Création : le mot évoque la figure de l'artiste et invite tout naturellement à une réflexion sur l'art. Mais la création déborde largement le champ artistique. Elle investit le terrain de la science : ne se contentant plus d'expliquer la nature, la science évoque celle-ci, la manipule et la façonne. La technique prolonge cette interaction, elle fabrique de nouveaux corps aux propriétés inédites : souris oncogènes, matériaux supraconducteurs... Et la technique des images de synthèse laisse entrevoir la possibilité de créer l'image parfaite d'un réel inexistant, ouvrant la voie à une création de l'actualité elle-même. Les formes de la création sont donc multiples, et plus passionnantes que jamais : elles méritent d'être explorées parallèlement. La rencontre de la science et de l'art fera apparaître des échanges parfois insoupçonnés. Dans cette rencontre, le point de vue du droit ne peut être ignoré : perspective de biais, qui dévoile les contours de la création. Le droit des créations intellectuelles, avec ses exigences et ses concepts (nouveauté, activité inventive, originalité,...), peut servir de révélateur des représentations que la société se fait de l'invention et de l'oeuvre. Qu'elle soit artistique ou technoscientifique, la création soulève également des enjeux politiques. Le soutien de la création relève habituellement des missions de l'Etat. Mais, face aux impasses, pas simplement financières, de l'Etat-Providence, des voix se font entendre qui invitent à redéfinir la tâche du politique. Le choix du mode de régulation risque de peser sur l'orientation future des activités créatives. Les conflits relatifs à l'" exception culturelle " lors des négociations du GATT ne sont à cet égard que la partie émergée d'une question de fond.
Date de parution
03/12/1997
Poids
404g
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EAN
9782802801191
Titre
PROFILS DE LA CREATION
ISBN
2802801198
Auteur
LIBOIS/STROWEL
Editeur
FUSL
Largeur
0
Poids
404
Date de parution
19971203
Disponibilité
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Aujourd'hui, la recomposition des identités personnelles et des communautés politiques est indissociable de la communication médiatique, dans un contexte d'affaiblissement apparent de l'Etat. En même temps, le système médiatique semble déconnecté des opinions publiques nationales et des cadres juridiques contraignants. Le contre-pouvoir devient un quatrième pouvoir, structurant l'offre médiatique tout en s'étant affranchi de la justification publique. Or il est vain de stigmatiser la " démocratie d'opinion " ou la " république des médias " en renvoyant à des modèles révolus d'espace public. La pensée doit se hisser à la hauteur de l'espace public réellement existant, dominé par le système médiatique et structuré par le droit positif, pour en saisir les traits profonds. Répondre de manière efficace et légitime à la déconnexion entre le système médiatique et les attentes normatives à l'égard de la communication requiert d'élaborer un concept philosophique de droit et de liberté de la communication à partir des problèmes concrets soulevés par l'espace public médiatique : nouveaux genres audiovisuels, impasses de la construction européenne, transformations du droit contemporain, crise de la représentation politique, intégration des sociétés multiculturelles, inefficacité des services publics historiques, forums civiques internationaux et dysfonctionnements des systèmes éducatifs.
Ce volume reproduit les actes du Colloque organisé aux Facultés universitaires Saint-Louis les 3 et 4 mai 1974 en hommage à Mgr Van Camp. Il veut apporter une contribution aux problèmes de la rencontre inter-disciplinaire en sciences humaines. Trois domaines sont abordés : Psychanalyse et création littéraire et plastique. Epistémologie des sciences sociales. Réflexion philosophique sur l'égalité en droit et en morale. Littéraires, économistes, sociologues, juristes, psychanalystes et philosophes y trouveront matière à réflexion et à discussion.
Mort pour nos péchés". Cette antique formule exprime le sens que prend pour la foi l'événement historique de la mort de Jésus. Elle est liée à un ensemble de catégories archaïques (sacrifice, expiation, substitution, rachat, rédemption, etc.) dont l'homme contemporain ne semble plus pouvoir faire usage. Comment faut-il donc la comprendre aujourd'hui ? C'est à cette question que tente de répondre ce volume, résultant d'une session théologique pour enseignants et universitaires, tenue en 1975 à l'Ecole des sciences philosophiques et religieuses des Facultés universitaires Saint-Louis à Bruxelles. La démarche est pluridisciplinaire et comporte quatre moments : enquête exégétique, analyse anthropologique, ethnosociologie des religions et réflexion théologique.