Au tournant des années 2020, un groupe assez large d'internautes (journalistes, médecins, ingénieurs, youtubeurs, etc.) s'est fait connaître en prenant des positions sur les réseaux sociaux en faveur de la science et d'une vision de la rationalité. Leurs cibles : les porteurs de théories du complot, certains militants écologistes hostiles aux produits industriels, les partisans des médecines naturelles, ainsi que de nombreux anonymes qui, dans leur communication numérique, s'écartaient des principes de la méthode scientifique. Ces "clercs" ont ainsi importé dans les espaces numériques des controverses actuelles autour de l'homéopathie, du glyphosate, de la vaccination, du nucléaire ou de l'utilisation de l'hydroxychloroquine. Quelles sont leurs façons d'argumenter, d'échanger, de fonctionner en communauté ? Les réseaux sociaux sont régulièrement considérés comme le lieu privilégié de circulation des fake news, rumeurs et théories du complot. Nombreux sont pourtant ceux qui résistent aux contre-vérités et incarnent une nouvelle tendance de fond de nos sociétés : celle la revitalisation des expertises et des positions rationnelles. Comment luttent-ils contre les fake news et l'infodémie ? Comment assurent-ils les conditions d'un dialogue raisonnable ? Destiné à un grand public éclairé, aux chercheurs en digital humanities ainsi qu'à ceux qui s'intéressent aux grands débats actuels dans le champ de la santé et de l'écologie, cet ouvrage présente de nouvelles approches méthodologiques pour protéger notre démocratie numérique.
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Nombre de pages
187
Date de parution
15/04/2021
Poids
225g
Largeur
140mm
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EAN
9791037008268
Titre
No fake news. Les réseaux sociaux, nouveau terrain de la controverse scientifique
La révolte des gilets jaunes a paniqué tous ceux qui font profession de penser ou de diriger. D'une affaire de prix à la pompe, on est passé à des manifestations géantes, à des revendications politiques fondamentales - démocratie représentative versus démocratie directe - à une crise de régime, de croyances et de société. Pour saisir l'incroyable changement, il faut nommer les passions qui ont enflammé les masses (refus du mépris "d'en haut", défiance envers les représentants...) : une crise d'identité oppose la France dite périphérique aux élites politiques ou médiatiques. Dissipant théories du complot et légendes technologiques, le livre montre aussi comment, hors médias traditionnels voire contre eux, les réseaux sociaux donnent un visage et des armes à ceux qui étaient auparavant invisibles.
Résumé : "J'ai honte. J'ai d'autant plus honte que Paris n'appartient pas qu'aux Parisiens. C'est le joyau de la couronne... La capitale n'enthousiasme plus les Français tant la pollution, la saleté, la vie chère, l'insécurité, les embouteillages, le stress et la morosité de la ville y sont devenus de véritables repoussoirs. La moitié des Parisiens songe à quitter la capitale. Un record ! Pour la première fois Paris perd des habitants et des classes ferment faute d'élèves. Un bilan bien peu glorieux. Je veux faire tomber les masques, en finir avec les indignations de façade et les déclarations de principe sans lendemain. J'ai tenu à dénoncer les nombreuses contradictions d'Anne Hidalgo et ses subterfuges grossiers pour maquiller la réalité. Comme beaucoup, j'ai le sentiment de ne pas être entendu. Comme beaucoup, j'ai le sentiment de ne pas être représenté. Comme beaucoup, j'aime Paris. Comme beaucoup, j'ai honte de ce qu'elle est devenue". Elu du XVIIIe arrondissement, disposant d'un poste d'observation privilégié sur les scandales qui agitent le mandat d'Anne Hidalgo, Pierre Liscia saisit sur le vif une ville à l'agonie.
Destins croisés d'appartement en appartement de cinq femmes et d'un homme. Des vies urbaines, amoureuses ou solitaires de nos contemporains, traitées sur le ton de l'humour et de la dérision.
