Les zones grises. Enquête familiale à la lisière du Troisième Reich
Saemmer Alexandra
BAYARD ADULTE
21,00 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9782227503038
Chercheuse en sciences sociales, Alexandra Saemmer part sur les traces de sa famille, dont l'histoire a toujours été cachée au fond des tiroirs, noyée dans l'oubli et la honte. Car l'autrice descend de Sudètes, un peuple sans pays, expulsé de Tchécoslovaquie à la fin de la Seconde Guerre mondiale pour avoir voté en faveur de son intégration dans l'Allemagne nazie. Née en Allemagne, l'autrice a grandi avec la honte d'appartenir au peuple des « bourreaux ». Mais c'est aussi la honte des soldats vaincus, des suprémacistes déchus, des femmes violées à la marge des champs de bataille et des réfugiés partis de leur pays sans rien, qu'elle croise au fil de son enquête. Pour comprendre si son grand-père, soldat dans la Wehrmacht, a adhéré au national-socialisme, élucider le secret des origines de sa mère et retrouver son oncle mystérieusement disparu, il lui a fallu s'aventurer dans les zones grises et silencieuses de l'histoire. Aux archives et aux entretiens s'est ajouté un fascinant travail ethnographique au sein de groupes Facebook où la communauté sudète se raconte, à l'abri des regards. En résulte un livre hanté par le fantôme d'une Europe en guerre, une troublante réflexion sur la mémoire des peuples et des choix collectifs et, à travers le récit de gens ordinaires, un espoir : réparer les vivants. « Un captivant livre-puzzle sur les traces d'un passé européen méconnu. » Ivan Jablonka « Une enquête nuancée et intime. Des interrogations qui sous-tendent ce beau livre, émane une étude sensible sur la place de l'histoire familiale et collective dans la formation de la conscience individuelle. » Félix d'Assumçao, Le Monde des livres « Une enquête familiale captivante.» Astrid de Larminat, Le Figaro littéraire « Un récit intime et personnel qui nous renvoie à une page de l'histoire européenne souvent méconnue.Passionnant et instructif, une histoire qui nous concerne tous. » Nicolas Herbeaux, France Culture « Une passionnante enquête familiale. » Yasmine Chouaki, En Sol Majeur,RFI « À mesure que l'enquête - captivante - avance, les fragments de vie sont réécrits et les photos en noir et blanc retrouvent leurs couleurs d'origine. C'est non seulement une fresque familiale, mais aussi toute une histoire des Allemands de « Moravie-du-Sud » qui se dessine en clair-obscur. » Alix Champlon, La Croix « À travers la généalogie et la galerie de portraits d'Alexandra Saemmer, c'est toute la complexité d'une époque qui se joue. » Jean Sévillia, Le Figaro Magazine « Confrontant des récits contradictoires, mêlant archives, témoignages et observation de forums de descendantsdes Sudètes, Alexandra Saemmer signe un texte courageux, rigoureux et prenant. » Eyoum Nganguè, Le Pèlerin « Alexandra Saemmer s'efforce de reconstituer le puzzle familial en scientifique et de réparer les disparus en se réparant elle-même. » Yves Viollier, La Vie « Un livre puissant. » Yves Pagès, Le Canard enchaîné « Un récit saisissant. » Historiquement Show, Histoire TV « À travers cette enquête captivante, Alexandra Saemmer fait ressurgir un épisode méconnu de l'histoire européenne. » Laurent Lemire, Livres Hebdo « Un livre fascinant. » Anne Dastakian, Marianne « Un livre riche et sensible sur un sujet peu traité, qui ne manquera pas de faire réfléchir sur les mémoires allemandes du « Troisième Reich » et les multiples manières de les interroger. » L'Histoire « Le très beau Les Zones grises d'Alexandra Saemmer est sans doute historiquement l'un des récits les plus délicats de cette rentrée qui revient depuis les sciences sociales sur le destin des femmes de sa famille issue des Sudètes, où est questionné le rapport de sa famille au nazisme. » Simona Crippa et Johan Faerber, Collateral
L'idée selon laquelle les écrans auraient produit une " société de l'image " constituant une menace pour le texte, ne se confirme pas sur le web : rares sont les sites qui relèvent intégralement de la création vidéo, photographique ou du dessin animé. Une majeure partie de la " matière " du web est textuelle. Mais celle-ci n'est plus travaillée et lue de la même manière que sur support papier - elle acquiert des qualités qui la rapprochent de l'image. Dans les calligrammes et les métaphores animés, dans l'animation syntaxique, dans les relations intersémiotiques entre le texte animé et l'image fixe, entre le texte fixe et l'image animée, c'est ainsi que se dessine la spécificité des Arts numériques par rapport aux Arts sur support papier, au cinéma et à la télévision. C'est d'un côté l'animation du texte par divers procédés de mise en mouvement, et d'un autre côté la dynamisation de l'écrit par le lien hypertexte, qui incitent un nombre grandissant d'artistes et d'internautes à s'engager dans des expériences de création et de lecture sur support numérique. Ces tendances commencent aujourd'hui à exercer une influence rétroactive sur toute la production graphique, sur l'art vidéo et le cinéma. Sont donc analysées dans ce livre des créations laissant pressentir la profonde transmutation de la matière textuelle dans les années à venir. Des typologies et grilles d'analyse développées à partir d'exemples aideront le lecteur à cerner avec précision l'action de l'hypertexte et de l'animation sur le texte numérique.
