Très célèbres entre 1789 et 1825, avant que Stendhal, Balzac ou Hugo n'occupent le devant de la scène romanesque, les "romancières sentimentales" seront pourtant très vite oubliées. Sophie Cottin, Adélaïde de Souza, Claire de Duras, Félicité de Genlis, Sophie Gay, Julie de Kriidener et Germaine de Staël ont toutes vu leurs destins bouleversés par la Révolution. Cette fracture leur a donné la possibilité et le désir d'écrire. Mais pourquoi leurs romans ont-ils disparu de l'histoire littéraire, alors qu'ils plaisaient aux contemporains? Quel sens ces textes si vite réputés illisibles avaient-ils pour les lecteurs de cette période de transition entre les XVIIIe et XIXe siècles, qui voit s'achever le temps des Lumières et naître le Romantisme? Et que nous révèlent les romans sentimentaux féminins oubliés de celles et ceux qui les ont dévorés et admirés? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles Romancières sentimentales essaie de répondre. L'ouvrage s'achève sur une interprétation d'Armance autorisée par la mise au jour de cette littérature romanesque féminine avec laquelle et contre laquelle s'est écrit le premier roman de Stendhal. Participant ainsi d'une histoire culturelle, d'une histoire des sensibilités et des mentalités, il contribue également à une histoire littéraire qui associe histoire des textes et des auteurs et histoire des lecteurs et des lectures.
Nombre de pages
343
Date de parution
14/01/2010
Poids
494g
Largeur
138mm
Plus d'informations
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EAN
9782842922399
Titre
ROMANCIERES SENTIMENTALES
Auteur
Louichon Brigitte
Editeur
PU VINCENNES
Largeur
138
Poids
494
Date de parution
20100114
Nombre de pages
343,00 €
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Le héros d'Amnesia in litteris, courte nouvelle de Patrick Süskind, balayant du regard les livres qui garnissent sa bibliothèque, prend conscience qu'il a tout oublié de ses lectures. Oubliés les comédies de Shakespeare, les volumes de Handke, Rousseau, Tristram Shandy... Seul demeure, de la lecture des Possédés, le souvenir, dans le second tome, de quelqu'un qui se tue d'un coup de pistolet. " Trente ans que je lis pour rien, déplore-t-il. Des milliers d'heures de mon enfance, de ma jeunesse et de mon âge adulte, passées à lire et à n'en retenir rien qu'un immense oubli. " Cette petite histoire correspond à une expérience suffisamment commune et reconnue pour que l'on ne puisse guère la contester : il reste bien peu de choses de nos lectures et il est vrai que l'on oublie beaucoup. Mais on n'oublie pas tout. Cet ouvrage interroge la " littérature après coup ", c'est-à-dire le souvenir de lecture. Même si celui-ci n'est au mieux que la partie émergée d'un iceberg dont la majeure partie échappe à la connaissance, les quelques mots, les quelques images qui restent et s'énoncent disent pourtant quelque chose de ce qui s'est joué dans la rencontre entre le lecteur et l'oeuvre et de ce qui continue à se jouer par te souvenir. Cet ouvrage, qui s'appuie sur de très nombreux témoignages de lecteurs, aide à l'appréhension toujours difficile de la réalité de la lecture de la littérature, de ses modalités et de ses enjeux. A ce titre, il participe d'une réflexion sur l'enseignement de la littérature. Il intéressera tous ceux qui aiment lire et qui se reconnaîtront dans le miroir aux multiples facettes que La Littérature après coup leur tend. Les étudiants, les enseignants et les formateurs y trouveront les éléments fondateurs des théories de la lecture littéraire et des pistes didactiques.
Les corpus d'oeuvres littéraires prescrits par l'institution ou effectivement proposés par les enseignants à tous les niveaux du système éducatif et en formation des maîtres répondent à des logiques et des visées que leur analyse met en lumière. Comment les oeuvres sont-elles choisies et mises en relation? En fonction de quels enjeux? Et comment les élèves et les étudiants se les approprient-ils? Telles sont, entre autres, les questions abordées dans cet ouvrage pour définir la littérature scolaire, comprendre les transformations de ses pratiques et de ses finalités. A partir de sources et de méthodes de recherche variées - enquêtes sur les pratiques déclarées d'enseignement et de lecture, analyse de corpus, analyse des discours officiels - les auteurs s'efforcent de préciser la place et la fonction de la littérature dans la formation des élèves. Menées en France, en Belgique, au Québec ou en Suisse, leurs études, synchroniques ou diachroniques, mettent en évidence la relative stabilité d'un canon littéraire, fondement d'une culture commune. Au fil des analyses, les auteurs proposent une réflexion épistémologique sur les notions qui sous-tendent l'enseignement de la littérature: humanités, classiques, patrimoine littéraire, littérature française, francophone, européenne. Ils interrogent ainsi la conception de la culture littéraire sous-jacente à ces choix. Mais, au-delà de cette réflexion, ce qui retient leur attention, c'est l'émergence dans le champ didactique de la notion problématique de "bibliothèque intérieure" qui permet d'approcher la réception des lecteurs, élèves, étudiants ou formateurs, dans ce qu'elle a de plus intime. Cette notion en débat ouvre des perspectives à l'enseignement de la littérature, en mettant en lumière l'écart entre culture littéraire proposée par l'école et culture intériorisée par les sujets lecteurs.
Résumé : Comme leurs aînés, les jeunes lecteurs apprécient les fictions historiques, les romans, les BD, les albums qui les plongent dans un univers révolu. Les collections en édition jeunesse se multiplient pour donner à lire le passé, comprendre le présent ou parfois simplement proposer des histoires dans lesquelles l'Histoire constitue un décor aux couleurs attrayantes. Fictions historiques pour la jeunesse en France et au Québec s'attache à décrire ce phénomène éditorial, littéraire et culturel. En s'appuyant sur des travaux portant sur la France et sur le Québec, cet ouvrage montre que la littérature jeunesse n'échappe pas aux conséquences économiques et culturelles de la mondialisation et qu'il existe bien des formes de fictions historiques communes. Pour autant, le contexte sociopolitique de production rend plus ou moins aisée l'évocation de certains pans du passé. Or, l'histoire et la mémoire participent, de manière particulièrement sensible, des constituants des consciences nationales. Ce livre s'inscrit au croisement de plusieurs domaines : littérature, histoire, histoire des arts, ou études culturelles. De l'Antiquité à Octobre 1970, des trappeurs aux héroïnes du Grand Siècle, de la mémoire de l'esclavage à celle de la guerre d'Algérie, les questionnements variés permettent d'appréhender les fictions historiques pour la jeunesse dans leur diversité.