Corps musical dans le théâtre des XXe et XXIe siècles. Formes et enjeux
Longuenesse Pierre
PU ARTOIS
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EAN :9782848323824
De façon récurrente aujourd'hui, dramaturges, acteurs ou metteurs en scène se réfèrent à la musique pour désigner une composante majeure de leur travail, voire un "modèle d'écriture". On se propose ici d'étudier ce phénomène en l'abordant sous l'angle du corps, et d'explorer les modalités de mise en relation entre le corps et le fait musical (qu'elle soit littérale, ou plus symbolique), dans les textes comme sur les scènes du théâtre moderne et contemporain, en en cherchant la source dans quelques figures phare du XXe siècle, pour se concentrer ensuite sur quelques dramaturgies très contemporaines. De quoi ce "corps musical" est-il donc le symptôme ? La question est aussi bien esthétique que politique. Une première partie de cette étude abordera les écritures, au sens large du terme ; la seconde traitera de la question du corps au plateau, de l'acteur à la mise en scène : qu'est-ce que le corps fait à la musique, et la musique au corps ? Et surtout, quel modèle de pensée, via cet imaginaire musical, vient informer la représentation théâtrale dans son ensemble ? Clôturant chaque partie, deux tables rondes, - l'une d'écrivains et traducteurs, l'autre de musiciens pour la scène -, permettent d'entendre des points de vue parfois divergents sur cette question de la musique et du corps dans le processus de création.
Nombre de pages
288
Date de parution
04/06/2020
Poids
460g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782848323824
Titre
CORPS MUSICAL DANS LE THEATRE DES XXE ET XXIE SIECLES : FORMES ET ENJEUX
Auteur
Longuenesse Pierre
Editeur
PU ARTOIS
Largeur
160
Poids
460
Date de parution
20200604
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Cette étude s'intéresse aux expérimentations menées par W. B. Yeats à l'Abbey Theatre de Dublin dans le but d'élaborer une pratique scénique articulant parole, musique et danse, et de servir au plus près l'utopie théâtrale d'un drame à vocation épiphanique, tendu vers le surgissement dans le monde connu du mystère de l'au-delà. Une première partie définit la visée du théâtre de Yeats en la plaçant en regard de sa pratique religieuse. La seconde s'intéresse aux expérimentations scéniques de l'Abbey Theatre de Dublin jusqu'au tournant de Deirdre, et suit en particulier les deux figures clés que furent la comédienne Florence Farr et le comédien et metteur en scène Franck Fay. La troisième est consacrée à la seconde moitié de la carrière théâtrale de Yeats, à partir des Pièces pour danseurs, et aux nouveaux protocoles qui surgirent de la rencontre de Yeats avec le Nô. Le théâtre de Yeats est replacé tout à la fois dans son contexte irlandais et dans le contexte dramaturgique européen de son époque. L'analyse de partitions présentées en annexe constitue un apport essentiel dans le champ des études yeatsiennes, qui manifeste depuis quelques années un regain d'intérêt réjouissant pour l'oeuvre théâtrale, longtemps délaissée, à quelques exceptions près, aux dépens de la poésie. L'ouvrage intéressera aussi bien les spécialistes de l'Irlande ou du monde anglophone que les dramaturges et amateurs de théâtre, et, plus généralement, tous les curieux intéressés par cette époque très riche de l'histoire culturelle et artistique de l'Europe, au tournant de la modernité, dans le premier tiers du XXe siècle. Il prolonge le travail de son auteur sur l'oeuvre théâtrale de Yeats commencé dans un précédent ouvrage, Yeats dramaturge (PUR, 2012).