Musées et éditeurs d'art font aujourd'hui le pari de l'édition numérique. Dix-huit ans après l'essor (et le déclin) des CD-Roms culturels, leurs équipes e-publishing imaginent, conçoivent et produisent des déclinaisons numériques des catalogues d'exposition papier, appelés "e-albums" ou "catalogues d'exposition enrichis". Cet ouvrage propose un état inédit du livre d'art numérique en France. Il s'intéresse à toutes les étapes de la production, de la conception à la réception, au carrefour des dimensions esthétiques, économiques et technologiques. Il fait appel à différents domaines de la recherche en sciences de l'information et de la communication : l'analyse des politiques éditoriales et de médiation ; l'étude sémio-rhétorique des formes et figures visibles, lisibles et manipulables du texte et de l'image sur la surface de l'écran ; l'étude des pratiques de réception par les publics et la formation des usages ; et, enfin, la conception expérimentale et prototypale, afin de mieux saisir les enjeux multiples ouverts par un champ éditorial encore en construction.
Cet ouvrage est l'occasion d'une réflexion croisée de chercheurs et d'artistes de provenances très diversifiées, sur un domaine dont les productions brouillent les frontières entre les arts et les usages et échappent aux paradigmes conventionnels de l'analyse et de la critique. En effet, pétries de nombres et modelées par les programmes informatiques, les " e-formes " s'actualisent néanmoins par des mots, des images et des sons. Ainsi, le plus souvent à la frontière entre les objets artistiques mis en ligne sur le Web et les objets de communication conçus pour lui, elles se réapproprient les formes traditionnelles, les incorporent dans leur propre médium et composent entre programmations et pratiques interactives. Que l'on s'inquiète de leur fondement ludique, de leur légèreté inconséquente, de leurs faux-semblants, ou que l'on se réjouisse de leur sens parodique ou de leur génie poétique, il importe d'admettre que ces e-formes participent d'un paysage culturel encore flou que les textes ici réunis ont le mérite d'explorer et de commencer à clarifier.
Lors de la création et réception des oeuvres d'art et de littérature numériques, le système d'exploitation de l'ordinateur, les outils, le code de programmation, les réglages imposés et personnalisables de la machine... jouent un rôle essentiel. Certains de ces éléments sont investis de stratégies industrielles qui imposent de nouveaux standards. La nature éphémère des technologies numériques questionne directement la dimension esthétique. Comment artistes, auteurs et institutions se positionnent-ils face à l'obsolescence plus ou moins "programmée" ? Le troisième volume de la série E-formes s'interroge sur les frontières de l'oeuvre numérique, sur les éléments conceptuels et techniques qui cadrent son fonctionnement à l'écran, et sur les conséquences pour la création et la préservation.
