Le Botswana est devenu en quelques décennies un pays émergent. A l'ombre du géant sud-africain, il accumule les succès, malgré deux handicaps de base : le pays est couvert en grande partie par le désert du Kalahari et n'a aucun débouché sur la mer. Mais il possède un trésor incomparable, le delta de l'Okavango, seul fleuve qui se dissout à l'intérieur des terres. Cette région est le paradis des animaux sauvages et des oiseaux. Son histoire est exemplaire : ancien protectorat britannique, le Bechuanaland accède à l'indépendance en 1966, après une décolonisation sans violence. Seretse Khama joue un rôle clé dans cette transition et en devient le premier président. La République du Botswana s'apprête à fêter, en 2016, son cinquantième anniversaire. On a longtemps évoqué le " modèle démocratique botswanais " à une époque où la région australe connaissait de fortes tensions. Dix élections législatives ont eu lieu régulièrement et la onzième se prépare en 2014. Le Botswana possède une particularité notable : son homogénéité ethnique. Le système parlementaire multi-partisan s'est bien greffé sur la société tswana dotée d'une tradition communautaire. Regroupés en chefferies, les Batswana n'ont jamais connu de roi despotique. En cas de désaccord, le chef pouvait être révoqué. Cette pratique a constitué le terreau dans lequel s'est enracinée la démocratie. Pays de la soif dont la devise est " pula " (qu'il pleuve), il est en queue de peloton en Afrique jusqu'à la découverte, dans les années 1970, d'importants gisements diamantifères. Les diamants sont le meilleur atout du Botswana mais aussi son talon d'Achille, car les mines sont menacées à terme d'épuisement. D'autres ressources minérales prennent la relève. Conscients de cette manne, les Botswanais n'ont pas abandonné pour autant leur tradition d'éleveurs. Ces cow-boys, au sens propre du terme, assurent la réputation de la viande " made in Botswana ".
Nombre de pages
311
Date de parution
22/04/2014
Poids
410g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782811111342
Auteur
Lory Marie
Editeur
KARTHALA
Largeur
135
Date de parution
20140422
Nombre de pages
311,00 €
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L'île de Malte, petite par la taille, est imposante par la richesse de son passé. Vu d'avion, ce " confetti " de 316 km2 baigne au beau milieu de la Méditerranée. L'archipel, qui manque d'eau à part celle de la mer, constitue aujourd'hui le point le plus au sud de l'Europe des Vingt-Cinq. L'histoire de Malte se compte en millénaires. Peuplée vers 5 000 ans avant J.-C., elle crée une civilisation étonnante et unique. On y trouve la plus forte concentration de temples mégalithiques au monde. Cette île, très prisée par sa position géographique, possède un atout majeur : celui de constituer un port naturel en raison de ses baies abritées. On pense que saint Paul, ayant fait naufrage en l'an 60, s'y serait réfugié ! L'île constitue un enjeu pour qui veut dominer la Méditerranée. Orient et Occident se la disputent : conquise par les Arabes en 870, elle est reprise en 1090 par les Normands. Devenue le poste avancé de la chrétienté, cette position s'affiche plus nettement lorsque Charles Quint donne Malte en 1530 aux Hospitaliers de Saint-Jean, en quête d'une terre d'asile. Les chevaliers de Malte y demeurent jusqu'en 1798, délogés par Bonaparte en route pour l'Égypte. Cette conquête française est éphémère : la Couronne britannique reprend l'île en 1800 et la colonise peu à peu. Malte devient indépendante en 1964. Face aux invasions, les Maltais ont développé une identité culturelle forte. Ce particularisme, repose aujourd'hui sur deux socles : une religion commune, le christianisme, et une langue propre, le maltais. On dit qu'à Malte, il y a autant d'églises que de jours de l'année. Le maltais, langue sémitique qui s'écrit en caractères romains, constitue l'autre trésor. Malte a aussi pris le tournant du 3e millénaire. Ses habitants, insulaires par nature, après un long débat d'idées, ont choisi d'adhérer à l'Union européenne. Le 1er mai 2004, 400 000 Maltais ont fait le pari de vivre parmi 450 millions d'Européens !
Paul Bannerman, un écologiste sud-africain, s'oppose à un vaste projet de réacteur nucléaire dont les radiations menacent la population environnante. Il est soudain frappé d'un cancer dont le traitement le rend pour un temps radioactif. Il ne peut plus embrasser sa femme, son enfant, ni travailler aux côtés de ses collègues. Il représente un danger pour ses parents qui l'hébergent. Dans sa maison natale, seul, il vit une expérience qui changera irrévocablement sa vie et celle de ses proches. Ce court roman impressionne par sa densité et sa complexité. II brasse une multitude de thèmes dans un récit à l'intrigue très resserrée: le portrait d'une famille et d'un pays qui se délitent puis se reconstruisent sur de nouvelles bases. Biographie de l'auteur Nadine Gordimer, née en 1923, reçoit le prix Nobel de littérature en 1991. Elle a écrit quatorze romans dont Un amant de fortune (Grasset, 2002) et des recueils de nouvelles, dont Pillage (Grasset, 2004). Elle a beaucoup voyagé mais l'Afrique du Sud reste sa principale source d'inspiration.
Cet accent qui traîne sur le papier est un cil abandonné..." Georges-Marie Lory. 1 poème en français, 136 traductions. Le livre qui rendra Babel heureuse.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.