Lucie Cousturier, les tirailleurs sénégalais et question coloniale
Little Roger
L'HARMATTAN
32,50 €
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EAN :9782296073487
A Fréjus, en 1916, Lucie Cousturier, artiste peintre, a rencontré quelques-uns des 40.000 tirailleurs dits sénégalais venus combattre pour la France pendant la Grande Guerre. Surmontant la peur partagée par les quelque 7.000 habitants de Fréjus -Saint-Raphaël de l'époque, elle a su transformer cette rencontre en un enrichissement partagé. A tel point que, les ayant accueillis chez elle, elle entreprit après la guerre une mission de neuf mois en Afrique de l'Ouest pour leur rendre visite chez eux. A Fréjus, en 2008, des historiens, des historiens de l'art, des humanistes venus du monde entier se sont rassemblés pour mieux faire connaître cette femme exceptionnelle mais méconnue et les tirailleurs qu'elle alphabétisa avant de les voir partir pour le front. Aux actes de cette nouvelle rencontre fructueuse sont jointes les lettres inédites que Lucie Cousturier adressa au célèbre peintre Paul Signac et au grand humaniste Léon Werth qui étaient ses amis. Le volume comporte aussi de nombreuses illustrations, dont un autoportrait en quadrichromie, et des fac-similés de manuscrits, la plupart inédits. Biographie de l'auteur Roger Little, professeur émérite de Trinity College Dublin, est responsable de la réédition, dans la collection Autrement Mêmes qu'il dirige chez l'Harmattan, des écrits de Lucie Cousturier sur les tirailleurs sénégalais: Des inconnus chez moi et Mes inconnus chez eux.
Nombre de pages
340
Date de parution
14/01/2009
Poids
480g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296073487
Titre
Lucie Cousturier, les tirailleurs sénégalais et question coloniale
Auteur
Little Roger
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
480
Date de parution
20090114
Nombre de pages
340,00 €
Disponibilité
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Nouvelles du héros noir, nouvelles au héros noir... Héros et héroïnes, en fait, dans ce recueil qui présente chronologiquement des reflets littéraires du débat abolitionniste depuis la veille de la Révolution jusqu'à l'abolition définitive de l'esclavage dans les colonies françaises. Sous la grande diversité, tant stylistique que géographique (France, Afrique surtout occidentale, Mascareignes, Saint-Domingue/Haïti, en mer...) dans des nouvelles connues ou inconnues, on perçoit, à travers les modes en vigueur, l'évolution des mentalités.
Réfléchir sur le Nègre blanc, c'ests 'interroger sur sa propre identité, mais c'est encore être amené à respecter celle des autres. A partir du phénomène du Noir albinos, reconnu comme génétique au XVIIIe siècle, la réflexion se développe parmi les travestissements littéraires et artistiques, notamment dans la littérature et la bande dessinée. Au XIXe siècle surtout, le Nègre blanc devient un Blanc considéré comme un vil esclave, alors qu'au XXe siècle, les écrivains coloniaux puis les Noirs eux-mêmes prennent la parole pour se gausser de la prétention des Nègres blancs qui singent le colonisateur...
Cette pièce est un condensé des arguments abolitionnistes de l'époque. La scène est à Saint-Domingue, " perle des Antilles ", sur une plantation où le fils de " l'habitant " Beauval trouble le statu quo représenté par le triangle classique du planteur avide de gain, de son économe brutal, et des esclaves exploités à l'extrême. Parmi ces derniers, Télémaque se distingue : c'est le rebelle dont la noblesse outragée et la maîtrise de la parole lui confère une autorité de meneur d'hommes.
La réédition de ce roman de 1740, qui pose un jalon dans l'histoire de la représentation littéraire du mariage interracial, permet la relecture d'un récit plein d'aventures et de mésaventures où l'on traverse et retraverse la Méditerranée, où la côte barbaresque et ses corsaires interviennent autant qu'un rival jaloux, où l'amour triomphe enfin sur toutes les adversités. Mais Moulay Abelmeula - narrateur et/ou auteur ? nord-africain de fait où d'imagination ? - fait-il partie de la fiction ? La question est d'autant plus difficile à trancher que la même année 1740 a vu la publication de l'Histoire de Louis Anniaba, roman strictement analogue si ce n'est que le héros provient de l'Afrique occidentale. Mêmes aventures, mêmes enlèvements, même exotisme souvent fantaisiste. On sait qu'Anniaba a existé ; Abelmeula affirme avoir fait avec lui ses exercices d'escrime etc., et que le noir Anniaba aurait plagié ses mémoires. Multiple mystère, donc, que cette relation captivante et, de par les questions d'écriture qu'elle pose sans réponse définitive possible, curieusement post-moderne, éditée en volume séparé ici pour la première fois.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...