking, fablabs, hacklab
Krauss Gerhard ; Tremblay Diane-GabrielleEpiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,00 €
