Politique hors-champ. Contribution à une critique communiste de la politique
Lévy Laurent
KIME
28,01 €
Epuisé
EAN :9782841745975
Pierre Bourdieu a longuement analysé ce qu'il qualifiait de "champ politique". Mais pour penser la politique politiquement, il convient de la penser "hors-champ". Politique hors-champ se présente comme une contribution à la critique de la politique considérée comme un champ particulier et séparé de la vie sociale. Limiter la politique à ses moments institutionnels, alors qu'elle est tout à la fois une pratique sociale, est un appauvrissement de ses potentialités, incompatible avec toute politique d'émancipation - c'est à dire de politique communiste. Il en résulte une critique de certains des concepts les plus habituels de la théorie politique, comme la "société civile", qui suppose une "société politique" distincte et refermée sur elle-même, comme les "partis", qui tendent à s'approprier l'action politique au détriment de la masse des citoyens, et même comme la "démocratie", considérée comme un type d'institutions distinctes de la société elle-même et dès lors insensibles à ses contradictions. Un long chapitre propose de suivre le parcours de l'idée de la politique dans le travail d'un certain nombre d'auteurs classiques, de Machiavel à Marx, montrant comment s'enracinent les thèses proposées dans l'analyse de certaines intuitions, certains développements, voire certaines impasses de ces auteurs. S'ensuivent des critiques détaillées des conceptions classiques de la démocratie et de la notion de parti politique. Pour illustrer les thèses soutenues dans l'ouvrage, différentes époques de l'histoire et différentes disciplines du savoir sont mobilisées, de l'Antiquité classique à la Révolution française ou la Révolution russe, et de l'anthropologie à la sociologie ou la philosophie. L'ensemble constitue un tout à la fois cohérent et ouvert au terme duquel la politique, dont l'enjeu est l'hégémonie, apparaît comme le véritable levain de l'histoire.
Nombre de pages
416
Date de parution
13/09/2012
Poids
525g
Largeur
145mm
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EAN
9782841745975
Titre
Politique hors-champ. Contribution à une critique communiste de la politique
Auteur
Lévy Laurent
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
525
Date de parution
20120913
Nombre de pages
416,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le monde d aujourd hui, et particulièrement l Occident, ne créée plus de leaders... ou trop peu. Se focaliser sur les faiblesses, les mauvaises notes ou les problèmes d un enfant ne le motive pas, mais le conduit plus sûrement vers les échecs ou la peur. On ne construit pas un leader ainsi, on en fait au mieux un manager.Enseigner la confiance, réveiller ou révéler un potentiel, prendre du plaisir au dépassement de soi et au goût de l effort sont les trois valeurs nécessaires à l éducation des leaders auxquels sept clés ouvriront le passage vers une vie réussie, tant professionnelle que personnelle.En enseignant ces 3 valeurs fortes et ces 7 clés à chacun de ses collaborateurs, Laurent Lévy a misé sur le capital humain de sa société. Son investissement a été gagnant puisqu Optical Center affiche aujourd hui la plus forte croissance sur un marché ultra-concurrentiel. Il a donc raison de dire: "Mettez un leader à la tête d un magasin, et vous ferez des collaborateurs et des clients heureux. Mettez un leader à la tête d une famille, vous ferez des enfants heureux. Même chose à la tête d une nation!"Les 7 clés: La prise de décision Construire l équipe gagnante L intelligence organisationnelle La compétence émotionnelle La négociation gagnante Développer sa créativité Communiquer efficacement
Retranscription d'un des 4 séminaires donnés en 2018 par Laurent Levy en compagnie de Fanny Levy. Parmi les thèmes principaux, Choisir sa joie, son Evidence, Reconnaitre les lignes de temps, Créer sa Réalité, Le choix des possibles, La vie dans le Déjà Accompli, La fin de la guérison
La loi sur le foulard à l'école, les émeutes de novembre 2005 dans les banlieues françaises, l'Appel des Indigènes de la République: autant d'événements qui ont fait ressortir des clivages graves à l'intérieur même de ce qu'on appelle "la gauche". Le Parti communiste, l'ex-LCR devenue NPA, les Verts, les anarchistes, tous ont vu leurs propres rangs se scinder sur ces sujets: les fondamentalistes de la laïcité, les républicains intégristes, les féministes institutionnelles se sont regroupés dans chacun de ces partis au nom des valeurs bafouées et de la lutte contre le communautarisme. Laurent Lévy montre combien de racisme, quelle haine de l'islam sont dissimulés derrière chacun de ces discours. Il décrit le combat que mènent la jeunesse populaire "postcoloniale" et ses alliés contre le versant national-républicain de "la gauche". Un livre de nature à faire grincer quelques dents mais qui défend l'égalité de n'importe qui avec n'importe qui - une valeur républicaine somme toute.
