NAISSANCE ET PETITE ENFANCE DANS LES ANDES PERUVIENNES Pratiques, rites, représentations
Lestage Françoise
L'HARMATTAN
26,00 €
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EAN :9782738478498
Ce livre éclaire un sujet mal connu dans les études américanistes : les représentations qu'une société se fait de la petite enfance. Si en Occident "le bébé est une personne" à laquelle on prête désirs et sentiments, il n'a pas cette qualité partout. Chez les paysans des Andes péruviennes, la naissance marque le début d'une seconde grossesse, extra-utérine cette fois, qui prolonge la gestation biologique. Pendant deux à trois ans, la mère poursuit la "fabrication" du nourrisson. Elle le dépose parfois sur le sol de son lieu de naissance qui le protège et le façonne à son tour. Le jeune enfant n'est pas pour autant un être sans existence sociale : une place lui est réservée dans sa communauté, en fonction de sa lignée. Mais il ne l'occupera qu'une fois écartées les menaces qui planent sur sa santé et après avoir franchi les étapes symboliques destinées à l'intégrer au groupe social. En s'appuyant sur une ethnographie détaillée et comparative, l'auteur décrit l'émergence de l'identité individuelle de l'enfant dans un monde aux changements rapides et en dégage les éléments constitutifs que sont la mère et le terroir. Ce faisant, elle souligne le dynamisme de la société paysanne andine au cours des siècles, mais aussi la permanence des représentations.
Nombre de pages
302
Date de parution
01/06/1999
Poids
420g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738478498
Titre
NAISSANCE ET PETITE ENFANCE DANS LES ANDES PERUVIENNES Pratiques, rites, représentations
ISBN
2738478492
Auteur
Lestage Françoise
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
420
Date de parution
19990601
Nombre de pages
302,00 €
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Les ethnologues ont abondamment rapporté les us et coutumes de peuplades lointaines et étranges, source de rêves et de fantasmes, au nombre desquelles les Indiens des Amériques. Autrefois figures du "sauvage", aujourd'hui modèles d'harmonie avec la nature, les descendants des premiers habitants du Nouveau Monde sont pourtant tout aussi concernés que quiconque par la vie moderne, y compris les technologies et la globalisation économique. Elles les atteignent au coeur de leurs territoires; elles produisent sur eux le même effet que partout en les incitant à quitter leurs campagnes ou leurs forêts pour les villes où certains s'établissent. Pourtant, même citadins, même indiscernables dans la foule, ils sont toujours des Indiens pour eux-mêmes et pour ceux qui les côtoient. Ou plutôt ils le redeviennent, sous une autre forme: celle d'Indiens inventifs, entreprenants, adaptables, leaders des changements sociaux et culturels. C'est ainsi qu'une fois émigrés dans la région frontalière des Californies, les sujets de ce livre, des Indiens originaires du sud du Mexique, s'y approprient un territoire et s'y font une place économique, sociale et politique, tout en s'organisant comme une micro-société, une "communauté mixtèque" transnationale. Biographie de l'auteur Antropologue, professeur des Universités, Françoise Lestage enseigne à l'Université Diderot-Paris 7, est également chercheur au laboratoire Unité de Recherche Migrations et Société (URMIS), CNRS/PARIS 7.
Depuis les années 1990, les études sur la parenté ont connu un nouvel essor en Europe et aux Etats-Unis tout en empruntant d'autres voies que celles de l'anthropologie "classique" : le genre, la sexualité ou les représentations de la conception et du corps. Les textes de ce volume participent de ce renouveau et affirment également l'intérêt de relier deux champs de l'anthropologie : la parenté d'une part, la migration et les études interethniques de l'autre. L'étude est conduite au Mexique et en Colombie.
Ce livre met au-devant le rôle fonctionnel du lignage au sein de la population Bena Mambwe qui conçoit le lignage comme une nation en miniature. En tant que tel, celui-ci confère à tous ses membres à la fois nationalité et citoyenneté indissolubles. Autrement dit, en ne perpétuant pas la pratique de réappropriation et de rapatriement de la dépouille d'une épouse par rapport à sa parenté et au domaine foncier de son lignage, c'est consacrer le rejet et le reniement de la tradition.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...