Sous le soleil de la différence. Chroniques du colorisme aux Antilles françaises
Lirice-Bellance Dan ; Elisabeth Lesly
L'HARMATTAN
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EAN :9782336525785
Les Antilles françaises jouissent d'une image de paradis, que les visiteurs saisonniers ne démentiront pas. Pourtant, à l'ombre de ses paysages tropicaux, certains de ses habitants, aux mille et une nuances de couleur de peau, peuvent faire la douloureuse expérience de la stigmatisation de leur différence.Hérités d'un passé pas si lointain, certains vestiges fragilisent encore des vies et façonnent des destinées. Ce mal porte un nom : le colorisme ou « préjugé de couleur » ; soit le fait d'être traité en fonction de son apparence physique au sein de la société. Il se manifeste par une hiérarchisation qui, outre la couleur de peau des individus, considère aussi les traits du visage et la texture des cheveux.En Guadeloupe et en Martinique, nul n'ignore son existence, d'autant plus qu'aucun phénotype n'échappe à son mode opératoire : l'assignation des individus à une idée préconçue, pour le meilleur ou pour le pire. Nous vous proposons de partir à la rencontre de cette chronique contemporaine à travers douze témoignages de jeunes gens d'une même génération, la nôtre, qui se rêve en messagère d'une nécessaire (r)évolution.
Nombre de pages
242
Date de parution
16/04/2026
Poids
290g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336525785
Auteur
Lirice-Bellance Dan ; Elisabeth Lesly
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Date de parution
20260416
Nombre de pages
242,00 €
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...