Notes & Morceaux choisis N° 11 Septembre 2014 : Orwell et Mumford. La mesure de l'homme
Louart Bertrand ; Bourlier Pierre ; Gouilleux Anni
LENTEUR
10,00 €
Epuisé
EAN :9782954069647
Ce que j'appellerais technique démocratique est la méthode de production à échelle réduite, reposant principalement sur la compétence humaine et l'énergie animale mais toujours activement dirigée par l'artisan ou l'agriculteur, même lorsqu'ils utilisent des machines. (...) Alors que cette technique démocratique remonte aussi loin que l'usage des outils, la technique autoritaire est une réalisation beaucoup plus récente : elle apparaît à peu près au quatrième millénaire avant notre ère, dans une nouvelle configuration d'invention technique, d'observation scientifique et de contrôle politique centralisé qui a donné naissance au mode de vie que nous pouvons à présent identifier à la civilisation, sans en faire l'éloge. Sous la nouvelle institution de la royauté, des activités auparavant disséminées, diversifiées, à la mesure de l'homme, furent rassemblées à une échelle monumentale, dans une sorte de nouvelle organisation de masse à la fois théologique et technique. (...) Pour parler sans ménagement, la thèse que je défends est celle-ci : depuis la fin des temps néolithiques, au Moyen-Orient, jusqu'à nos jours, [ces] deux techniques ont bien souvent existé côte à côte, la [seconde] émanant du centre du système, extrêmement puissante mais par nature instable, la [première] dirigée par l'homme, relativement faible mais ingénieuse et durable. Si j'ai raison, à moins que nous ne changions radicalement de comportement, le moment est proche où ce qui nous reste de technique démocratique sera totalement supprimé ou remplacé (...). Lewis Mumford
Nombre de pages
147
Date de parution
24/09/2014
Poids
180g
Largeur
130mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782954069647
Titre
Notes & Morceaux choisis N° 11 Septembre 2014 : Orwell et Mumford. La mesure de l'homme
Auteur
Louart Bertrand ; Bourlier Pierre ; Gouilleux Anni
Editeur
LENTEUR
Largeur
130
Poids
180
Date de parution
20140924
Nombre de pages
147,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Bertrand Louart, menuisier-ébéniste à la coopérative Longo maï, pose de façon simple et pédagogique, le dilemme de la critique sociale actuelle : comment critiquer un système dont nous sommes matériellement hyper-dépendants ? En effet, l'histoire du capitalisme industriel est, depuis l'époque des enclosures, celle de la destruction de l'autonomie collective et individuelle. Pour sortir de cette impasse, il défend, contre tous les admirateurs de l'abondance industrielle, la réappropriation des arts et des métiers : reprendre en mains nos conditions d'existence, à la fois pour mieux vivre et saper la mégamachine.
Après 1815, se forme une doctrine qui célèbre l'organisation sociale fondée sur les stupéfiantes avancées technologiques : l'industrialisme. Il n'est pas strictement libéral : les saint-simoniens, ancêtres directs du socialisme sont industrialistes, Sismondi, bien que libéral, est anti-industrialiste. Ainsi, l'industrialisme possède deux faces, l'une libérale, l'autre « organisatrice » (socialiste). Une ambivalence qu'on a aujourd'hui tendance à oublier.
Dans le sillage des travaux d'André Pichot, Bertrand Louart signe une ambitieuse histoire critique de la biologie moderne. Ce qui unifie cette science est la conception des êtres vivants en tant que machines. Il dévoile les fondements idéologiques de sélection naturelle et de programme génétique. Une attaque percutante contre le darwinisme, d'un point de vue athée et libertaire.
Il y a un malentendu fondamental autour du mot « écologie » et ce livre entend le lever. Il montre que, dès le départ, deux courants politiques différents portent ce nom alors que leurs projets sont incompatibles : d'un côté, une écologie technocratique, visant au pilotage du « vaisseau spatial Terre » par plus de science, de mesures, de bureaucratie et de calcul , de l'autre, une écologie technocritique, issue de la contre-culture pacifiste et libertaire des années 1960-70, et qui se dresse contre l'impérialisme de la science et de la gestion dans le monde moderne. Dans une enquête historique passionnante, Thomas Jodarewski démêle les fils de cette pelote idéologique, et démasque au passage quelques faux amis de l'écologie contestataire (c'est-à-dire anti-industrielle) : James Lovelock, René Dumont, Edgar Morin, mais aussi plus récemment Bruno Latour, Philippe Descola et leurs bruyants disciples.
En se donnant pour but de populariser certaines analyses, réflexions et recherches sur le monde moderne, Notes & Morceaux choisis ne cherche pas à élaborer une idéologie ou une théorie critique nouvelle, moins encore à faire de la vulgarisation, mais plutôt à « comprendre dans quelle sorte de monde nous vivons » (George Orwell). Nous voulons ouvrir le débat en l'ouvrant à l'histoire et à l'analyse du rôle des sciences et des techniques.
Ce volume, traduction des numéros 5 et 6 du bulletin Los Amigos de Ludd, entre autres, les hackers et l'esprit du parasitisme, l'anti-machinisme rural et la mécanisation de l'agriculture sous le franquisme, et George Orwell critique du machinisme. L'expérience nous a permis de nous rendre compte à quel point l'idéologie gaucho-progressiste était enracinée dans presque toutes les formes d'opposition connues. Par idéologie gaucho-progressiste nous entendons : une croyance aveugle en l'existence d'un substrat populaire aux potentiels révolutionnaires illimités, une confiance immodérée dans les dons de la technologie, en particulier dans les technologies de l'information, et un penchant mal dissimulé à opposer le soi-disant capital public aux diaboliques avancées de la privatisation.