Opus N° 1, juin 2016 : La ville et ses zones d'ombres
Letourneux Matthieu
PARIS OUEST
15,00 €
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EAN :9782840162506
Opus est la revue annuelle conçue par les étudiants en édition de l'université Paris Ouest Nanterre La Défense. Chaque numéro aborde un thème différent qui est analysé, exploré et disséqué selon les intérêts, la curiosité et les questionnements des rédacteurs. Les contributeurs sont issus d'horizons variés: journalistes, universitaires, étudiants, photographes, écrivains, etc. Pour son premier numéro, Opus s'est perdu dans la ville. Flânerie dans la ville imaginaire, celle des romans à mystère et des jeux vidéo. Errance aux marges de la ville, celle des HLM et des sans-abris. Promenade ludique dans les rues de Paris et Londres pour enquêter sur les lieux criminels historiques. Badinage artistique dans la prison Sainte-Anne d'Avignon et dans l'ancienne papèterie de Nanterre. Et enfin, rencontres avec Dominique Manotti, Ian Manook et Alexandra Schwartzbrod qui ont eu la gentillesse de nous faire partager leurs univers littéraires à l'occasion d'une série d'entretiens. Car la ville ou plutôt les villes constituent bien entendu des lieux de vie, des espaces d'activités ou encore des territoires politiques, mais elles sont bien plus que des découpages de l'espace, des constructions architecturales ou des agencements urbains. Elles sont également des "horizons de sens", des univers culturels et des lieux de projections psychiques où coexistent et cohabitent de manière plus ou moins harmonieuse des groupes aux multiples sensibilités...
Nombre de pages
175
Date de parution
26/07/2016
Poids
422g
Largeur
200mm
Plus d'informations
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EAN
9782840162506
Titre
Opus N° 1, juin 2016 : La ville et ses zones d'ombres
Auteur
Letourneux Matthieu
Editeur
PARIS OUEST
Largeur
200
Poids
422
Date de parution
20160726
Nombre de pages
175,00 €
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De Fantômas à James Bond, du récit policier à la science-fiction, d'Harlequin à la Série noire, la culture populaire moderne obéit à une dynamique sérielle : la production et la réception de l'oeuvre sont ressaisies dans un ensemble plus vaste de textes qui en détermine la signification. Profondément liées à la culture médiatique et aux logiques de consommation culturelle, ces formes et ces pratiques fictionnelles sont au coeur de notre modernité, dont elles constituent l'une des principales expressions. C'est cette "poétique de la sérialité" que l'auteur étudie dans ce passionnant essai, suivant des axes théorique, historique, médiatique et culturel. Insistant sur les spécificités de la communication sérielle et leurs conséquences en termes de choix littéraires, de forme et de signification des oeuvres, il montre aussi le rôle des pratiques éditoriales et médiatiques depuis le XIXe siècle dans la littérature de masse et leur retentissement sur l'imaginaire fictionnel contemporain. Un ouvrage majeur, éclairé de nombreux exemples traités avec vivacité, qui ouvre le champ de la recherche en littérature à un nouveau questionnement à la fois sociologique, historique et esthétique.
Concevoir une oeuvre littéraire s'inscrivant dans une série engage des modes de création spécifiques et suppose l'intervention de nouveaux acteurs. C'est cette genèse des productions littéraires sérielles que ce numéro se propose d'explorer. Séries télévisées, grands héros populaires, littérature et cinéma de genre, franchises déclinées en romans, films et jeux vidéo... , la culture contemporaine obéit de plus en plus à des logiques sérielles. Or, concevoir une oeuvre littéraire s'inscrivant dans une série engage des modes de création spécifiques et suppose l'intervention de nouveaux acteurs. C'est cette genèse des productions littéraires sérielles que ce numéro se propose d'explorer à travers une série d'études portant sur des sujets aussi variés que l'écriture en collaboration (Dumas et ses " nègres "), les traductions sérielles (la " Série Noire "), le rôle de l'éditeur populaire dans la création (Fleuve Noir, Harlequin), les stratégies d'écriture des auteurs (Frédéric Dard, Gérard de Villiers, Michel Bussi, Nine Gorman), les techniques employés par les romanciers (Marcel Allain et ses rouleaux de cire), enfin les stratégies déployées par les industries culturelles autour des grandes marques transmédia (la franchise Harry Potter). A travers ces différents objets, c'est aussi une plongée dans la fabrique de la culture populaire qui est proposée.