Latham Monica ; Amselle Frédérique ; Ferrer Daniel
Cet ouvrage propose une visite guidée des " antichambres " , " coulisses " et autres " arrière-cuisines " , où l'écriture de Virginia Woolf se prépare. Ses lieux d'écriture, à Londres ou dans la région du Sussex, révèlent les méthodes de travail de l'autrice autant que son environnement. En plus de sa prose romanesque et de ses essais critiques, Woolf écrivait quotidiennement dans son journal, tenait une correspondance régulière, et esquissait des projets dans ses carnets de travail. Ces milliers de pages offrent un formidable témoignage littéraire, où l'on peut la voir analyser avec lucidité sa propre méthode et réfléchir à son écriture, avec ses mécanismes, ses joies et ses peines. Alors que l'examen de la genèse de Mrs Dalloway révèle une écrivaine qui tâtonne afin de mettre en place sa vision unique et hautement ambitieuse du roman moderne, les manuscrits d'Une chambre à soi mettent au jour la rapidité d'écriture d'un essai littéraire et féministe qui résonne encore aujourd'hui. Suivre les processus d'écriture de ces textes nous permet d'observer à la fois l'écrivaine à l'oeuvre, et l'oeuvre en train de prendre forme, à la confluence de plusieurs courants, inspirations et idées novatrices.
Il ne leur manque que la parole, entend-on souvent dire à propos des chiens. En effet, pourquoi après 35 000 ans de cohabitation, d'amitié, de services rendus, ne nous parlent-ils toujours pas ? Comment la parole est-elle venue à l'homme, et qu'en comprennent nos compagnons les chiens ? Qu'échangeons-nous vraiment avec eux ? Pourquoi leur parlons-nous sur un ton stupide ? Quelles limitations les empêchent de nous répondre ou tout simplement de nous dire ce qu'ils pensent de nous ? A ces questions, parfois naïves, les neurosciences - humaines et animales - fournissent des éléments sérieux de réponse. Et une expérience inédite vient bousculer notre conviction que seul l'humain peut utiliser le langage pour communiquer, et interroger le sens même de l'existence. Alors ? Pensent-ils humains ?
? L'intelligence artificielle remplacera l'être humain. ? " A force d'entendre cette prédiction, nous sommes tentés d'y croire. Or, si ce n'était pas l'être humain que l'IA allait remplacer... mais Dieu ?? Une question audacieuse à laquelle Gabrielle Halpern répond avec humour et sérieux, en comparant l'IA à Dieu. Ce n'est pas tant notre humanité que l'IA essaie de plagier, que l'omniscience, l'omnipotence et l'omniprésence - caractéristiques du divin. Toujours disponible, prête à répondre à toutes nos prières et questions avec "? bienveillance ? " et "? patience ? ", adaptable à chacun, l'IA n'est-elle pas en train de devenir le dieu sur mesure dont l'être humain a toujours rêvé? ? Quelle intelligence artificielle l'homme a-t-il créée ?? Et surtout, quel homme l'intelligence artificielle va-t-elle créer ??
Turing Alan ; Pilawski Pascale ; Koch Marie-Pierre
Alan M. Turing, célèbre pour avoir décodé Enigma, la machine à crypter de l'armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, est aussi souvent présenté comme le père de l'"intelligence artificielle". En 1950, les connaissances scientifiques et techniques sont suffisantes pour envisager la possibilité, dans un futur relativement proche, que des machines puissent imiter l'esprit humain. Les hommes seront-ils capables un jour de fabriquer des machines intelligentes ? Répondre à cette question suppose d'abord de définir cette intelligence, que nombre d'acteurs actuels de l'IA n'hésitent pas à assimiler à du calcul en se revendiquant de l'autorité du mathématicien anglais. Mais la pensée de Turing échappe à ces réductions faciles, comme le montrent les textes rassemblés dans ce volume, restés largement inédits en français.