Tandis que s'ouvre son procès au Palais de Justice de Paris, commence, pour Ephraïm Vilnaï , une plongée dans son propre passé : son enfance israélienne, les souvenirs de son père Joseph, enfant du shtetl malmené par l'histoire du vingtième siècle, de sa mère Rachel qui, perdue au milieu des sables d'un pays neuf, n'en finit pas de pleurer la vieille Europe et ses parents partis en fumée, de Tal, la petite fille de la mer et du soleil... Pourquoi ce procès ? Pour le vol allégué d'un précieux manuscrit de la Bibliothèque Nationale de France. Dans la tête d'Ephraïm, alors que les robes noires des avocats volubiles volettent, une remémoration vertigineuse le ramène aux tourments du siècle et à ces âmes errantes en une impossible quête d'un Dieu, caché ou enfui, telle Judith, son ancienne maîtresse, symbole d'un impossible amour qui, toujours, le fuit et, contre lui, se retourne. Or ce manuscrit l'a-t-il subtilisé ? A la justice des nations d'en décider !
Nombre de pages
416
Date de parution
03/05/2022
Poids
639g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9791030903065
Titre
EGAREMENT
Auteur
LOCHAK PIERRE
Editeur
ORIZONS
Largeur
155
Poids
639
Date de parution
20220503
Nombre de pages
416,00 €
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Ce livre entend aborder la question brûlante du rapport et de l'éventuelle compatibilité de l'islam sunnite à une "modernité" , d'un point de vue très différent de ce qui se lit d'ordinaire. Dans une première partie, l'accent est mis sur certaines grandes orientations : rapports de l'islam sunnite à la transcendance ou encore à l'interprétation. Dans une seconde partie, l'auteur en explore les conséquences. Partant de l'examen d'invariants internes à l'islam sunnite, on aboutit à un point de vue différent sur des questions d'actualité (rapports de l'islam sunnite à l' "Occident" , difficultés que rencontre l'islam sunnite dans le monde moderne), sans compter l'attrait que l'islam exerce sur une (post)modernité passablement déboussolée.
Manin Yuri I. ; Dyson Freeman J. ; Lochak Pierre ;
Les Mathématiques comme Métaphore est, au même titre que La Science et l'Hypothèse de Poincaré, un témoignage accessible et rigoureux de la beauté mathématique. Sa première partie constitue une méditation sur l'expérience intime de la pensée algébrique, la vocation d'un chercheur et la fonction sociale de la science. Yuri Manin y livre les clefs de son propre destin en dévoilant les mathématiques comme une métaphore de l'existence. Dans sa seconde partie, l'ouvrage aborde l'épineuse et récurrente question des relations entre constructions mathématiques, spéculations physiques et algorithmes informatiques. Refusant les positions unilatérales, la réflexion s'installe dans un va-et-vient connectant motifs et figures, évoquant en particulier celle d'Alexandre Grothendieck. Exposant les puissances de l'autre hémisphère du cerveau, la troisième partie élabore une série de conjectures sur le Trickster, les mythes, le langage, la poésie, etc. Celles-ci complètent les analyses précédentes et s'y réverbèrent. Traversé par le fantôme de la dialectique, Les Mathématiques comme Métaphore offre une magistrale leçon de philosophie mathématique pour non-mathématiciens. Cette édition réunit les textes traduits en anglais, une sélection complémentaire issue de l'édition russe, des textes postérieurs choisis par l'auteur ainsi qu'une postface inédite de Pierre Lochak.
Sans aspirer à être complet, les vingt contributions ici réunies peuvent être lues comme un abrégé de l'histoire du livre, de l'Antiquité au XXème siècle : de la tablette au volume, de la propagation du livre par l'imprimerie à la mise en question de l'autorité de l'Eglise, de la lente émancipation à un potentiel subversif et à son pouvoir énigmatique, de son éclatement à son sacrifice. Le livre est ainsi un point de cristallisation de la culture. Et dans ce domaine, il y a toujours profit de comparer ce qui est à ce qui fut.
Les contributions qui vont suivre examineront, librement, les variations de la temporalité chez certains romanciers du XXe siècle, riche en avatars et en subversion. Petit à petit, le temps devient lui-même un acteur privilégié de l'univers romanesque. Selon le mot de Claude Lévi-Strauss, que Proust n'aurait pas contredit, il accède au statut de " héros du roman ". Si le temps raconte son histoire, c'est qu'il " est né de l'exténuation des mythes ", et même " se réduit à une poursuite exténuante de sa structure. " (Mythologiques, t. III, 1968). Le temps romanesque peut se jouer des lois du temps réel, le contracter ou le dilater, l'accélérer ou le ralentir. Il mélange des segments et des séquences parfois fort éloignés au plan diachronique. Pour avoir été considéré comme un miroir du temps, un Zeit-Spiegel, le temps romanesque devient, au XXe siècle, un Zerr-Spiegel, un miroir déformant. Ainsi que le montrent les études de cet ouvrage, cet effritement ne nuit pas au genre : la liberté de la fiction y puise un renouvellement constant et assure à sa propre création un avenir qui déjoue les lois du temps. Pari gagné à en juger les auteurs de ce volume.
Le journal d'Henri Heinemann est, par excellence un document littéraire : il en a la sensibilité et, souvent, la beauté. Du mitan au viellissement, il y décline un magnifique don d'observation et d'analyse. Des hommes, des femmes, illustres ou inconnus, traversent son existence. Cependant, l'essentiel de cette matière est fait de l'amour qu'il porte aux livres. Claude martin, l'un des éminents spécialistes d'André Gide, emploie, dans sa préface, le mot de "monument" à propos de L'éternité pliée.