Ce recueil est une introduction historique à l'esthétique philosophique anglo-saxonne devenue analytique. Publié pour la première fois en 1988, il entendait alors combler une lacune dans le paysage philosophique de languefrançaise. S'il ne peut plus jouer uniquement ce rôle, il peut aujourd'hui servir d'introduction à ce secteur de l'esthétique du XXe siècle, en proposant des articles essentiels en français. Les quinze textes qui le composent donnent un aperçu synthétique de l'évolution de l'esthétique analytique depuis ses débuts (dans les années 1950) jusqu'aux années 1980. Ils mettent en évidence les différentes perspectives et méthodes avec lesquelles l'esthétique analytique aborde la question philosophique de l'art dans ses multiples dimensions: définition de la tâche de l'esthétique philosophique, spécificité de l'expérience esthétique (ou sa contestation), ontologie de l'oeuvre, concepts esthétiques... La plupart de ces essais ont indéniablement fait date depuis dans leur domaine. Certains auteurs, maintenant largement traduits en français, sont des acteurs majeurs du débat philosophique "continental" de l'art (citons Nelson Goodman ou Arthur Danto). Biographie de l'auteur Danielle Lories enseigne l'histoire de la philosophie et la philosophie de l'art à l'université de Louvain où elle dirige le Centre d'esthétique philosophique. Parmi les livres qu'elle a publiés, deux ouvrages sont consacrés à l'esthétique analytique: Expérience esthétique et ontologie de l'oeuvre. Regard continental sur la philosophie analytique de l'art (1989) et L'art à l'épreuve du concept (1996). Elle a également traduit de l'anglais le Soliloque de Shaftesbury et Le phénomène de la vie deHans Jonas.
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Nombre de pages
276
Date de parution
17/11/2004
Poids
462g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782252034903
Titre
Philosophie analytique et esthétique
Auteur
Lories Danielle ; Taminiaux Jacques
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
160
Poids
462
Date de parution
20041117
Nombre de pages
276,00 €
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La question de la valeur de l'art accompagne toute l'histoire occidentale de la réflexion théorique sur les productions artistiques. Cette question se pose aujourd'hui dans une configuration inédite qui invite à associer aux réflexions des philosophes celles non seulement des historiens d'art, mais aussi des sociologues ou des économistes.
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Ecrire sur l'art rassemble des études philosophiques d'Escoubas consacrées à ses patientes investigations des écrits sur l'art et de l'esthétique des philosophes et des théoriciens, depuis Kant, Schelling, Schiller, Goethe, Hölderlin, Fiedler, jusqu'aux plus récents Biemel, Loreau, Granel, Derrida, Janicaud, Blanchot et Levinas, en passant par le coeur phénoménologique de ses recherches : Heidegger, Merleau-Ponty et Maldiney. Tout en privilégiant une approche chronologique, l'ouvrage est organisé en trois grandes parties problématiques qui abordent "L'époque de l'esthétique", "La phénoménologie à l'oeuvre" et les "Actualité(s) de la philosophie de l'art". Un parcours se dégage où s'élabore une pensée originale des oeuvres et qui place en son centre la question de la sensation.
Le Phénomène de la vie (1966) est un ouvrage fondamental pour comprendre l'éthique de la responsabilité de Hans Jonas - boussole nécessaire à l'heure de l'Anthropocène. Cette enquête, que l'auteur avait commencé d'esquisser alors qu'il était sur le front, durant la Seconde Guerre mondiale, et éprouvait sa condition de vivant dans toute sa vulnérabilité, bat en brèche le dualisme de l'âme et du corps qui innerve la philosophie occidentale. Jonas cherche ainsi à comprendre la vie à partir d'elle-même et jette les fondements d'une philosophie de l'unité, où "l'esprit, même dans ce qu'il atteint de plus haut, demeure partie intégrante de l'organique". Point de rencontre entre une conception biologique et une expérience philosophique de la fragilité, ce livre souligne combien la vie humaine est prise dans le tissu du vivant, et en est responsable.
Vinclair Pierre ; Min Byung-Hun ; Domissy-Lee Jeon
Ce livre est né d'un paradoxe fécond : comment écrire sur les oiseaux sans rien savoir d'eux, ou presque ? Du jour au lendemain, Pierre Vinclair se met à enquêter au fil de poèmes-minute sur ce que les oiseaux nous font, sur la manière dont ils déplacent nos idées en nuées, frôlent nos matins, habitent un monde où leur présence s'efface. Guidé par une curiosité impressionniste, Pierre Vinclair ne s'approche jamais trop près, s'émerveille que l'on entende d'abord leur chant avant de les voir ou de vouloir les nommer. Les photographies de l'artiste coréen Byung-Hun Min, dans la contemplation desquelles s'est élaboré cet essai qui est d'abord une rêverie, viennent scander le texte comme des pointillés noir et blanc.