CAIN, FIGURE DE LA MODERNITE. (CONRAD, UNAMUNO, HESSE, STEINBECK, BUTOR, TOURNIER).
LEONARD-ROQUES V
CHAMPION
73,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782745306760
Il est des noms et des figures emblématiques sur lesquels s'exerce l'imaginaire. Caïn, le fratricide, condamné à une errance perpétuelle, le civilisateur aussi, fondateur de la première cité, ne représenterait-il pas la face nocturne de l'homme? Exploitant la profonde équivocité et les ellipses de la Genèse, le XXe siècle fait du personnage biblique un champion des paradoxes de la modernité, à même de donner forme aux déchirements comme aux aspirations de notre condition. Le nouveau Caïn se révèle inséparable de la crise du sujet, de l'effondrement des certitudes et des fractures de l'Histoire. Ainsi la stricte bipartition qui, des siècles durant, avait opposé Caïn à Abel est-elle frappée d'hybridité, vouée à l'ouverture et à la mobilité. En outre, l'accent est mis désormais sur les richesses mêmes d'un récit fondateur tendu entre meurtre et création qui semble idéal pour figurer le travail du négatif. Homo faber d'un siècle désenchanté, Caïn l'inventeur peut épouser la crise de la raison. Mais il révèle surtout la fonction d'antidote dévolue à l'art par une modernité en quête d'unification de ses multiples fêlures. Figure tragique mais porteuse d'espoir, Caïn est donc placé au centre du processus dialectique de la création littéraire. Six réécritures du mythe donnent à lire l'acceptation de la fécondité des ambiguïtés, la reconnaissance de la part nocturne mais positive du moi.
Date de parution
01/06/2004
Poids
645g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782745306760
Titre
CAIN, FIGURE DE LA MODERNITE. (CONRAD, UNAMUNO, HESSE, STEINBECK, BUTOR, TOURNIER).
ISBN
2745306766
Auteur
LEONARD-ROQUES V
Editeur
CHAMPION
Largeur
150
Poids
645
Date de parution
20040601
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
A Caïn, chacun associe le premier meurtre commis au seuil de la Bible et la condamnation à l'errance qui vient châtier ce geste fratricide. Mais on ignore souvent que le criminel est aussi le fondateur de la civilisation, le père de la ville, des arts et des techniques. Sobre, elliptique et ambigu, le chapitre IV de la Genèse est inducteur d'interrogations et de rêveries : pourquoi Dieu agrée-t-il le sacrifice offert par Abel alors qu'il rejette celui de Caïn ? Pour quelle (s) raison(s) l'aîné des deux frères tue-t-il son cadet ? Quelle est la nature du signe que la divinité appose sur Caïn ? Pourquoi la civilisation procède-t-elle d'un fratricide ? Du Moyen Age à nos jours, les réécritures littéraires s'emparent donc de manière fructueuse des questions existentielles que pose le mythe de Caïn : la préférence arbitraire, l'envie, la nécessité de différenciation, la culpabilité innocente, le lien entre mort et civilisation. Méditant sur la part nocturne mais féconde du moi, la littérature dissèque les rivalités, sonde les responsabilités, en appelle à la responsabilisation comme gage d'une véritable fraternité et d'une création authentique.
D'Eschyle à Christa Wolf, la figure de Cassandre représente le modèle du témoin dont la parole est inaudible. On ne la croit pas plus sur ce qu'elle prédit que sur ce qu'elle a vu de ses yeux. C'est dire combien elle est devenue d'actualité à une époque où les grandes catastrophes et ceux qui en témoignent ont acquis une place importante, sinon cruciale, dans la culture occidentale. Pourtant, il n'en a pas toujours été ainsi et c'est bien également là une caractéristique de la place testimoniale qu'elle occupe : ceux qui annoncent des vérités insupportables aux normes de la communication sont mis à l'écart, ceux qui exposent ce que, par convention, l'on se cache ou que l'on ne peut pas voir sont mal considérés. Convoquant les meilleurs spécialistes de la question, ce recueil propose un parcours encore inédit des oeuvres dans lesquelles Cassandre apparaît sous la forme de la visionnaire ou du dernier témoin. Ainsi, au fil des siècles et dans différentes aires linguistiques, l'on peut se rendre compte qu'elle acquiert une importance croissante jusqu'à devenir une figure mythique à part entière, représentante des sans paroles et des réprouvés. A travers les réinvestissements dont elle fait l'objet, Cassandre est ainsi élevée à hauteur d'autres grandes figures féminines exemplaires telles qu'Antigone ou Médée.
Des Lumières à l'aube de la Grande Guerre, comment s'exprime l'amitié dans les correspondances privées en France et en Angleterre, voire entre ressortissants de ces deux puissances européennes ? Comment les lettres traduisent-elles les possibles évolutions de cette relation affective en une période de profondes mutations où se reconfigurent les modèles de sociabilité ? Cet ouvrage se propose d'éclairer l'amitié à la lumière de la forme de sociabilité codifiée, mais flexible, que constitue l'échange épistolaire. Il s'intéresse à différents types d'amitiés épistolaires à l'ère où, en France comme au Royaume-Uni, la valorisation de la vie privée s'accompagne d'une conscience nouvelle de l'individu. Aux XVIIIe et XIXe siècles, la correspondance amicale est en effet une des pratiques privilégiées de l'intime. Mais, chargée de suppléer à l'absence et d'inscrire la relation dans la durée, la lettre constitue le support fragile d'une amitié jamais acquise. En cette période de multiples bouleversements sociohistoriques, les correspondances peuvent toutefois avoir raison des mobilités individuelles, des idéologies, des tensions et des frontières. Avant que ne s'imposent d'autres modes de communication, elles constituent un matériau privilégié pour appréhender une relation interpersonnelle élective susceptible de se muer en sentiment amoureux, de s'épuiser, voire de se retourner en inimitié.
Comment le fils prodigue s'est-il embarqué dans un siècle résolument athée ? Pourquoi les écrivains contemporains ont-ils adopté l'enfant qui désobéit puis revient pleurer dans les bras de son père ? Drôle de modèle pour une époque qui prône la liberté individuelle et voue la famille aux gémonies. Or le voici qui s'invite dans la littérature, la peinture, le théâtre, la musique, le cinéma et même.