Cet essai se penche sur les enjeux historiques et esthétiques de l'inflation des discours ou des pratiques associant musique, écritures et scène théâtrale contemporaine. Le phénomène semble, de prime abord, familier puisqu'il caractérise nombre de propos sur l'Art depuis l'émergence de la modernité, lorsque "reprendre à la musique son bien" devient l'arme par excellence de l'arrachement à la mimesis et de la défense de l'abstraction, au théâtre comme dans les arts plastiques ou l'architecture. Ce n'est pourtant qu'en remontant jusqu'au tournant esthétique du romantisme d'Iéna qu'en émergent les véritables fondements : en l'occurrence, l'utopie d'un "Absolu de l'Art" lui-même associé à une idéalité musicale qui en serait comme la condition sine qua non. Une passerelle inattendue relie ainsi romantisme et postmodernité, expliquant peut-être, en partie au moins, la "crise de la représentation", voire l'effondrement du symbolique, qui serait à l'oeuvre dans les arts de la scène en ce début de XXIe siècle.
Cet ouvrage étudie la façon dont dramaturges et metteurs en scène tendent à faire de la musique un modèle de composition dans leur travail de création. A partir du concept d'"Art Absolu", tel qu'il fut défini et théorisé par les romantiques allemands, et en s'appuyant sur des exemples concrets tirés du répertoire occidental de ces cinquante dernières années, de Beckett à Malone, de Wilson à Fabre ou Lupa, il démontre la coïncidence entre l'inflation des discours associant musique, écriture et scène, et la crise de la représentation qui traverse le théâtre contemporain. Ainsi sont analysées dans leur diversité les nouvelles formes d'écriture ou de pratiques scéniques pluridisciplinaires d'aujourd'hui, et les enjeux, esthétiques et idéologiques, qui les traversent. Ce livre, à la fois rigoureux et accessible, intéressera les étudiants, les chercheurs comme les non-spécialistes curieux des évolutions récentes des arts de la scène.
Boisseau Maryvonne ; Chauvin Catherine ; Delesse C
Alors que l'on s'intéresse aujourd'hui à l'épistémologie de la traductologie, cet ouvrage réexamine les relations complexes qu'elle entretient avec la linguistique. Conscients que la linguistique ne peut rendre compte à elle seule de tous les paramètres socio-culturels, stylistiques et situationnels qui interviennent dans l'acte de traduction, mais également certains qu'on ne peut faire l'économie de la linguistique dès lors qu'il s'agit de tenter de comprendre les processus en jeu, les collaborateurs de ce volume mettent en lumière l'interaction entre les deux disciplines tant au niveau épistémologique que théorique et méthodologique. S'intéressant à différents genres de textes dans des langues diverses (anglais, français, italien, allemand), prenant en compte les évolutions théoriques récentes ainsi que les développements technologiques de ces dernières décennies, cet ouvrage propose un éclairage diversifié sur la traduction en tant que contact des langues, approche déjà illustrée par la perspective contrastiviste développée en France par Jacqueline Guillemin-Flescher. A la fois mise en débat d'idées reçues et remise en perspective des problèmes qui se posent au théoricien, au comparatiste et au traducteur, il s'adresse à tous ceux que la réflexion sur la traduction, la traductologie et la linguistique intéresse.
Le volume n°12 rassemble plusieurs inédits du romancier Jean Giono, dont deux longs extraits jusqu'alors inconnus d'une version de Deux cavaliers de l'orage (1965). Les carnets de travail de l'écrivain font l'objet d'une autre publication inédite prolongeant pour l'année 1959 un témoignage sur l'activité de polygraphe de Giono. La partie critique du volume reprend les principales communications prononcées à l'occasion des "Rencontres Giono" de 2018 à Manosque, placées sous le signe des héroïnes gioniennes. C'est toute une galerie de portraits de femmes fortes (et d'âmes fortes) qui s'y trouve brossée, de Pénélope et Hélène de Troie à Ennemonde, en passant par Pauline de Théus, par les spécialistes de l'oeuvre de Giono. Un cahier iconographique en couleurs présente une "belle édition" de l'oeuvre de Giono, ici celle du Haut pays illustrée en 1965 par Pierre Ambrogiani. Une bibliographie actualisée de l' "année gionienne" 2018 clôture l'ouvrage.