Vuola Sinikka ; Lindstedt Laura ; Moine Aleksi ; S
GALLIMARD
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EAN :9782073019981
Laura Lindstedt et Sinikka Vuola sont parties d'un fait divers réel, un maricide commis en Norvège en 1981, au cours duquel la Finlandaise Anja a tué d'un coup de fusil son mari Thorvald, après dix-huit ans de violences conjugales. L'accusée a été acquittée et le mari mort a été déclaré coupable par la justice. Dans ces 101 façons de tuer son mari, elles ont choisi d'utiliser 101 formes littéraires connues pour rendre compte du crime. Pour réaliser ces variations, elles ont employé des techniques de l'Oulipo et écrit certains chapitres "dans le style de", en s'inspirant notamment de Gertrude Stein, Franz Kafka, Nathalie Sarraute et François Rabelais. Les autrices ont également recouru à des imitations parodiques de diverses manières de parler, comme le "Féminisme intersectionnel" ou le "Commentaire sportif", et de parties d'ouvrage même, telles que la "Table des matières" ou les "Notes de bas de page". Les formes de la narration de 101 façons de tuer son mari, tour de force stylistique, permettent de mettre en lumière la tragédie, qui échappe ainsi à la fois à l'effacement et au voyeurisme social. Ces variations nous invitent, collectivement, à nous reposer des questions fondamentales : de quels sujets parlons-nous, et de quelle façon ? Comment la manière dont nous écrivons les modifie-t-elle ?
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.
Logn est biochimiste, spécialisée dans les cellules, les plus petits éléments du corps humain. Elle a 61 ans, s'est toujours sentie femme mais est née dans un corps d'homme. Longtemps elle a tenté de s'en accommoder, s'est parfois habillée en femme, a parfois couché avec des hommes, a été DJ dans un bar gay. Puis elle s'est mariée avec Sonja, a eu un fils, qui lui-même est devenu adulte. Et soudain c'est devenu intolérable, à se jeter dans l'océan pour ne plus jamais reparaître : elle ne veut pas, quand la mort la rattrapera, que son cercueil se referme sur un corps qui ne lui correspond pas. Divorce, traitement hormonal, et bientôt, elle l'espère, l'opération du bas. A son âge ? Sa famille l'a rejetée, ses soeurs refusent qu'elle porte le prénom de leur grand-mère Guðriður. Son seul soutien est son frère jumeau, Trausti, qui passe la voir tous les jours et l'appelle pour lui souhaiter bonne nuit. Il veille sur elle. Face au désarroi d'avoir perdu un frère, il ne peut prendre le risque de perdre aussi sa soeur. Avec délicatesse, une pudeur salvatrice et une poésie de chaque instant, DJ Bambi s'attache aux questions d'identité, aux marginalités et au temps qui passe, en une merveilleuse ode au genre féminin.