Normes, discours et pathologies du corps politique
Letonturier Eric
L'HARMATTAN
18,50 €
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EAN :9782296112254
A côté des dispositifs institutionnels et légaux et des voies classiques de l'action et de l'engagement, le politique se donne et se dit dans des modes d'expression individuels et collectifs plus discrets par lesquels il se constitue pour faire sens et faire tenir l'ensemble comme un corps unifié. Tel est le pari de cet ouvrage, issu d'une journée d'étude organisée par le laboratoire GEPECS de l'Université Paris Descartes, et qui examine cette hypothèse à trois niveaux. Sous un angle culturel d'abord, pour dévoiler les jeux variables de l'investissement et de l'adhésion au collectif au moyen de diverses ressources, juridiques, artistiques ou historiques par exemple. Sous l'angle du pouvoir ensuite, pour montrer que cette invention du commun qu'est la politique s'appuie sur des figures incarnées, suppose une reconnaissance par le langage d'une altérité symbolique et passe par des techniques de disciplinarisation et une somatique du châtiment. Invention enfin qui, pour avoir trouvé dans les théories darwiniennes une justification naturelle à l'usage de la violence et à la domination brutale, et dans le peuple une illusion à entretenir, force à voir dans le politique une mystification volontaire mais attendue et délibérément entretenue par les besoins en affects et passions que réclame le social.
Nombre de pages
176
Date de parution
14/04/2010
Poids
215g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296112254
Titre
Normes, discours et pathologies du corps politique
Auteur
Letonturier Eric
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
215
Date de parution
20100414
Nombre de pages
176,00 €
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La livraison d'octobre 2011 (vol. 61, n° 2) de L'Année sociologique est consacrée à l'institution militaire. Les études réunies par Éric Letonturier portent sur les valeurs qui l'animent, les logiques professionnelles qui la traversent et les finalités opérationnelles qui lui sont assignées. La spécificité militaire, la représentativité des armées, leur reconnaissance sociale ou encore les lieux de mémoire de la guerre et la gestion des émotions sur les théâtres d'opération constituent quelques-uns des thèmes qui s'y trouvent abordés.Valeurs, métier et action: évolutions et permanences de l'institution militaireÉtudes réunies et présentées par Éric LetonturierÉ. Letonturier, PrésentationL. Bardiès, Du concept de spécificité militaireS. Jakubowski, L'institution militaire confrontée aux réformes organisationnellesÉ. Letonturier, Reconnaissance, institution et identités militairesB. Boëne, La représentativité des armées et ses enjeuxC. Martin, C. Pajon, Max Weber, le charisme routinisé et l'armée de l'air. L'éducation charismatique au sein d'une école d'officiersL. Weibull, La gestion des émotions dans les opérations en faveur de la paixN. Léonhard, Les relations civils-militaires en Allemagne entre « post-héroïsme » et poids du passé: le monument aux morts de la BundeswehrNote de lectureB. Valade, À propos de La Sociologie comme scienceAnalyses bibliographiques générales
Les utopies, aujourd'hui, attirent car elles promettent en ces temps de crise et de morosité, un mieux vivre ensemble. Etrange paradoxe que l'attirance séculaire pour ces fictions qui naissent officiellement avec la modernité pour en nier aussitôt les fondamentaux. En effet, c'est au moment où les sociétés s'arrachent de leurs tutelles religieuses ou traditionnelles pour devenir des produits authentiquement humains, au moment où les hommes prennent leur avenir politique en main, que les utopies proposent des projets collectifs qui enferment les individus dans des structures coercitives. Rares sont, de fait, les utopies individualistes tant la liberté y est sacrifiée pour des idéaux égalitaristes. Dès lors, faut-il, dans ces productions, lire en creux les limites d'une démocratie adulte, d'une "société d'individus" ? Ce livre s'emploie à revisiter le genre utopique et ses variantes (dystopie, uchronie) dans la diversité de ses facettes (sociales, politiques, urbanistiques, techniques), dans quelques-unes de ses réalisations concrètes (Arc-et-Senans, Sofia-Antipolis), et dans son actualité contemporaine à partir de plusieurs thèmes émergents (économie solidaire, écologie, post-humanité).
Nous vivons dans des sociétés en réseau. Mais, pour autant, le réseau se limite-t-il à son sens socionumérique actuel ? Sa réalité contemporaine se réduit-elle aux formes électroniques de la communication, à ces fameux réseaux sociaux et à nos échanges sur Internet ? Refusant de se limiter à ces seules manifestations aujourd'hui dominantes, l'ouvrage se propose de montrer la diversité et l'étendue des emplois tant récents que plus anciens de cette notion, pour mieux en saisir le sens, l'intérêt et la richesse. Des infrastructures techniques aux pratiques créatives du Net Art, de l'urbanisme réticulaire de certaines utopies aux neurosciences, des groupes de sociabilité aux modélisations informatiques, le réseau avance toujours une conception nouvelle de la connaissance et du réel, un mode d'organisation interactif articulant autonomie et dépendance à l'ensemble.
Letonturier Eric ; Valade Bernard ; Wolton Dominiq
Si le XXe siècle a été le siècle de la communication de masse, il été aussi celui de la quête de la communication individuelle. Et l'essor d'Internet a souvent été considéré comme un immense succès, une libération. Aussi est-on passé de la méfiance excessive vis-à-vis des médias à l'adulation pour Internet. Il existe pourtant une complémentarité entre information et communication qui est impensée, sous-évaluée - au profit du seul concept d'information. L'inconscient et la communication, deux concepts centraux dans ce XXe siècle, sont tout aussi rejetés et objets de suspicion. Ce numéro souhaite donc opérer un rééquilibrage entre information et communication, en réhabilitant la seconde, et en explorant.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...