Cette étude est le fruit d'une longue pratique clinique reprise dans une explicitation conceptuelle que l'auteur mène avec constance pour dialoguer avec ses collègues et toute personne soucieuse de comprendre les plis et replis de l'âme humaine, africaine en l'occurrence. Traumatisée successivement par des phénomènes aussi massifs que la traite transatlantique, la colonisation et la décolonisation, et qui se sont muées en crise fondamentale multisectorielle, l'Afrique est, depuis plusieurs siècles, et particulièrement en ce début du 21e siècle, un continent désemparé. Aussi l'auteur pose et propose-t-elle sur cette Afrique malade un diagnostic fait de regards anthropopsychanalytiques pour l'inviter à déposer son lourd fardeau afin d'ouvrir de nouveaux horizons. Le Dr Berthe Elise Lolo esquisse des hypothèses qu'elle soumet et vérifie à l'épreuve du réel. Cet ouvrage est aussi, de la part de l'auteur, une prise de parole audacieuse pour parler avec empathie et distance critique, tout à la fois, de son Afrique, objet de son tourment. Elle bouscule les habitudes et débusque les préjugés en initiant une véritable rupture épistémologique qui bouleverse le champs gnoséologique des maladies psychologiques dont elle propose une nouvelle clef de compréhension. Dr Berthe Elise Lolo adopte la même démarche quand elle procède à une réappropriation critique des méthodes anthropologiques qu'elle interroge pour leur faire rendre compte du fait qu'elles sont des textes et, en fait, des prétextes pour une herméneutique de soi, une autocompréhension par la médiation de l'autre que soi-même. D'où ces regards biaisés sur l'Afrique et qu'il faut démêler.
Nombre de pages
337
Date de parution
28/10/2010
Poids
515g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296128972
Titre
Mon Afrique. Regards anthropopsychanalytique
Auteur
Lolo Berthe
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
515
Date de parution
20101028
Nombre de pages
337,00 €
Disponibilité
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Dans ce 4e fascicule, le docteur Berthe Lolo, en revisitant l'anthropologie psychanalytique, scrute la notion même de la différence qui ne peut se comprendre qu'au travers des rencontres dites culturelles. Quels sentiments ressentons-nous devant celui que nous trouvons différent si ce n'est un sentiment d'ambivalence et de peur devant "le même", pressenti de façon floue chez lui ? Ces sentiments complexes suscités dans la rencontre, et reposant sur une première rencontre refoulée, sont à analyser et à comprendre pour nous rassurer les uns et les autres dans l'espoir d'un "vivre-ensemble", la vie n'étant que rencontre. La culture ne peut se copier ni s'effacer ni disparaître à cause de la présence des autres. Elle rappelle l'angoisse de mort du groupe, angoisse qui lui est propre et fera lever ses membres comme un seul homme. Mais bien qu'elle lui soit propre, elle est toujours mortifère, donc à étudier pour s'en distancier ! Des rencontres importantes ont formé les cultures du Nord comme du Sud. Le docteur Berthe Lolo insiste sur la résultante des rencontres Nord-Sud pour l'Afrique noire, surtout subsaharienne.
Cet opuscule, premier d'une série de six que le Dr Berthe Elise Lolo propose à ses lecteurs, est un guide pour accompagner les premières années de formation des élèves infirmiers, des aide-soignants et tous ceux qui se forment à la compréhension et à l'analyse de la psychologie humaine. L'auteur met en contexte, pour leur meilleure compréhension, les phases constitutives des premiers mois et des premières années du petit être humain que nous avons été chacun d'entre nous. Les étudiants en psychologie et tous ceux qui se forment aux professions d'accompagnement des patients y trouveront leur viatique.
Cet opuscule, deuxième d'une série de six que le Dr Berthe Elise Lolo soumet à ses lecteurs, dévoile les arcanes de l'inconscient et du rêve. L'inconscient, qui n'est en rien l'envers du conscient, est l'échafaudage, le montage structurel et structurant de chaque individu et qui trouve racine dans les premiers mois et premières années de son enfance à travers les événements qui l'accompagnent. C'est un lieu sans lieu, un espace sans espace d'où jaillit notre personnalité de façon continue pour accomplir notre rêve, le nôtre, arrimé au désir de vie qui nous a donné la vie. L'inconscient et le rêve seraient les deux pôles du principe de créativité : lieu sans espace d'où sourd notre imaginaire.
La schizophrénie est un mode d'être au monde ayant un sous-bassement neurobiologique comme tous les autres comportements révélant notre structure psychique ou position subjective. La structure schizophrénique et ses variétés cliniques sont à soutenir dans la rencontre avec le réel. La "schizophrénie autrement" n'est pas une pathologie à guérir mais une position subjective. Elle a du mal, plus que les autres, à se dire. Mais elle est révélatrice de la "Nature" intrinsèque et de ses variations.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...