Il y a exactement deux siècles, en 1821, Charles Nodier inventait l'appellation "genre frénétique" pour désigner la face sombre du romantisme, sa part d'horreur et d'excès, et il fustigeait l'immoralité du genre tout en reconnaissant les séductions sulfureuses que celui-ci exerce sur le lecteur. Alors que la critique du XXe siècle, des surréalistes à Annie Le Brun et Jean-Luc Steinmetz, a retourné la condamnation moralisatrice du XIXe siècle en faisant l'éloge de la portée subversive de ces oeuvres qui structurent leurs intrigues autour du conflit entre le bien et le mal, il est temps d'adopter une approche dépassionnée des morales du romantisme noir. Si les oeuvres noires, comme on le leur a parfois reproché, se caractérisent par leur manichéisme, celui-ci peut prendre des formes variées. Les romans valorisant la vertu et l'innocence de l'héroïne s'opposent ainsi aux récits sadiens faisant goûter au lecteur les délices vertigineuses de la cruauté. Dès l'époque romantique se multiplient les oeuvres ambivalentes, qui, infusant l'ironie dans le modèle du roman noir, rendent plus incertaine la frontière entre bien et mal. Quelles sont les valeurs défendues dans ces fictions ? Les variations morales dessinent-elles une évolution historique ? Sont-elles corrélées à des tendances esthétiques particulières ? Les études réunies ici proposent quelques réponses à ces questions, à travers l'analyse de l'axiologie du romantisme noir de Ducray-Duminil à Gaston Leroux, en passant par Nodier, George Sand, Balzac ou Pétrus Borel.
Comment des écrivains qui n'ont pas vécu la Shoah racontent-ils cet événement ? En France, cette question s'est posée de manière polémique à la parution des Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) et de Jan Karski de Yannick Haenel (2009). Cet essai est consacré à l'ensemble de la littérature écrite en français par la génération des petits-enfants, soit par vingt-deux auteurs, qu'il s'agisse de descendants de victimes de la Shoah ou d'auteurs qui se sentent héritiers de cette mémoire. L'analyse de ces oeuvres permet de se pencher sur des questions très actuelles, comme la délicate appropriation d'un héritage, les supposés dangers de la fiction, ou encore l'utopie qui consiste à croire que l'on peut se faire témoin du témoin ou réparer le passé.
Si la plus importante figure philosophique du vingtième siècle était une femme, ce serait Simone Weil (1909-1943), comme on commence à le discerner aujourd'hui. En parcourant les lieux par où elle est passée, ce livre tente de reconstituer le chemin intellectuel et spirituel de Simone Weil. A chaque lieu, qui constitue un moment mental, est attaché un questionnement majeur de son oeuvre, si bien qu'à la fin la pensée de la philosophe apparaît dans sa globalité : c'est d'abord une philosophie de l'esprit où le miracle de la pensée tient dans le mystère des inspirations qui nous traversent. Mais Simone Weil ne peut suivre le fil de ses pensées que si elle se confronte à l'actualité de son époque, de 1929 à 1943, et qu'à travers les milieux sociaux très différents où elle sème le trouble (du syndicalisme à la France libre de Londres, en passant par le monde des usines, la guerre d'Espagne, l'exode de Juifs français) et les rencontres qu'elle fait. C'est une pensée à la fois très intérieure (mystique même) et complètement ouverte aux problèmes économiques, sociaux et politiques d'une tranche d'Histoire que ces pages essaient de reconstruire à partir de la géographie concrète que sa vie dessine. Cependant, l'ouvrage refuse d'enfermer Simone Weil en son temps et prend le risque d'actualiser sa pensée en interrogeant ce que sont devenus les campagnes, les villes et les pays qu'elle a traversés, jusqu'à faire un état des lieux de la France d'aujourd'hui. Une lecture des lieux à partir de sa pensée ; une lecture de sa pensée à travers les lieux.