Traité d'architecture sauvage. Manifeste pour une architecture située
Loubes Jean-Paul ; White Kenneth
SEXTANT
19,00 €
Épuisé
EAN :9782849780343
Extrait de la préface de Kenneth WhiteOn le sait, ce sont les civilisés («ceux de la cité») qui ont inventé et développé l'architecture. Les nomades, «barbares» et «sauvages», n'en ont eu cure: pendant que les citoyens, croissant et se multipliant jusqu'à la surpopulation et à l'asphyxie, s'employaient à bâtir logements, prisons, lieux de pouvoir et de culte, ils voyageaient avec le vent en petites bandes éparpillées et composaient de longs poèmes à l'éloge de la terre.Cela étant, on s'étonnera peut-être un peu de voir quelqu'un qui a beaucoup insisté sur le nomadisme, sensoriel et mental, physique et intellectuel, sur l'espace et le mouvement, plutôt que sur la construction, sans parler du monumentalisme, préfacer un livre sur l'architecture.C'est que les choses de l'existence sont complexes et que le réel dépasse toujours les compartimentations commodes dans lesquelles une certaine épistémologie enferme la pensée, bloquant ainsi toute recherche ouverte.«J'ai l'esprit voyageur et l'esprit casanier», disait Hugo. Et Chateaubriand: «Si errant que je sois, j'ai l'esprit sédentaire d'un moine.» Je pense qu'à des degrés divers, nous pouvons tous dire aujourd'hui à peu près la même chose. Il y a en nous une dialectique profonde entre la sédentarité et le déplacement, entre l'errance et la résidence.Il semble incontestable que toute discipline aujourd'hui devrait tenir compte de ce fait anthropologique fondamental, et peut-être avant tout l'architecture. Sans pour autant que la référence anthropologique entraîne (comme dans un certain «postmodernisme» primaire) une adhésion obligée à toutes les croyances de l'humanité accumulées depuis l'animisme, sans qu'elle véhicule quelque regret que ce soit concernant «le désenchantement du monde» tel qu'on le trouve chez certains sociologues un peu spéculatifs, ou «la perte des dieux» telle qu'on la trouve chez certains philosophes encore un peu onto-théologiens (y compris, de temps à autre, Heidegger, pourtant soucieux de cheminer autrement). On peut s'en tenir aux principes abstraits sans se perdre dans le labyrinthe des productions imaginaires que l'humanité a accumulées au long des siècles.Il est beaucoup question dans ce livre de géopoétique. Cette nouvelle théorie-pratique puise dans l'histoire de l'humanité sans s'y arrêter, traverse toutes les disciplines sans se cantonner dans aucune. Ce faisant, elle n'est ni interdisciplinaire, ni transdisciplinaire. En jouant au jeu des préfixes, je serais tenté de la dire sur-disciplinaire. Mais c'est en fait une discipline de base, peut-être même la discipline de base.
Nombre de pages
171
Date de parution
18/11/2010
Poids
236g
Largeur
13mm
Plus d'informations
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EAN
9782849780343
Titre
Traité d'architecture sauvage. Manifeste pour une architecture située
Auteur
Loubes Jean-Paul ; White Kenneth
Editeur
SEXTANT
Largeur
13
Poids
236
Date de parution
20101118
Nombre de pages
171,00 €
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Isabelle Pivert vit à Paris. Elle a publié "Traversée" aux éditions Dufourg-Tandrup en 1995 et a fondé les éditions du Sextant en 2003. Elle est également présidente depuis 2001 du groupement des anciens HEC travaillant dans la culture.