Fantômas ! Le nom du " Génie du crime " a traversé tout le XXe siècle. A bien des égards, Pierre Souvestre et Marcel Allain ont enfanté en 1911 une ?uvre monstre. Fantômas, revers obscur et grimaçant de notre monde, y invente, page après page, une violence sans visage, sans motivations et sans signification apparente. La série des Fantômas a fasciné les avant-gardes des années 1920-1930, qui en ont loué le génie créatif et la puissance subversive. Le mythe du criminel voleur d'identités, tueur cruel, virtuose de la mise en scène morbide, a inspiré tableaux, films expérimentaux, textes poétiques et polémiques. Nourri par un travail de collecte inédit, cet ouvrage propose de relire Fantômas à la lumière des travaux qui ont questionné la place des fictions dans les sociétés contemporaines. La trajectoire du protagoniste éclaire l'organisation du champ littéraire, partagé entre littérature légitime et productions de grande consommation. Consacrant la toute-puissance de l'information et des faits divers, l'?uvre apparaît bien comme " l'Enéide des temps modernes ", selon la formule de Blaise Cendrars. La modernité du XXe siècle naissant y est, il est vrai, partout : grands magasins, chirurgie plastique, nouvelles techniques policières... En subvertissant les logiques classiques du détective navel où la raison et la progression de l'enquête priment sur le crime, Fantômas questionne les identités sociales, le maintien de l'Ordre et la répression des pulsions.
Gomez-Géraud Marie-Christine ; Lestringant Frank ;
Ce volume se penche sur l'oeuvre critique de Daniel Ménager, professeur à l'université de Nanterre, disparu en 2020. Une oeuvre qui, dans ses derniers développements, s'est fortement ouverte sur le comparatisme. Si la Renaissance apparaît comme la source de sa réflexion, cet esprit humaniste formé aux oeuvres antiques et curieux de littérature universelle entendait désenclaver les études littéraires pour mettre la littérature au service de la pensée et de l'émergence de la conscience de soi.
Explorant divers terrains de recherche, cet ouvrage analyse la façon dont toute recherche est à la fois "située" par l'histoire et l'engagement du chercheur, et "situante" , car elle construit son objet. Regards situants propose une réflexion collective autour du "regard situant" , à la fois conçu comme outil méthodologique, cadre épistémologique et posture éthique en sciences sociales. L'ouvrage affirme que toute recherche est simultanément située - par l'histoire et l'engagement du chercheur - et situante - puisqu'elle construit son objet. A travers des contributions variées, il explore la sororité dans la recherche, la territorialité, le rapport au lointain, les enjeux invisibilisés, l'apport du marxisme, ainsi que des démarches de recherche-action-formation, des articulations entre quantitatif et qualitatif et des méthodes innovantes comme l' "entretien marché ". Conçu comme un laboratoire de pensée plutôt qu'une théorie figée, le livre s'achève sur une ouverture critique invitant au débat. Regards situants affirme ainsi le regard situant comme un levier essentiel pour renouveler la pratique scientifique, entre rigueur, réflexivité, engagement et ouverture.
L'organisation contemporaine du savoir est telle que la notion d'humanité y joue une position relativement ambigüe. D'un côté, le développement des sciences de l'homme depuis le milieu du XIXe siècle, fait de l'humanité un domaine épistémologique de premier ordre. D'un autre côté, les notions de "nature humaine", d'"humanité" voire d'"humanisme" font régulièrement l'objet d'attaques frontales : en témoignent les différentes formes de morale ou de politique "antihumaniste", le constat philosophique de la "mort de l'homme" ou l'annonce d'une ère historique "post- ou trans- humaniste". Or, ces différentes acceptions de la notion d'humanité ne se superposent pas. Le groupe de recherche "L'humain impensé" cherche à clarifier la nature des débats contemporains autour de cette notion. Les différentes contributions présentées dans cet ouvrage participent à cet effort, en interrogeant l'humain aux prismes des questions de la philosophie, du langage, de l'art, et de la technologie.
Il rentra dans sa patrie après vingt ans d'absence, seul, après avoir perdu tousses compagnons. Il ne fut reconnu de personne. Quand il s'approcha de sa demeure, il vit les prétendants qui demandaient la main de Pénélope en train de faire le siège du palais. Il se fit passer pour un étranger. (Fable 125) Ulysse, dans les Fables d'Hygin, côtoie Achille et Hector, mais aussi Orphée, Actéon ou le Minotaure. Rares sont les grands récits mythologiques grecs qui n'apparaissent pas sous le stylet d'Hygin. Cet esclave affranchi, qu'on suppose être l'auteur des Fables, écrit en latin, au début de l'ère chrétienne, plusieurs centaines de notices sur des épisodes mythologiques grecs. Ces histoires, rédigées dans une langue simple et accessible, sont autant de pitches invitant à l'écriture de scénarios plus élaborés. A travers ce florilège de Fables d'Hygin, le lecteur cheminera au milieu des figures mythologiques les plus connues, tout en découvrant le regard singulier de l'illustrateur Fredde Rotbart sur ces histoires de familles, d'amour, de pouvoir et d'animaux.