Au bord de l'étang de Villeneuve, vraiment seule, insoucieuse d'être belle, un peu ivre d'exister pour elle, de rêver son poème, une jeune femme enjambe amoureusement des flaques de pluie saturées de ciel, dans un pré de terre rousse et baveuse, sous de grands arbres bleus, ramures vibrantes dans le blanc du ciel de l'avant-printemps. Figure de cet enjambement, chaque passage à la ligne, dans les poèmes de Sophie Loizeau, aborde une solitude peuplée, de la profondeur des grands bois. Voici donc, d'une amoureuse fidèle de Mandiargues, un premier livre, étonnamment actuel, mais qui remonte du fond des temps vers des lisières désirées. Lectrices, lecteurs, nous nous retrouvons instantanément livrés sans défense à ce corps saisonnier, et sans fausse pudeur. Sophie appartient aussi à la littérature fantastique, qu'elle a lue dans le faisceau de sa lampe électrique, chaque nuit, sous le ciel du drap, depuis l'adolescence, en frissonnant. Elle dédie aujourd'hui Le corps saisonnier " à sa maison d'Arnouville ", et nous offre sur-le-champ les clés de son recueil : je dis/l'instant. Entre ces deux bords du livre, une poésie écrite d'instinct, vive, légère, effusive, anxieuse et trébuchante, savante aussi, qui n'insiste jamais lourdement, mais sait parfaitement nous toucher au plexus solaire, c'est-à-dire en plein cœur, où se niche toujours - quoiqu'on en dise - le génie des lecteurs. Découvrons ce corps écrit en ses primes et sublimes saisons. Henri Poncet
Date de parution
01/10/2001
Poids
135g
Plus d'informations
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EAN
9782840311423
Titre
LE CORPS SAISONNIER
Auteur
LOIZEAU
Editeur
DE BLEU
Largeur
0
Poids
135
Date de parution
20011001
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Résumé : - La BD sur Saint-Jacques de Compostelle se passe en 1213. Un paysan entreprend le pélerinage pour remercier Dieu d'avoir sauvé sa fille malade. Son chemin sera rude, entre les forêts infestées de loups et les déserts de neige glacés. Ce parcours est l'oc
empaquetée à la grosse ou bien demi-nue lénitive le lit fourré du corps (amande) si peu distinguer entre eux les jambes cessent de nager dans le concentré des draps jusqu'à la taille - oscillation du buste aux seins nus - la femme lit sent que toute son corps lui est donnée en secondes noces
Résumé : En touchant à la langue des pères, Sophie Loizeau bouleverse les conventions. Elle tâche seulement de "récupérer ce qui a sombré dans le grand tout masculin". Ecrite entre 2004 et 2012, cette trilogie autour du mythe de Diane que La Femme lit inaugure, que le roman de diane poursuit en prose et que caudal conclue, tente de donner une visibilité du féminin dans la langue.
Résumé : La petite feuille aux yeux bleus (dont c'est la réédition) a déjà conquis un jeune - et moins jeune - public enthousiaste. Les poèmes sont d'une grande limpidité, axés sur les thèmes de la nature (le Marais vendéen, les forêts...), de l'enfance aventureuse, de la grand-mère tant aimée - celle qui appelait sa petite fille, en patois, " ma petite feuille " - , de la fête, etc. On retrouve les thèmes des Moustaches vertes (ouvrage précédent, salué par France-Culture, Le Monde, et l'ensemble des revues destinées à la jeunesse) et de Une cigale dans la tête qui vient de paraître.
Les Zanimots, c'est un bestiaire sorti, on ne sait trop comment, d'un abécédaire. Des animaux parfois familiers, certains très rares, ou encore quelques-uns très bizarres. Et des mots de bric et de broc, qui font la nique et la noce. Une drôle de ménagerie, vous verrez.
Une petite fille arrive en courant ". Elle arrive dans les mots : quelque chose de vivant, déjà morte souvent. Elle a plusieurs noms, Catherine, Carrie, d'autres ; peut-être aussi celui d'Émilie, sa maman. Une petite fille, une maman, un je qui les conjugue et les écartèle. Le feu, le vent, lui qui n'a pas de nom. Une petite fille, ça va de soi ; mais c'est aussi les phrases qui arrivent en courant, la grammaire et les mots qui trébuchent parce que trop ou mal vivants. On entend de la tragédie et d'innocentes rengaines d'enfance, un récit qui s'émiette en douleurs. Quelque chose manque : " voyez comme les mots ne disent rien ". Mais on les voit : " visage arrêté dans la langue ". Les poèmes d'Ariane Dreyfus : leur " eau se mêle " ; écrire " éclabousse ". " Une petite fille arrive en courant Elle respire d'avoir couru ". Nous aussi. (James SACRÉ)