Un train express avance dans la nuit, sans provenance ni destination, au coeur d'un espace-temps trouble. En son bord déambulent ses passagers, se rencontrant au gré d'actions hasardeuses. Alors qu'éclosent des conversations a priori banales, des événements inhabituels semblent se tramer, laissant planer un sentiment d'incertitude entre les personnages. Dissemblables et étrangers les uns aux autres, leur destin s'avère pourtant lié à un apparent complot, dont les fils se nouent et se dénouent au coeur d'une faille spatio-temporelle. Des questions sans réponses surgissent, à l'instar du mystère qui les entoure. Scène après scène, se dresse le portrait d'une humanité en marche, progressant sur le chemin de sa vie, à l'image du train filant vers sa destinée. Matérialisée par la pérégrination des personnages, l'existence apparaît comme morcelée par ses différentes étapes, dans un mécanisme subtil de circularité. Ecrit en 2009, ce texte met en jeu des personnages qui vivent dans une réalité sans cesse à reconstruire. Chaque scène devient l'occasion d'un échange aux apparences triviales et absurdes, mais pour autant, l'incertitude inhérente au récit se retrouve confrontée à la menace d'un danger imminent et ancré dans le réel.
Nombre de pages
144
Date de parution
01/11/2016
Poids
220g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9791094225035
Auteur
Losa Carmen ; Ferré David
Editeur
ACTUALITES EDIT
Largeur
148
Date de parution
20161101
Nombre de pages
144,00 €
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« Tour y retour ocre brulé » est une pièce qui relève d'une fiction historique sur des événements survenus ces dernières années à Oaxaca au sud du Mexique, à travers les yeux d'un personnage qui veut comprendre les possibles liens qui existent entre les pratiques artisanales, les anciens codex et les mystères du cosmos. Ce texte est né dans le cadre d'un atelier d'artisans (en 2016, Oaxaca), où Alberto Villarreal, auteur et metteur en scène, s'est installé en résidence pour y façonner un théâtre lui-même artisanal, détaché de l'industrie théâtrale contemporaine. L'auteur ne s'y trompe pas et développe une écriture qui s'apparente à un matériau brut, sans signification première, qui va prendre progressivement la forme d'un récit dramatique.
« Un corps se déplace » est un voyage à travers les différents espaces habités par un corps et ceux de ses aïeux. Un corps qui cherche son propre ancrage dans l'instant présent et ne cesse pourtant de se déplacer ou d'être déplacé. D'un point de vue dramaturgique, cela revient à mettre une maison dans une autre, une pièce dans une autre, et être à l'écoute de leur façon de communiquer entre elles. Les actions se déroulent simultanément en Avignon, à Valence et à Madrid. Trois possibilités pour un même corps de comprendre la signification du mot « foyer », une tentative de trouver un équilibre entre ce qui perdure et ce qui est anéanti, à une époque où l'accumulation des biens, des flux émotionnels et la vitesse camouflent parfois l'essence de nos vies. Il s'agit donc, aux dires de l'autrice, « de l'histoire des héritages brisés ou recomposés par les nouvelles générations, le tout à travers un regard en mise en abyme et à partir d'autofiction et de récits personnels. » Le dédoublement de l'héroïne dans un corps qui se déplace dans divers temporalités convoque aussi une question de théâtre en invoquant des corps absents et avec lesquels il convient de vivre, ou qu'il convient de retrouver par la modalité de l'enquête biographique. Il s'agit par ce biais de donner accès à des réalités effacées.
Les textes (sélection) que nous présentons du recueil La pomme et la flèche ouvrent de nombreuses réflexions tant artistiques que sociales. Ni essais ni pièces de théâtre, ils redonnent vie à une pulsion de théâtre sous formes d'entretiens et d'articles de presse. Nous pourrions nous aventurer à dire qu'ils constituent une archive vivante de littérature dramatique, et à la fois un manifeste en faveur du théâtre. Antón Arrufat nous y livre une réalité théâtrale aujourd'hui disparue, souvent insaisissable parce que précisément il nous manque, à nous lectrices et lecteurs d'aujourd'hui, le présent de jadis, le présent de l'auteur au travail. Il convient alors d'en construire une mémoire culturelle. Véritables vignettes documentaires, ces écrits attestent d'une solide connaissance de la scène internationale et cubaine du XX siècle, et mettent en regard les différentes composantes théâtrales, loin de la logique actuelle du créateur scénique omniscient. Tous ces aspects nous ont convaincus de la nécessité de faire découvrir cette approche de la dramaturgie, pensée depuis l'expérience du plateau et de l'écriture. Voilà donc un premier échelon vers un autre dialogue entre le théâtre français et le théâtre hispanophone.