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La plainte de Natura. De planctu Naturae
Lille Alain de ; Delègue Yves
MILLON
22,00 €
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EAN :9782841372898
La plainte de Natura inspira Jean de Meung pour la deuxième partie du Roman de la rose. Reprenant sur le ton de la plainte le lieu commun bien connu, Alain dénonce vigoureusement l'étendue du mal en ce bas-monde, la corruption des moeurs. Mais comment ne pas remarquer que cette dimension satirique vient en surimpression, dirait-on, et comme pour l'étouffer, ce qu'expose longuement la fantasmagorie qui occupe le coeur de la "narratio", pour reprendre le terme insistant par lequel Natura définit son aventure. Voilà en effet que ce personnage allégorique quitte sur son char l'Olympe céleste et apparaît soudain à Alain que la surprise fait s'écrouler en extase mystique, à demi-mort. Une fois revenu à lui-même, il interroge cette "semi déesse" avec insistance, parce qu'il veut connaître les raisons qui ont bouleversé, dénaturé l'ordre du monde voulu et agencé par Dieu. Dès lors, l'affaire n'est plus de dénoncer le mal, mais de savoir quelle en est l'origine. Alain de Lille dont l'épitaphe dit qu'"il a su tout ce que l'homme pouvait savoir" est à lui seul un résumé des intérêts multiples de son temps. Sa pensée est le point de rencontre des grands courants philosophico-théologiques du XIIe siècle ; au fait des dernières avancées techniques dans les arts libéraux, il demeure en mène temps un parfait témoin de l'humanisme littéraire.
Nombre de pages
187
Date de parution
18/04/2013
Poids
202g
Largeur
122mm
Plus d'informations
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EAN
9782841372898
Titre
La plainte de Natura. De planctu Naturae
Auteur
Lille Alain de ; Delègue Yves
Editeur
MILLON
Largeur
122
Poids
202
Date de parution
20130418
Nombre de pages
187,00 €
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En publiant ce volume de textes en latin inédits d'Alain de Lille, Marie-Thérèse d'Alverny propose une double contribution à l'étude de l'un des auteurs les plus prolifiques du XIIe siècle : outre l'établissment critique de traités ou de sermons depuis longtemps oubliés, le lecteur y trouvera en effet, en guise de première partie, une notice introductive d'une grande richesse, contenant des indications biographiques qui éclairent la vie souvent méconnue d'Alain de Lille par des témoignages de disciples ou des souvenirs de ses contemporains, ainsi qu'une présentation détaillée de ses oeuvres. Tout en suivant la distinction artificielle mais traditionnelle entre les oeuvres littéraires et les oeuvres théologiques, l'auteur propose ici une étude détaillée du versant théologique, en considérant successivement les Sommes, les Commentaires bibliques et liturgiques, les oeuvres de théologie pratique et d'apologétique, et certains ouvrages anonymes qui se voient ici confirmés dans leur anthenticité.
Reprenant l'édition de ces lettres anonymes, Françoise Hudry nous propose, au terme d'une minutieuse enquête, de les attribuer à Alain de Lille, ce qui rendrait compte également de l'ancienne identification de celui-ci avec Alain de Canterbury qui fut ensuite abbé de Tewkesbury. Ainsi interprétées, par une analyse à la fois historique et littéraire, ces lettres contribuent à redessiner une partie de l'histoire culturelle du XIIe siècle: elles élucident des pans d'ombre de la biographie d'Alain de Lille, précisent ses liens avec Pierre de Blois ou Richard de Saint-Victor, éclairent le contexte dans lequel Alain écrivit un De planctu Naturae plein d'amertume; elles permettent également de mieux comprendre les relations entre différents textes de cette période, suggérant par exemple des rapports subtils et complexes entre la satire de Nigel de Longchamp et l'?uvre d'Alain de Lille... Le dossier est à présent entre les mains des lecteurs, avec le drame humain qu'il dessine, quel que soit le protagoniste
Bien avant l'organisation de l'Université, Alain de Lille (c. 1120-1202) proposait sous forme allégorique, dans son poème Anticlaudianus, le parcours intellectuel idéal du théologien. L'esprit réfléchi de celui-ci, Phronesis, monté sur le char des Arts libéraux et des sciences de l'Antiquité, traverse l'espace de la Nature jusqu'à la demeure de Dieu. Là ; il doit avancer seul, soutenu par la foi, vers Dieu lui-même. Celui-ci fait donner par l'Esprit (Noys) une âme nouvelle, qu'il ramène vers la terre, où il retrouve en homme nouveau la Nature, les vertus, la Raison et les sciences, mais où il doit affronter le combat des vices et des vertus, dont il sortira vainqueur. Dans cette vision platonisante, l'auteur pare le sens intellectuel du poème de mises en scène et de descriptions fort diverses, vives, colorées et souvent délicates, avec une joie et une facilité d'expression en complet contraste avec l'âpre amertume du De planctu Naturae, son précédent poème. Ce n'est pas une des moindres raisons du succès de l'Anticlaudianus jusqu'à la Renaissance.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.