La communication publique. Pour une philosophie politique des médias
Libois Boris
L'HARMATTAN
31,50 €
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EAN :9782747522977
Aujourd'hui, la recomposition des identités personnelles et des communautés politiques est indissociable de la communication médiatique, dans un contexte d'affaiblissement apparent de l'Etat. En même temps, le système médiatique semble déconnecté des opinions publiques nationales et des cadres juridiques contraignants. Le contre-pouvoir devient un quatrième pouvoir, structurant l'offre médiatique tout en s'étant affranchi de la justification publique. Or il est vain de stigmatiser la " démocratie d'opinion " ou la " république des médias " en renvoyant à des modèles révolus d'espace public. La pensée doit se hisser à la hauteur de l'espace public réellement existant, dominé par le système médiatique et structuré par le droit positif, pour en saisir les traits profonds. Répondre de manière efficace et légitime à la déconnexion entre le système médiatique et les attentes normatives à l'égard de la communication requiert d'élaborer un concept philosophique de droit et de liberté de la communication à partir des problèmes concrets soulevés par l'espace public médiatique : nouveaux genres audiovisuels, impasses de la construction européenne, transformations du droit contemporain, crise de la représentation politique, intégration des sociétés multiculturelles, inefficacité des services publics historiques, forums civiques internationaux et dysfonctionnements des systèmes éducatifs.
Nombre de pages
348
Date de parution
01/01/2002
Poids
478g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747522977
Titre
La communication publique. Pour une philosophie politique des médias
ISBN
2747522970
Auteur
Libois Boris
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
478
Date de parution
20020101
Nombre de pages
348,00 €
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...