Ce beau-livre présente un texte du pape François sur Notre-Dame et offre un voyage parmi les photographies "vue du ciel", rythmé par la méditation du pape François sur Marie, à laquelle la cathédrale est consacrée. Sa beauté prend sens, la puissance de l'édifice suscite l'unité des chrétiens et la figure maternelle inspire réconfort et générosité. Après l'incendie historique de Notre-Dame de Paris, le visage de la cathédrale ne sera plus jamais celui qu'elle arborait jusqu'au 16 avril 2019. La flèche, la toiture et des centaines d'oeuvres ont cessé pour toujours d'être objets de l'admiration que ces joyaux de l'architecture ont suscitée durant des siècles. Le magazine Le Pèlerin avait édité un hors-série présentant une centaine de photographies exclusives de Notre-Dame. Le travail photographique de Stéphane Compoint, réalisé à partir d'un ballon, avait permis de découvrir des perspectives et des oeuvres d'art inaccessibles. Aujourd'hui remises en scène, ces images "vues du ciel" permettent de conserver intact le souvenir des trésors qui n'ont pas résisté aux flammes, revivifiées par les textes d'une profonde portée spirituelle.
Du Cantique des cantiques à Jean Ferrat, en passant par Rainer Maria Rilke, Khalil Gibran ou Paul Eluard, un recueil de textes qui célèbrent l'amour et l'alliance dans le mariage. Futurs mariés, familles et proches trouveront l'inspiration au gré de cette sélection de textes qui traduisent la vie heureuse dans le mariage. Un petit livre pour célébrer son mariage, avec les mots des autres.
Pour le P. Raphaël Buyse, le secret du bonheur et d'une vie réussie tient dans l'accueil et l'écoute des gens simples qu'il a côtoyés tout au long de son ministère de prêtre. Son récit donne une saveur à l'Evangile révèle le visage d'un Dieu qui n'a cessé de le surprendre. Avec humour et tendresse, il tente de dessiner les traits du visage insaisissable d'un Dieu qui ne se laisse pas enfermé par les définitions qu'en donnent les hommes. Le témoignage de Raphaël Buyse montre qu'on ne peut se lier à Dieu qu'en liant sa vie propre à celles et ceux que le destin nous fait rencontrer.
Pour que l'intention de pardonner ne reste pas bloquée par les ressentiments et la mauvaise conscience, l'auteur propose un chemin réaliste qui tient compte de notre psychologie. Pardonner ce n'est pas oublier, excuser l'autre, faire une démonstration de sa supériorité morale ou renoncer à ses droits. Le pardon exige plutôt de faire un retour sur soi afin de se pardonner d'abord à soi-même. Un guide pratique sur l'art de pardonner, dénonçant d'abord les faux pardons puis traçant une démarche de pardon en douze étapes, chacune comportant des exercices pratiques. Il indique un vrai chemin humain et spirituel pour un pardon authentique.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?
Un document exceptionnel Le 6 août 1945, à 8 h 15 du matin, une gigantesque boule de feu est apparue 500 mètres au-dessus de la ville japonaise d'Hiroshima. Avec le bombardement nucléaire déclenché par les États-Unis, " le feu du plus atroce génie humain s'abattait sur une population d'enfants, de femmes, de vieillards et d'hommes innocents ", selon les mots de l'écrivain Bernard Clavel. Keiji Nakazawa habitait avec sa famille à un peu plus d'un kilomètre du centre-ville, dans un quartier où les maisons coexistaient encore avec les champs et les potagers. Keiji avait 6 ans. Il a échappé à la mort. Soixante-quinze ans après la tragédie, son témoignage, dans sa nudité même, est glaçant de vérité. L'auteur nous fait littéralement voir, à travers ses yeux d'enfant puis sa mémoire d'adulte, l'horreur qu'a vécue la population de cette ville martyre. L'apocalypse nucléaire à Hiroshima a tué, selon les sources, entre 140 000 et 200 000 personnes, le 6 août 1945 et dans les années qui suivirent. Cette édition comprend un texte de Bernard Clavel, " La Peur et la Honte ".
Comment une nation se relève-t-elle de ses propres crimes ? Enfant, Gitta Sereny assista au congrès de Nuremberg et fut témoin des persécutions antisémites. Journaliste, elle rencontra des enfants volés du Lebensborn, de jeunes Allemands affrontant les fautes de leurs parents et des personnalités comme Albert Speer, Leni Riefenstahl ou Kurt Waldheim... Soixante ans d'enquête journalistique et d'expériences personnelles - une somme d'une ampleur unique sur une génération qui commit ou accepta le pire.
Ancien élève de l'École normale supérieure, agrégé d'histoire et docteur des universités Paris I et TU Berlin, Johann Chapoutot est maître de conférences à l'université de Grenoble et membre de l'Institut universitaire de France.