Il y a un malentendu fondamental autour du mot « écologie » et ce livre entend le lever. Il montre que, dès le départ, deux courants politiques différents portent ce nom alors que leurs projets sont incompatibles : d'un côté, une écologie technocratique, visant au pilotage du « vaisseau spatial Terre » par plus de science, de mesures, de bureaucratie et de calcul , de l'autre, une écologie technocritique, issue de la contre-culture pacifiste et libertaire des années 1960-70, et qui se dresse contre l'impérialisme de la science et de la gestion dans le monde moderne. Dans une enquête historique passionnante, Thomas Jodarewski démêle les fils de cette pelote idéologique, et démasque au passage quelques faux amis de l'écologie contestataire (c'est-à-dire anti-industrielle) : James Lovelock, René Dumont, Edgar Morin, mais aussi plus récemment Bruno Latour, Philippe Descola et leurs bruyants disciples.
Nombre de pages
180
Date de parution
26/06/2026
Poids
300g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9791095432555
Auteur
Jodarewski Thomas
Editeur
LENTEUR
Largeur
150
Date de parution
20260626
Nombre de pages
180,00 €
Disponibilité
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En se donnant pour but de populariser certaines analyses, réflexions et recherches sur le monde moderne, Notes & Morceaux choisis ne cherche pas à élaborer une idéologie ou une théorie critique nouvelle, moins encore à faire de la vulgarisation, mais plutôt à « comprendre dans quelle sorte de monde nous vivons » (George Orwell). Nous voulons ouvrir le débat en l'ouvrant à l'histoire et à l'analyse du rôle des sciences et des techniques.
Ce volume, traduction des numéros 5 et 6 du bulletin Los Amigos de Ludd, entre autres, les hackers et l'esprit du parasitisme, l'anti-machinisme rural et la mécanisation de l'agriculture sous le franquisme, et George Orwell critique du machinisme. L'expérience nous a permis de nous rendre compte à quel point l'idéologie gaucho-progressiste était enracinée dans presque toutes les formes d'opposition connues. Par idéologie gaucho-progressiste nous entendons : une croyance aveugle en l'existence d'un substrat populaire aux potentiels révolutionnaires illimités, une confiance immodérée dans les dons de la technologie, en particulier dans les technologies de l'information, et un penchant mal dissimulé à opposer le soi-disant capital public aux diaboliques avancées de la privatisation.
Le numéro 9 de Notes et Morceaux choisis se veut une mise au point concernant la crise actuelle des sociétés capitalistes. Mise au point théorique offerte par l'article de Charles Wright Mills, qui, il y a cinquante ans décrivit en détail l'apparition d'une société de masse. Depuis, celle-ci s'est renforcée de tout un appareillage de nouvelles technologies de l'information et de communication confirmant la pertinence de son analyse. Mise au point pratique ensuite : à ceux qui souhaitent que la crise s'aggrave, Matthieu Amiech rappelle la profondeur de notre dépendance matérielle et psychologique aux gestionnaires et à leurs industries, qui ne rencontre actuellement aucune opposition politique conséquente. Un appel au courage politique, contre un optimisme creux qui voudrait faire croire que « la situation est excellente ».