Le rêve n'est pas un accident de la psyché. H nous fait pénétrer dans les profondeurs de celle-ci. L'auteur nous invite à faire ce voyage. La psyché, qu'on pourrait appeler ordinaire, est à l'opposé de celle que nous fait découvrir le rêve. Elle est centrée sur l'action, la conduite organisée, la transformation du monde. Elle s'extériorise fortement, se perd dans les dédales du réel. De ce fait, elle est obligée de rejeter dans le passé, d'affaiblir, de négliger, de marginaliser nos affects et pulsions les plus importants, qui ne rentrent pas dans les programmes qui nous dirigent. Elle ne les supprime pas mais les met de côté, en leur demandant de ne pas se manifester, malgré les pressions qu'elles exercent sur notre conscience. Y a-t-il une récupération possible, une chance de retrouver ces forces vives de notre affectivité, de revenir aux sources du moi ? Oui. C'est justement le rêve. Pour le comprendre, l'auteur propose de se centrer sur son contenu explicite, dans ce qu'il a de plus brutal, de plus surprenant, de plus hermétique. Il repousse les interprétations subtiles, à base d'associations, qui nous remettent dans les complications de la conduite éveillée. Il préconise une méthode consistant à revivre le rêve, dans un état de grande réceptivité, comme le font certains peuples archaïques. Cette méthode, très différente de la méthode freudienne, a maintenant ses lettres de noblesse, en liaison avec le psycho- drame et la gestalt-thérapie. Quand on fait cela, on s'aperçoit que le rêve théâtralise, dramatise, amplifie les affects et pulsions, que nous avons jetés dans les oubliettes. Leur réapparition nous étonne ou nous terrorise. Il nous recentre sur nous-mêmes, nous permet de nous toucher de l'intérieur, comme fait par ailleurs sur le plan corporel, la proprioception. On touche alors son propre mystère, le mystère de ce qu'on est au fond de soi. On rencontre ses monstres, à la manière de Goya et de bien d'autres.
Nombre de pages
168
Date de parution
28/07/2009
Poids
236g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296096417
Titre
La puissance des rêves. La libération des affects
Auteur
Lobrot Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
236
Date de parution
20090728
Nombre de pages
168,00 €
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Résumé : Michel Lobrot a déjà publié plusieurs livres sur la psychanalyse. Il s'attaque ici à son fondateur, Sigmund Freud, dont il essaie de montrer le caractère double. D'un côté, celui-ci élabore une des doctrines les plus riches et les plus prometteuses pour comprendre et traiter les êtres humains, qui débouchera, après lui, sur des procédés nouveaux et révolutionnaires, mais, en même temps, il introduit l'inverse, à savoir une théorie - celle de l'inconscient - et une méthode - la méthode interprétative - qui vont jouer, durant les cent ans qui nous séparent de leur apparition, un rôle néfaste et régressif. L'essentiel du livre vise à expliquer cette contradiction et à présenter une thèse qui permet de résoudre les ambiguïtés dans lesquelles celle-ci nous a plongés. Cette thèse distingue deux sortes d'inconscients, radicalement différents, qu'on a sans cesse confondus, par la faute de Freud. Elle montre aussi quelles sont les conséquences pratiques de cette conception freudienne de l'inconscient. Cette conception fait bon marché de la subjectivité de l'autre, censée n'être qu'une apparence trompeuse et superficielle, et permet, du même coup, de lui substituer la subjectivité de l'interprétateur, qui se donne tous les droits. Il est temps d'en sortir. Cela ne peut se faire qu'en dénonçant sans équivoque une des erreurs majeures de notre temps et en analysant les raisons pour lesquelles cette erreur a pu voir le jour.
La vie psychologique, qui fait partie intégrante de la réalité quotidienne de chacun, a mis cependant longtemps - des millénaires - pour s'introduire dans les productions de l'humanité. Elle ne s'identifie pas, en effet, à nos démarches et à notre comportement extérieurs. Elle se niche au plus profond de nous-mêmes, dans ce qu'on appelle notre subjectivité, qu'elle contribue à animer et à rendre active. Elle est en grande partie construite par nous, voulue par nous et se différencie par là du reste de notre être, qui est le résultat de l'action de la nature, donc déterminée de l'extérieur sans que nous soyons libres de l'orienter dans un sens voulu par nous. " M. Lobrot, agrégé de philosophie, a été professeur au département des sciences de l'éducation de l'Université Paris-VIII, à Vincennes. Praticien de la pédagogie et de la psychothérapie, il dresse avec rigueur, dans cet ouvrage de psychopédagogie, un portrait de la discipline, notamment en remettant en question certains postulats de la psychologie contemporaine.
Le passage historique opéré par l'humanité d'activités relevant des zones primaires de son psychisme, comme la chasse, le village, l'agriculture aux zones secondaires, comme l'artisanat, la science, le groupe organisé, la ville est un fait capital que j'ai étudié précédemment. Il a déclenché des catastrophes historiques dont nous ne sommes pas entièrement sortis. Tout cet ensemble de phénomènes mal connus sont étudiés dans cet ouvrage, surtout sous leur aspect singulier, en tant qu'ils concernent les individus. Ce sont eux qui font l'histoire, malgré l'impression que celle-ci se fait elle-même et l'impose aux individus. C'est pourquoi ce livre se termine sur eux. " Dans la continuité de son précédent ouvrage, Le Psychisme en mouvement, Michel Lobrot, psychopédagogue et professeur émérite à l'Université Paris-VIII, propose un essai sur l'écologie humaine. En mêlant les disciplines de la psychologie et de la sociologie, il remet en question les déterminations que le milieu engendre sur l'être humain et son psychisme. Une méticuleuse analyse historico-géographique de l'action des cultures sur l'individu.
Résumé : Cet ouvrage appréhende la question de l'implication dans la relation de soin et contribue à lui donner un statut de concept. Il conjugue à la fois des références théoriques solides et des exemples concrets issus de la pratique de terrain. Ce qui en fait un outil intéressant pour tous les soignants quelle que soit leur spécialité. Une première partie montre comment l'implication du soignant est nécessaire, surtout quand elle vise un effet psychothérapeutique. La seconde partie s'ouvre sur le fonctionnement psychique et montre comment l'implication de l'individu amène l'enrichissement de sa propre psyché. Il est important que le soignant favorise à son tour l'implication de la personne soignée, démarche essentielle dans toutes les activités à visées psychothérapeutiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.